mardi 21 octobre 2014

La vie en court




Il y a un mois, je suis passée au court. Et du coup, c'est un peu comme si j'étais aussi passée à une nouvelle vie. Il faut dire que :

Court = la fin de l’anonymat capillaire Avec une coupe courte, c’est comme si le monde prenait  conscience que vous aviez des cheveux. De ma mère à ma concierge en passant par mon opticien, on n’arrête pas de me parler de mon court (en général pour pour me dire que j’ai bien fait). Mais sans mèches derrière lesquelles se cacher, il faut aussi apprendre à faire avec ceux qui regrettent votre ancienne coupe. Comme... mon mari.

Court = cool Lorsqu’on passe enfin au court – et qu’on y passe pour les bonnes raisons, parce que ça vient des tripes, d’un désir profond – il se passe un truc assez puissant. On se sent très, très, très cool. Cool limite Catwoman et superpouvoirs. C’est peut-être l’adrénaline d’avoir surmonté sa peur des ciseaux. C’est peut-être la sensation d’avoir dit merde aux clichés sur les cheveux courts, qui seraient, au choix, trop masculins, trop durs à porter, trop compliqués à laisser repousser en cas de regrets, etc. C’est peut-être votre fils qui vous surnomme « Jolie Maman » depuis que vous avez tout coupé. Bref, soudain, vous n’en avez plus rien à cirer de l’opinion des autres (sauf peut-être de votre fils... 3615 Dolto j’écoute ?), sur vos cheveux, sur vous, sur ce que vous devriez faire ou ne pas faire. Soudain vous êtes libre, vous êtes de la confrérie des filles cool à cheveux courts (Robin Wright, Jean Seberg, la Gwyneth 90s à cols roulés) et vous vous sentez prête à kung-fuiser quiconque ne vous trouverait pas cool. Et pour moi, la fille qui ne s’est jamais, jamais, jamais sentie cool de toute sa vie, je vous jure que c’est une sensation… euh, eh bien, très cool.

Court = féminin Je trouve très intéressant qu’on associe automatiquement cheveux longs et féminité. Pour ma part, mes cheveux longs ne m’ont jamais fait me sentir spécialement féminine. Agacée ou frustrée parce que je n’arrivais jamais à en faire ce que je voulais et  qu’ils finissaient la plupart du temps attachés, oui. Mais féminine, pas plus que ça. Mais en court, j’ai l’impression d’avoir gagné en singularité, je me sens moins ado attardée abonnée à une éternelle queue-de-cheval. Je me sens moins imprécise, plus nette et, oui, féminine, sans que cette sensation repose sur un archétype de cheveux longs/décolleté/talons. Parce que, non, je n’ai pas renoncé à mes jeans, mes Stan Smith, mes t-shirts Petit Bateau à col rond bien haut. C’est encore un autre cliché, qu’avec du court il faudrait s’habiller plus « fille », se maquiller davantage, comme s’il fallait compenser le court. Moi je dis, en court, il n’y a rien à compenser, il y a juste à être soi, encore plus qu’avant.

Court = épis C’est la grande révélation de la coupe courte : l’implantation capillaire est un truc qui ne se maîtrise pas. Une réalité que l’on ignore très facilement en cas de cheveux longs (un élastique, une queue de cheval, et hop, plus d’épi). Mais qui vous revient en pleine figure avec votre pixie cut. Donc, certains matins, j’ai un épi. Voire des tonnes d’épis et je suis prise d’une crise de fou rire devant la glace. Mais ce n’est pas un problème car…

Court = zéro « bad hair days » En cas d'épis, je ne me prends pas la tête (le jeu de mot nul que j'attends de faire depuis le début de ce post), je me lave juste les cheveux. Parce que c'est ça aussi la vie en court : le lâcher prise capillaire. Comme un shampoing prend 1 minute, se sécher les cheveux moins de 5 et le coiffage quelques secondes, ce n'est plus vraiment un drame de devoir se laver la tête. Voire, même, ça devient un plaisir total.

