mardi 15 avril 2014

When you're smiling the whole world smiles with you





Vous l'aurez remarqué, nous faisons un petit break jusqu'à la semaine prochaine, le temps de manger notre poids en oeufs de Pâques.

En attendant, nous vous laissons en compagnie de noir et blanc nineties et de Lauryn (ce sourire...).

N'oubliez pas de sourire, portez-vous bien.

We're on a little Easter chocolate binge eating hiatus. We'll back next week. In the meantime, enjoy some nineties b&w goodness and Lauryn (that smile...). Don't forget to smile and have a good one.

Jeanne-Aurore & Laure


lundi 14 avril 2014

La citation du lundi


"Je ne suis pas quelqu'un qui a besoin d'avoir beaucoup d'affaires. En général, j'achète des jeans et t-shirts faciles à vivre, en revanche j'aime investir dans quelques beaux accessoires."

"I'm not a person who needs to have a lot of stuff. I usually buy easy-to-wear jeans and T-shirts, but I do like to invest in a few accessories."

Kelly Rutherford


vendredi 4 avril 2014

Club sandwich


Kate Moss pour "The Face" par Corinne Day (1990)

Un peu d’inspiration pour votre armoire essentielle.

• Sur Remodelista « 7 Tips For Making Mindful Shopping » (en anglais) : 7 conseils pour des achats (un peu) moins impulsifs.

• Toujours sur Remodelista « Closet Cleanout: The Only 10 Pieces Of Closing You Need » (en anglais) : une expérience de capsule wardrobe photos à l'appui.

• En parlant de capsule wardrobe, 100 Objets détaille les cent pièces de sa garde-robe et son principe de rotation saisonnière.

  Sur FashionMag, un article qui explore le coût humain et environnemental de la maroquinerie pas chère. 

• Et sur Quartz, « The case for fewer - but better -clothes » (en anglais) appelle à repenser notre manière de consommer : moins de vêtements, mais de plus belle qualité. Un chiffre frappant : des années 1900 à 1950, les consommateurs américains consacraient 12 à 14% de leur revenu annuel pour leur garde-robe. Aujourd'hui ce chiffre est tombé à 3%... mais la taille des placards a explosé.

• Balibulle a passé 331 jours sans rien acheter chez Zara et conseille d’écouter « la flemme de passer à la caisse » et de s’écouter tout court.


• Sans rapport mais le dernier Lily Allen, découvert via la saison 3 de « Girls », est addictif.


Inspiration from around the web to help build your essential wardrobe. Plus that new song from Lily Allen that, I swear, you will have on repeat all spring long.

J.A.C.


mercredi 2 avril 2014

L'essentiel : le t-shirt noir

Ali McGraw. Plus simple et sublime, tu meurs, non ?

Dans un coin de ma tête, il y a ce fantasme. Une valise qui me servirait d'armoire. Quelques jeans, des t-shirts noirs, blancs, gris. Une robe chemisier. Un beau pantalon. Une chemise blanche. Un sweat gris. Et c'est tout. Une armoire-fantasme, celle sans doute que j'essaye d'atteindre avec mon fameux projet 2.0., mais celle aussi d'un moi nomade, vivant avec sa valise au bord de la plage, s'habillant et vivant de presque rien. Un moi qui serait Catherine Deneuve dans "Le sauvage", en somme. Le t-shirt, en tout cas, m'évoque ça. La liberté du peu. L'ultime sophistication de la simplicité. Ce côté un trou pour la tête, deux trous pour les bras, et hop, ta-dah, le vêtement peut-être le plus porté au monde. Anonyme et sublime. 

Le t-shirt blanc, le parfait, l'idéal, c'est mon Graal et je n'ai pas encore trouvé le modèle de mes rêves. Plus jeune, c'était le Petit Bateau, mais sa coupe près du corps me correspond moins aujourd'hui, même si je continue à trouver que c'est un de ces grands classiques insurpassables. En revanche, je possède un t-shirt noir que je qualifierais, en toute modestie, de génial. La matière est un peu fine, l'encolure décolleté mais pas trop, la coupe floue mais avec de la tenue. Il vient de chez Acne, je le porte avec tout, des jeans, un pantalon noir pour faire habillé, sur un maillot de bain l'été. Il est tellement génial que malgré tous les lavages il est resté bien noir. Je regrette juste de ne pas en avoir acheté cinq exemplaires, car il a été depuis arrêté par la marque. Je me lamente déjà à la pensée qu'un jour je puisse le perdre ou qu'il puisse se disloquer à force d'usage.