Since I've gone short, I've learned a few things. Like, that you shouldn't be afraid to go short because actually a lot more people will like it than not. That maybe your husband won't be as much on board as you expected but that will be okay because going short makes you feel very, very, very cool and confident all of sudden. That short is actually super feminine, no matter what all those clichés might say. That this is the best way to finally realize your my fantasy of going all 90s Gwyneth and get a fantastic excuse to have a closet only filled with turtlenecks. That, okay, you WILL, no matter what careful way you place your  head on your pillow, get cowlicks. But that it's no sweat, because a pixie cut takes actually five minutes to shampoo, blow dry and style. So there. 

J.A.C.

lundi 20 octobre 2014

Ma pensée du lundi...


... C'est que ces petites phrases péremptoires sur le style m'amusent toujours beaucoup. Il y en a plein sur le Twitter de la marque J. Crew, nommé (en toute modestie) J. Crew Truths !

L.G.

lundi 13 octobre 2014

Ma pensée du lundi...



Au quotidien, on a finalement besoin de transporter très peu avec soi. J'aime bien la solution de ma belle-soeur Delphine : un porte-cartes détourné en portefeuille, ne contenant que le minimum (carte de paiement, passe de transport, quelques billets...) et facile à glisser dans une poche de jean.

Liking my my sister-in-law Delphine's super light wallet, actually a card carrier which holds only the minimum (paying card, metro pass, bills) and fits easily into a jeans pocket.

J.A.C.


vendredi 10 octobre 2014

Essentiels : tweed + denim



Cela faisait des années que je rêvais d'un manteau en tweed qui ne soit ni trop rigide, ni trop masculin, ni trop "gentleman farmer". Alors quand je suis tombée sur ce modèle en Harris Tweed à la coupe légèrement arrondie, avec son col qui peut se relever joliment, je n'ai pas  hésité (... après trois essayages en boutique et un mois de réflexion !). Et il va parfaitement compléter un autre essentiel de l'automne, mon jean brut.

My dream of the perfect, not too stiff, Harris tweed coat has come to life. It will be my go-to outerwear to wear with my raw denim this fall.

J.A.C.

mercredi 8 octobre 2014

Inspiration : Rachel Green







Ces dernières semaines, j'ai entrepris de revoir toutes les saisons de Friends. Avec mes cheveux courts m'est venue une envie d'armoire ultra-sobre et nineties, et me voilà désormais obsédée par la garde-robe de Rachel Green/Jennifer Aniston. (Au passage, j'ai toujours eu  un faible pour Jennifer Aniston, son côté "petite robe noire et shorts en jean", ça fait des années qu'elle s'en tient au même style, et je trouve ça très sympathique). Dans les premières saisons, elle est divinement basique : des t-shirts blancs Gap, des 501, avec à l'occasion un petit pull noir col V ou col roulé. Parfait et discret, très "born in the USA". Et puis au fil des saisons, l'allure de Rachel se sophistique, avec l'arrivée de chemises, pantalons et robes aux accents classiques, mais somme toute, tout ça reste décontracté, les chemises sont portées retroussées aux  manches, le tailleur-pantalon est porté avec un t-shirt et non un chemisier crispé, et puis le denim et toujours là, tout le temps. Bref, le résumé de mon armoire idéale pour cet hiver.

For the past few weeks I've been obsessively rewatching every season of Friends. With my new short hair came a craving for a super streamlined 90s inspired wardrobe and all I can think of is how inspiring RachelGreen/Jennifer Aniston's wardrobe is. In the first few seasons, it starts quite casual, mainly The Gap white tees and 501 Levis- with the occasional perfectly simple black V neck or turtleneck thrown in. No fuss no muss all-American perfection. As the season passes, the wardrobe gets a bit more refined, with crisp button-downs, classic pants and shift dresses added to the mix, but there's always an element of casualness that remains, the sleeves of the shirt rolled up, a pantsuit worn with a soft white tee instead of a stiff shirt, denim worn at every occasion. Absolutely how I want to dress this fall/winter.

J.A.C.


lundi 6 octobre 2014

La citation du lundi

Source : The Guardian

"La chemise blanche, c'est un peu mon uniforme, parce qu'elle est tellement passe-partout. J'ai des amis qui me demandent comment je peux bien travailler dans la mode alors que je porte la même chose depuis 25 ans. J'essaie de leur expliquer le concept des petits détails qui font la différence." 

"A white shirt is kind of my uniform, because it always feels right. I have friends who ask how it can be possible that I work in fashion, when I’ve worn the same thing for 25 years. I try to explain about nuances."

Rebekka Bay, ex-COS et désormais creative director chez Gap

vendredi 3 octobre 2014

Essentiels : Soins




Et voilà ma nouvelle routine soin, matin & soir : 1. lotion micellaire (Avène), 2. eau thermale (n'importe laquelle, celle de La Roche Posay me va bien), 3. crème pour peaux intolérantes (Avène). C’est approuvé par ma dermato, qu’après deux ans à vivre avec une peau ultra-réactive, j’ai enfin eu l’idée de consulter (c’est tellement simple qu’évidemment je n’y avais pas pensé avant). Son verdict, après récit de mes essais millefeuille et autres produits « miracles » : « On ARRÊTE tout. Avec votre peau il faut faire BA-SI-QUE. Less is more, vous connaissez ? » Très drôle de me voir ainsi rappelée à l’essentiel. Le plus marrant de l’affaire étant qu’après un mois de ce régime, ma peau ne s’est jamais aussi bien portée, alors que je crois n’avoir jamais appliqué une routine aussi simple et accessible…

After a trip to my derm, who was amused if not horrified by my two years of trying to battle my supersensitive skin condition with myriads of miracle products and routines, this is what she ordered (day & night): gentle cleansing with micellar lotion (Avène), a mist of thermal water and some super basic cream (the hypersensitive one from Avène). I've been forbidden to go back to my crazy ways and so far, so good, this super simple approach seems to work wonders.

J.A.C.


mercredi 1 octobre 2014

Court




Ca y est, j’ai tout coupé ! J'y pensais depuis des mois, et après une séance de Sils Maria passée à être hypnotisée par la petite tête de Juliette Binoche, j'ai senti qu'il était temps de passer à l'acte. Avec cette coupe, le quotidien semble plus léger et facile (en particulier dans la salle de bain). Tout semble gagner en netteté, y compris mon armoire que j’ai soudain envie de voir plus sophistiquée…

I did it! I chopped it all of. And boy does everyday life feels lighter. Washing and caring for my hair is  now a matter of minutes. And everything, incidentally, seems clearer, including my wardrobe that I suddenly want to steer in a more sophisticated direction...

J.A.C.

mardi 30 septembre 2014

3 petits films (et les jolies tenues qui vont avec)

Je ne vois pas de très bons films dans ma nouvelle vie à Los Angeles, ville dans laquelle les écrans sont nettement plus monopolisés par des superproductions de plus en plus indigentes et des films indés qui finissent par tous se ressembler que par les vrais films d’auteur de France, d’Europe, d’Asie ou du Moyen-Orient auxquels j’étais habituée à Paris. Mais j’apprends à faire contre mauvaise fortune bon cœur, et à apprécier du mieux que je peux ce que je j’y trouve. C’est comme ça que j’ai pu apprécier…




La coupe courte edgy de Jessica Chastain (belle à tomber) dans le drame The Disappearance of Eleanor Rigby et ses looks de New York girl estivaux et très pointus (combishort, bermuda, robe-chemise).




Le rétro sixties (chouette, l’œil de biche) d’Olivia Wilde dans la rom’ com’ The Longest Week, marquée par des influences de Whit Stillman, de Wes Anderson et de la french Nouvelle Vague.  





La myriade de silhouettes boyish et de petites robettes d’été de Keira Knightley dans Begin Again (sorti en France sous le titre très créatif de New York Melody), un pur fashion movie.