In  praise of the simple sophistication of the black t-shirt.


J.A.C.


mardi 1 avril 2014

Au fait, est-ce que j’aime toujours le skinny ?

Photo Harper’s Bazaar via ce site


Il y a un an au même moment, je ne me posais pas la question, je traçais ma route tous les jours dans mon skinny et mes boots avec l’assurance d’une guerrière du bitume. Mais depuis, il s’est passé…

- L’impression que le skinny est devenu l’uniforme de l’ado de base qui, masculin ou féminin, le porte systématiquement ventouseux et trop bas sur les hanches. D’où le sentiment de contempler de jeunes cuissots et de juvéniles bourrelets à longueur de journée.

- Le jegging, qui a fait que le skinny original à la APC ne ressemble plus à grand chose.

- Mais aussi l’inconfort du véritable skinny APC, qui donne l’impression de porter du carton.

- La désagréable sensation d’avoir la circulation les jambes coupées et de menacer d’exploser les coutures dans des skinny dont les vendeurs m’assuraient pourtant qu’ils étaient à ma taille, voire même que je devrais les prendre une taille en dessous. Souffrir pour mon style… bof bof.

- Jeanne-Aurore, qui m’a sorti par mail l’expression de « jean moulasse ». Cet adjectif, ça m’a un peu tué le skinny ;)

- Mes jupes + mes collants opaques + mes Creepers. Who needs skinny ?!

- Le fait de vouloir en mettre un l’autre jour, alors que je n’en avais plus porté depuis longtemps. Je me suis regardée dans la glace et j’ai eu l’impression d’être en collants. Mais sans jupe. Je n’assumais plus du tout d’exhiber mes jambes, mes cuisses, mes fesses, mon entrejambe à ce point.

Du coup, je me suis rabattue sur les slims les plus softs de mon armoire, moins moulants (moins moulasses !), dans des denims plus proches de la toile brute traditionnelle. Je me sens moins indécente, plus confortable, même s’il y a une chose que je regrette : l’élégance innée qu’apporte, porté avec des talons, un skinny bien coupé et de bonne qualité. 

One year ago I lived in a skinny jeans and boots combo, very sure of myself. Today… do I still like skinny jeans? Since teenagers seem to wear them everywhere, tighter and tighter, lower and lower, since the jegging killed the original APC, while the original APC revealed itself so painful to wear, since I tried to wear one the other day and felt like I was only wearing tights… I’m not really sure. I prefer to wear softer, more traditional (and more comfortable) slim jeans. But one thing I sure miss about skinny jeans: this incredible elegance they instantly give when paired with a pair of high heels. 

L.G.

vendredi 28 mars 2014

"Armoire 2.0." (III) : le bilan des 3 mois




Mars s'achève et avec lui mon troisième mois sans achats de vêtements.

Voilà ce qui se passe durant ces quatre semaines :

• Je décide que, afin de combattre les achats "émotionnels", je dois être drastique. Désormais, je n’aurai le droit qu’à un seul achat par mois pour constituer ma garde-robe idéale. Idée soufflée par Laure, a.k.a. "Lauracle", et le souvenir que ma mère qui, il y a des années, avait suggéré que j'investisse dans une seule et belle pièce chaque mois afin de construire une base d’essentiels au fil d’une année. Conseil jamais suivi, évidemment.

• Je fais une liste de mes envies de la saison : 1 top à rayures, 1 modèle de tennis « iconiques », 1 beau t-shirt blanc, 1 pull gris, 1 paire de sandales. En toute honnêteté, la liste est plus longue : 1 tenue pour ce fameux mariage en juillet (et sans doute les chaussures qui vont avec), 1 jean/chino d'été, 1 bijou en or, 1 robe d’été, 1 nouveau maillot de bain. Hmm. Pas vraiment compatible avec ma nouvelle règle...

• En virée pour trouver des chaussures pour mon fils, je suis tentée de céder à des achats pour moi. Mais la pensée de ma liste annihile l’envie de passer à la caisse.