L.G.

lundi 29 septembre 2014

La citation du lundi

Source


Source

« Dans ma penderie, il y a autant de pièces masculines que féminines et je préfère être en smoking qu’en jolie robe. »

Cate Blanchett

vendredi 26 septembre 2014

Hello from L.A : le Max Factor Building




C’est là, juste à côté d’Hollywood Boulevard, à deux pas du Grauman’s Chinese Theater, que Max Factor a inventé le fond de teint qui sublimait les stars en Technicolor et aidé rien moins que Marilyn, Joan Crawford, Rita Hayworth ou Lucille Ball à trouver leur « signature style » via le maquillage, la couleur et la coupe qui les rendraient immortelles. C’est là aussi qu’il soumettait les actrices à son terrifiant calibreur de beauté, un casque tout en tiges de métal censé calculer les imperfections du visage, afin de pouvoir les corriger à coups de poudres et pinceaux ! 

Aujourd’hui, le bâtiment gris scintillant est devenu un musée dans lequel a été préservée la disposition de son Make-up Studio, avec ses salons pour les Blondes, les Red Heads ou les Brunettes, remplis de memorabilia et de pots et autres tubes aussi jolis et précieux qu’émouvants. Je ne dis pas que je voudrais absolument de me tartiner de cet épais Pan Cake ou de m’allonger les cils avec ces boîtiers dans lesquels il fallait cracher, mais ça me fait quand même un peu rêver.

L.G.

mardi 23 septembre 2014

Ce que je porte réellement de ma capsule wardrobe américaine



Je suis venue avec deux valises, j’aurais pu venir avec un baluchon. Car je dois porter à peine le tiers de ma capsule wardrobe (qui représente environ la moitié de tout ce que je possédais). Mais ça aurait été me séparer de plein de vêtements que j’adore. Et puis, la météo va changer, la canicule va s’arrêter (un jour) ! 

Car pour l’heure, depuis mon arrivée, on peut dire que je mets : mes deux jupes amples taille-basse qui m’arrivent à mi-mollet ; mes trois ou quatre robes les moins serrées et les plus aérées ; mes quelques t-shirts et débardeurs les plus fins ; un pull qui me sert uniquement pour aller au ciné ; mon cabas en tissu qui est tout défraîchi à force de trainer partout. Et c’est tout. C’est ce que j’ai de plus confortable en cas de chaleur extrême, et de moins contraignant en termes d’entretien (= tout peut passer au lavage le soir, même le sac).

La liste de ce que je ne porte pas est nettement plus longue : les t-shirts qui ne sont pas ultra fins et ultra loose ; tout ce qui est marinières et chemisiers à manches longues ; les pulls, les (nombreux) gilets ; le trench, les vestes, le manteau ; les robes qui nécessitent un fond de robe ; les robes en soie ; toute robe qui ne ressemble pas à une tente, en fait ; les jupes qui doivent se laver au pressing ; les jeans et les pantalons ; les shorts, mais ça, c’est juste parce que ça n’est pas mon truc en dehors des vacances ; et même mes sacs en cuir, car, détail glamour, je transpire trop dessus ;) 

Mais je serai ravie dans quelques mois de trouver tout ça à ma disposition et pas encore étrenné ici ! Même si j’ai tout de même bien conscience, en voyant ce avec quoi j’arrive à vivre quand je suis trop amorphe pour penser à mon style, que j’ai emporté plus qu’il ne me fallait.

L.G.

vendredi 19 septembre 2014

Comment j’ai ré-organisé ma capsule wardrobe dans mon nouveau home


Toute stressée de la garde-robe le sait : même la plus parfaite et la mieux pensée ne vaut rien si elle n’est pas correctement ordonnée ! 

Pour venir m’installer à Los Angeles, j’avais minutieusement mûri ma capsule wardrobe en France, mais il restait une inconnue de taille : qu’allais-je trouver dans ma nouvelle maison en termes de placards, de tiroirs, de penderies ? Dans mon appartement parisien, j’avais investi pas mal de temps et d’argent pour être impeccablement organisée, avec des cintres en bois identiques, des collections de boîtes Muji pour séparer les foulards, les ceintures… Ici, sachant que je ne suis dans cette maison que pour un an, je savais que je ne voulais pas dépenser d’argent. 

Récit de ma ré-organisation.

• Première constatation : l’espace ne manque pas quand on s’installe dans ce vaste pays qu’est les Etats-Unis (hormis à New York). A L.A, je me retrouve avec cinq fois plus de placards qu’à Paris. Parmi eux, deux grands dressings, un que je réserve aux enfants, et un…

• Ah ben zut, j’allais dire « un pour moi », mais mon homme a déjà pris possession des lieux, ses vêtements, pourtant moins nombreux que les miens, monopolisant les étagères. Il ne m’a laissé que les tringles, le bougre. Deux possibilités : hurler en étant indignée ; ou alors, profiter de ce que lui déteste ce qui n’est pas en piles, et de ce que moi, j’ai toujours rêvé de ranger mes affaires sur des cintres – toutes mes affaires, pas uniquement les manteaux et les robes. J’aime bien cette idée que ma garde-robe soit présentée comme dans une boutique, ça me fascine.

• D’accord, mais quid des cintres ? Traitez-moi d’hystérique si ça vous fait plaisir, mais pour moi, un placard dans lequel les cintres ne sont pas assortis, c’est inimaginable ;) Or, ça coûte cher, ces bébêtes. Les propriétaires ont laissé d’énormes paquets de cintres récupérés ici et là, certains sont en plastique, il y en a trois-quatre en bois, et une tonne en fil de fer, récupérés du pressing, avec encore dessus le papier « We Love Our Customers » ! Je prends le temps de mettre de l’ordre dans tout ça et je réussis à en réunir des couleur cuivre pour mes filles et des blancs pour moi.

• Le dressing est divisé en plusieurs tringles, donc j’en réserve une aux robes et aux pantalons, une autre aux gilets et aux manteaux… 

• Et pour la première fois de ma vie, je peux présenter les pulls et les chemises sur des cintres, youpi youpi ya ! Au-delà du plaisir de me comporter face à mon dressing comme dans un magasin (vous savez, on fait glisser sa main le long des vêtements, ou on attrape un cintre avec un geste ample – on joue à la marchande !), il y a la pure logique de ne plus voir mes chemisiers en soie se retrouver au bas d’une pile et en ressortir tout fripé. 

• Je suis à court de cintres pour les t-shirts et les débardeurs, donc je les range en piles. Mais je ne désespère pas un jour de pouvoir les suspendre.

• J’accroche aussi mes quelques sacs à main à des cintres, ça évite qu’ils ne s’écrasent les uns sur les autres.

• Pour les petites choses… j’ai de la chance : il y a un meuble à tiroirs d’aspect un peu vieillot mais super pratique juste en face du dressing, ça me permet d’ordonner avec soin sous-vêtements, pyjamas, maillots de bain et accessoires.

• En ce qui concerne les chaussures, il y a un placard dédié juste devant la porte de l’entrée, j’y range les paires qui me servent régulièrement au quotidien. Mes trois-quatre paires plus exceptionnelles, je les consigne par terre dans le dressing.

Conclusion : ma garde-robe américaine est pratique, claire, ordonnée, rien n’y est compressé ni caché (vive le choix de vêtements plus réduit qu’à Paris !). Dans mes fantasmes, j’aurais bien rendu le truc un peu plus esthétique, façon jolie boutique, avec les sacs un peu plus joliment exposés, les chaussures en touche déco, mais avec le capharnaüm de mon homme, qui laisse crouler ses piles de chemises sans frémir d’un sourcil, c’est tout bonnement impossible. 