• Je développe un nouveau super-pouvoir : essayer et repartir sans acheter. Au lieu de générer une frustration, je tire une immense jouissance de cette tactique. Sans doute parce que ma nouvelle phrase culte, « je vais réfléchir », m’immunise soudain contre tous ces vendeurs prenant l’air entendu pour me signaler que « c’est le dernier en stock ». 

• Au final, j’investis dans d’autres essentiels : un nouvel ordinateur, un démaquillant culte  (le Lait Capital Onctueux de Joëlle Ciocco), un recueil des textes de Nora Ephron.

• Bilan : 3 mois sans achat compulsif, une certaine délectation à avoir géré ma frustration, l’anticipation du mois prochain où, c’est décidé, je m’offre enfin une jolie pièce... ou deux ?  


Sur ma liste :
1 t-shirt blanc (Margaret Howell)  / 1 top à rayures (Eileen Fisher)  / 1 pull "gris sweat" (Eric Bompard) / des tennis "iconiques" (Superga) / des sandales de hippie (Birkenstock)


J.A.C.



jeudi 27 mars 2014

50 essentiels (version 2007)









Je crois que nous sommes nombreuses à partager l’amour des listes, l’amour des basiques – et l’amour des listes de basiques. Celle-ci, parue dans Elle en 2007, me laisse parfois perplexe (haut pailleté ? taille Empire ? combinaison ? chevalière ? mais pourquoi tant de bling ?!), il n’empêche qu’elle m’amuse, qu’elle m’inspire, et qu’elle me rappelle qu’effectivement, il n’y a pas besoin de beaucoup de pièces – il y a juste besoin des bonnes pièces.  

Wardrobe essentials, as published in the French Elle magazine in 2007. A bit bling sometimes, but fun and inspiring. And a useful reminder that you don’t need a lot of clothes – you just need the good ones.

L.G.

mercredi 26 mars 2014

Mes soins à tout faire



Depuis que j'ai simplifié ma routine beauté j'ai aussi épuré le plus possible ma salle de bain et mon approche aux soins. Je fais ma Laure et je ne rachète un produit que quand j'ai fini le précédent. J'ai laissé tomber les exfoliants : au fond, je les ai toujours trouvé trop agressifs pour ma peau. J'ai arrêté les vernis à ongles que ne sais jamais comment appliquer : je veille surtout à ce que mes ongles soient nets, limés, hydratés. J'ai enfin écouté les conseils d'Aurélien, mon amour coiffeur, qui depuis des années me supplie de ne pas surcharger en produits et gestes inutiles mes cheveux hypersensibles. Désormais c'est shampoing + après-shampoing doux (désolée, le "no-poo" ne passera pas par moi), le moins possible de sèche-cheveux et basta. Et puis, surtout, j'ai arrêté la multiplication des crèmes. Désormais - Dominique Loreau, sors de ce corps - je m'en tiens à un baume sur-hydratant qui me sers à tout crémer : les coudes, les mains, les pieds, tout. Auquel parfois j'ajoute un peu d'huile d'argan bio rapportée du Maroc, qui me sert aussi de soin pour les cuticules, de soin de massage pour le cuir chevelu avant un shampoing et même de soin anti-irritation pour mon bambino (qui a hérité de ma peau sensible, le pauvre). 

Still going on with my beauty regimen streamlining. Ditched the exfoliating, the (never worn) nail polishes, the accumulation of hair and body products in favor of simpler, softer gestures and multi-purposes products.

J.A.C.



mardi 25 mars 2014

Question-réponse : comment s’habiller pour un mariage sans avoir l'air d'être habillée pour un mariage…




Jeanne-Aurore à Laure : J'ai un mariage cet été en Italie. Des idées de tenue et chaussures qui soient moi / pas guindé ? 

Laure à Jeanne-Aurore : Moi aussi, j’ai longtemps eu la tentation et la hantise du guindé (la tentation, car je ne voyais pas comment faire autrement, et la hantise, parce que je détestais me voir comme ça). Alors qu’aujourd’hui je trouve que, pour un événement un peu chic, rien ne vaut ses vêtements de tous les jours. A condition de piocher dans le haut du panier : on prend les mieux coupés, dans les meilleurs matériaux, ceux qui sont à la fois les plus sobres, et les plus « nobles ». Moi je dis qu’un pantalon noir qui tombe parfaitement, un joli top (un t-shirt en beau coton, un chemisier, un pull en maille toute fine) et une veste, ça va très bien, pourvu qu’il y ait des chaussures un peu élégantes (pas forcément des talons : des nu-pieds plats, des ballerines…) et un petit sac ad hoc. 