L.G.







mercredi 17 septembre 2014

L’art de faire sa valise… selon le guide Louis Vuitton




J’ai trouvé ça à la fin du Louis Vuitton City Guide sur Los Angeles, qui ne me quitte pas (les adresses de pâtisseries et salons de thé ne m’y ont jamais déçue !). Et je crois que la technique fonctionne aussi bien avec des vêtements moins griffés ;)


L.G. 




mardi 16 septembre 2014

L’irrésistible efficacité (parfois) de l’achat-panique…


Jeanne-Aurore a une expression qu’elle utilise très souvent : l’achat-panique. Le genre de situation où l’on sait que l’on a besoin d’un vêtement (pour combler un manque dans l’armoire, pour une occasion particulière) et où l’on part bille en tête avec la ferme idée de devoir le trouver, plutôt que de le laisser venir à nous par surprise. 

Elle déteste ça, Jeanne-Aurore, l’achat-panique. Je dirais même qu’elle le redoute. Moi aussi un peu, du coup, par contagion, par solidarité féminine ;) Or, je me suis retrouvée cet été dans une situation d’achat plus que panique à bord, puisque j’avais cinq minutes top chrono pour dégoter un pull avant ma séance de ciné (impossible pour une frenchie, je vous le dis, de survivre à l’air frigorifié des cinémas angelinos). J’étais au Grove, un mall à ciel ouvert que les Américains trouvent très européen, parce qu’on peut y quitter sa voiture pour marcher à l’air libre (youpi !), même si un véritable Européen se sent plutôt dans la Main Street de Disneyland… Bref : j’ai foncé chez J. Crew et j’ai attrapé ce pull (en photo) après un tour express. Il semblait chaud, enveloppant, un peu tente… Pile ce qu’il me fallait ! J’avoue que je ne l’aurais jamais acheté en temps normal, parce qu’il n’est pas du tout mon style a priori, avec son côté dégoulinant plus long derrière que devant, son casual limite no-look à la Jennifer Aniston. Et pourtant… Il m’a accompagnée lors de tout mon périple à remonter vers le nord (où il fait nettement plus frais qu’à L.A), s’intégrant parfaitement à ma garde-robe existante, recouvrant classement mes jupons flous ou mes mini capris. 

Conclusion : l’un de mes meilleurs achats de l’année est un achat-panique. Et si je devais finalement shopper plus souvent dans l’urgence ? Dans ces moments, on n’a que l’utilité en tête, on vise l’efficacité. Et on n’a pas le temps d’écouter le petit démon qui serine qu’on n’en a pas besoin maintenant mais que c’est tellement joli et qu’il y a 20% de réduction.

L.G.

lundi 15 septembre 2014

La citation du lundi



« J’avais l’air cool. Cette chemise blanche… C’était un look différent pour moi. »

Julia Roberts à propos du film Closer dans le magazine Elle, en réponse à la question « Dans quel film vous trouvez-vous la plus belle ? »


vendredi 12 septembre 2014

Est-ce que les gens sont bien lookés à L.A ???

L.A dans le Vogue français / Source

Est-ce que les gens sont bien lookés à L.A ? C’est la question existentielle que je ruminais ce matin devant mes céréales. Pendant des années, vu de France et des magazines, j’ai eu l’impression qu’il n’y avait dans les rues que des Kirsten Dunst, des Rachel Bilson, des Jessica Alba, des Kate Bosworth, des Olivia Palermo – des filles qui ont toujours le détail qui tue. Alors qu’en vivant là, ce qui me frappe, c’est au contraire… l’absence de détail. Explication :

• Je suis arrivée en juillet, et pratiquement tous les jours, les températures ont été caniculaires (d’ailleurs, voilà encore qu’ils annoncent jusqu’à 37 degrés ce week-end). Ce qui signifie que, concrètement, la chaleur écrase tout : le moindre élément de style, ceinture, collier, chapeau, est perçu comme ajoutant du poids, songer à upgrader l’allure avec une veste ou s’amuser avec les superpositions tient de l’aberration. D’où l’uniforme made in L.A : short en jean + tongs + t-shirt. Vu d’ailleurs, cela peut sembler frais et décalé, mais ici, c’est un peu le slim-bottines français : facile, cool, mais quand même vu et revu. Les détails qui font la différence, c’est peut-être sur les filles paparazziées qu’on les voit, plus rarement sur le commun des mortelles.