Mais ça, je sais que tu sais le faire ;) Ce dont tu as envie que je te parle, c’est d’une robe. Là encore, je dis : pas besoin de froufrous, au contraire, une robe-chemise, une robe-portefeuille, une robe qui n’a pas de nom officiel mais dans laquelle tu te sentes à ton aise, si elle est sobre, belle et de bonne facture, elle aussi sera très contente d’être invitée, avec des sandales plates en cuir, ou des jolies compensées. Au cas-où, une veste pour faire réellement habillée, ou un cardigan pour être décontractée : les deux vont ! 

En tout cas, évite le lin, dans les mariages, ça froisse et ça fait dadame, évite aussi l’étole sur les épaules, ça mémérise dans ce genre de contexte (en revanche, si tu l’entortilles autour du cou, why not), oublie le grand chapeau, sauf s’il est en paille et que tu l’as acheté juste avant dans un port de pêcheurs… bref, fais preuve pour toi de ce bon sens que tu sais toujours avoir pour les autres. Et surtout : amuse-toi !

lundi 24 mars 2014

La citation du lundi



"Jeanne d'Arc avait du style. Jésus avait du style."

"Joan of Arc had style. Jesus had style."

Charles Bukowski



mercredi 19 mars 2014

Question-réponse : comment être moins casual quand on est accro au casual ???



Jeanne-Aurore à Laure : Comme toi je ne quitte plus mes jeans/baskets. J'aimerais parfois sortir de cette équation mais sans sacrifier le confort, les chaussures plates et la simplicité. Des idées de pièces et d'association pour être moins casual sans me mettre aux jupes et talons (vraiment pas mon truc) ?

Laure à Jeanne-Aurore : Euh, voyons… C’est drôle, car si tu m’avais posé cette question il y a 10-15 ans, tu sais, à cette époque où j’étais aussi dictateur fashion, je t’aurais dit d’accrocher une broche-fleur en tissu sur ton top, d’oser le caraco en soie à bretelles… Aujourd’hui, j’ai juste envie de te dire que si le casual, c’est toi, eh bien reste toi. Après, je comprends ton problème, et évidemment, j’ai le même, il y a des moments ou on a envie, ou besoin, d’être un peu plus apprêtée.

Moi, comme tu le sais, je mets très facilement des jupes, genre droite au-dessus du genou, et volontiers avec des baskets (des basses ou des montantes, ça dépend). Avec un collant opaque, oui, parce que j’ai froid. Je suis sûre qu’une jupe ou une robe taille basse un peu loose avec des slip-on Vans noires, ça t’irait à ravir.

Pour revenir aux jeans, dis-toi déjà que l’arrivée de l’été va tout régler : une paire de spartiates à la place des baskets, et hop, tu as déjà triplé ton quotient de féminité. Sinon, pour vraiment coller au combo jean-baskets, si tu retrousses ton denim, que tu troques tes Nike pour un petit modèle type Converse, Vans ou Superga, et que tu ajoutes un caraco en soie un t-shirt loose, un pull en maille toute fine XXL ou une chemise un peu ajustée, tu seras parfaite. Car l’idée, c’est simplement d’associer des choses un peu légères à ton jean-baskets plutôt qu’un gros pull, un sweat épais ou une chemise rigide.

Après, rappelle-toi quand même que tu as une (très chouette) coupe au carré que tu entretiens bien, un joli teint, un joli sac à main, que tu mets des jeans slims, des trenchs élégants, que je ne t’ai jamais vue en t-shirt Freedent Sans Sucre… bref, que tu es certainement moins casual que tu ne le crois, et que c’est tout de même toi ;)

vendredi 14 mars 2014

L'inspiration : les pyjamas









Parce que Laure, après le post d'hier a peut-être encore besoin d'inspiration. Parce que rien n'est plus chouette qu'un pyjama à rayures. Ou qu'un t-shirt blanc immaculé. Ou un classique pantalon de jogging gris. Parce que la Meg Ryan des 90s est, sans conteste, la reine du loungewear.