• Du coup, on devient vite paresseux en termes de style, et on se laisse aller au zéro brainstorming. Puisqu’en plus tout va à la lessive le soir-même, autant attraper le matin ce qu’on a nettoyé dans la nuit… Mon uniforme à moi, qui ne suis pas très très shorts, c’est une grande jupe qui m’arrive à mi-mollet avec un t-shirt tout fin, ou bien une robe qui ne moule pas, ne pince pas, n’accroche pas, ne serre pas. Less is more and easy is even better !

• Il y a quand même une catégorie qui fait des efforts : les hipsters ! Mais eux vivent dans un monde parallèle, avec leur barbe qui tient chaud rien qu’à la regarder, et ils n’ont pas réellement d’équivalent féminin ;)

• Il y a aussi le cas du vendredi soir et du samedi soir où là, comme on a été casual toute la semaine, on se lâche et où on devient très (trop) extrême : plus rien n’est mou, plus rien n’est flou, tout est court et comprimant et perché sur des talons démesurés. Une certaine idée du chic à l’américaine…

• Evidemment, le style de L.A n’est pas à 100% homogène, mais ça, c’est le propre de toutes les grandes villes, Paris, New York ou ailleurs. La silhouette n’est pas la même sur Rodeo Drive, où tu ne quittes ta voiture que pour t’engouffrer dans une boutique climatisée, que dans le très branché Silver Lake où tu te balades plus volontiers en vélo.

• Mais hormis toutes ces petites parenthèses, le style angelino tel qu’il m’apparaît reste extrêmement casual et low-key. Et j’y vois aussi l’expression d’un tempérament qui me plaît chez nos amis américains : une absence de snobisme, de jugement, une certaine bienveillance. En bonne Française, j’appréhendais énormément l’entrée de ma fille aînée dans une 6ème américaine, je l’imaginais propulsée dans l’univers de Mean Girls, raillée pour son goût de coquette en jupettes et sandalettes, alors que pas du tout, elle a été immédiatement accueillie par des filles en baskets, qui clairement n’en ont rien à fiche de son look. Cela sera peut-être une autre histoire dans trois ans, n’empêche, dans une ville où cela ne choque pas d’aller au supermarché en pyjama, ou de passer le week-end à bruncher en tenue de fitness… je n’inquiète pas (ou plus !).   

Question : que deviendra la silhouette locale dans quelques semaines, quelques mois ? Quand on sera entrés dans « l’hiver » (20-25 degrés la journée ;)) ? Peut-être que là, les vitrines super stylées que l’on aperçoit dès à présent, celles de J. Crew par exemple, dont j’adore les mannequins habillés de chemises Oxford dépassant d’un pull de marin avec un carrot pant ou une jupe portefeuille, auront enfin un sens. Que toutes les filles assommées par la chaleur du moment tiendront leur revanche. Ou peut-être, au contraire, que l’indolence vestimentaire, qui a quand même du bon (c’est extrêmement reposant ;)), fera force d’habitude… A suivre !

L.G. 

Hello from L.A : rétro and co


Grace Kelly et Cary Grant sur l’écran du Hollywood Bowl, l’élégance au zénith /
 Humphrey Bogart et Ingrid Bergman chic-issimes, tous les jours dans mon assiette / Ici, même les parkings cultivent le glamour… / 
Cette photo de moi et mes filles a les couleurs de Funny Face, j'adore !



Les messages rigolos-décalés pullulent dans la ville / Inimitable, le collier de pâtes offert par ma fille / 
Des aimants fabriqués en attendant le film Little Darlings (délice eighties) / Trop chic, le coussin en jean de l’hôtel Farmer’s Daughter



Le « September Issue » de Vogue, un pavé de 856 pages de pubs / Cette ville a décidément le sens de l’artistique… / 
Jessica Lange, sublime égérie de la nouvelle campagne Marc Jacobs

L.G.