Par ordre d'apparition : Jack & Diane dans "Tout peut arriver", le film ultime en matière de pyjamas classe / Le maxi t-shirt blanc de Glenn Close dans "Liaison fatale" / Jess (Zooey Deschanel), reine du pyjama dans "New Girl" / Claudette Colbert porte le pyjama de Clark Gable dans "New York Miami"/ "Hulul" de Arnold Lobel / Meg dans "Nuits blanches à Seattele" et "Vous avez un message".

The best pjs in films, TV and kid's books.

J.A.C.

jeudi 13 mars 2014

Question-réponse : help, j'ai besoin d'un pyjama

Ma collection de chemises de nuit qui n'en sont pas.


Laure à Jeanne-Aurore : Je ne suis pas super contente de mon coin à chemises de nuit et pyjamas, qui consiste surtout en de vieux vêtements que je n'ai plus envie de le jour et que je recycle pour la nuit... Je rêve d'un pyjama qui soit à la fois beau et confortable. Quels conseils pourrais-tu me donner ?

Jeanne-Aurore à Laure : Je suis extrêmement heureuse que tu me poses cette question, la quête de la tenue de nuit idéale étant effectivement l'une des mes marottes. Autant être honnête tout de suite : je n'ai pas encore trouvé le Graal Du Pyjama (ou GDP). En règle générale, pour tout ce qui est utilitaires, j'aime trouver la marque et le modèle qui fonctionnent pour moi et m'y tenir. Pour les dessous, Hanro. Pour les chaussettes, Monoprix et Bleu Forêt. Pour les collants, Fogal. Avec les tenues de nuit, je n'ai pas encore trouvé le label idéal. 

Une des choses qui m'aide cependant, c'est d'avoir établi quelques règles qui me permettent de piocher dans les propositions que je croise sans faire (trop) d'erreur d'achats.

• Du coton : impossible pour moi de dormir dans une de ces fausses soies synthétiques qui transforment le lit en champ d'électricité statique. Quant à  la vraie soie, elle me donne l'impression d'être Angela dans "Madame est servie", qui se promenait toujours en robes de chambre de soie crème. En revanche, je choisis du coton très doux, que ce soit du jersey ou de la popeline.

• Du simple : en matière de pyjama (et de lingerie d'ailleurs), j'ai décidé une bonne fois pour toute que les noeuds, les imprimés "mignons", la dentelle et tout ce qui me donne l'impression d'avoir six ans et demi n'était pas pour moi.

• Du vêtement de nuit... pas forcément : l'été, j'adore porter des chemises de nuit mais rapport à mon allergie aux mignoneries (voir ci-dessus), je ne trouve jamais de modèle qui me plaise d'autant que j'aime les chemises de nuit à manches longues (= je suis frileuse). Donc, dès que je trouve une jolie liquette en coton léger à manches longues, j'en fait une chemise de nuit. Comme quoi, recycler les vêtements de jours en tenues de nuit peut aussi être une bonne chose.

• Du logique : ça, c'est mon petit côté psychopathe organisé, mais j'aime bien l'idée d'avoir un uniforme de nuit. Donc liquettes à manches longues en été, et bas de pantalon de pyjama et t-shirts ou haut de pyjama pour l'hiver, dans une palette assez neutre de gris, bleus, beiges pour tout pouvoir combiner.


Quelques idées de shopping 

Uniqlo : pour leurs basiques (t-shirts, bas de pyjama...)


 • COS : pour leurs liquettes, pantalons, hauts de pyjama, loungewear.



Toast : pour une option plus luxe, moins minimale, cette marque  britannique offre de jolies gammes pour la nuit et la maison. La qualité est belle, leur service après-vente très pro (j'ai testé).





EDIT : Je me rends compte que j'ai oublié une adresse parisienne favorite en matière de linge de nuit : L'air du bain, 69 boulevard Beaumarchais, 75003. Leurs pyjamas, peignoirs en nid d'abeille et robes de chambre sont formidables et faits en France. A découvrir ici.



My rules and selection to find the best sleepwear and loungewear around.

J.A.C.


lundi 10 mars 2014

La citation du lundi

Photo via le site Vogue.fr

"Mes parents aimaient les beaux vêtements et nous avions l’habitude d’aller deux ou trois fois par an à la ville pour habiller toute la famille. Mes parents allaient toujours vers Yves Saint Laurent ou Dior. Ma mère voulait des vêtements bien coupé et qui durent. C’était un vrai rituel dans la famille, une tradition. Cela m’a éveillé très tôt à la rigueur et à la qualité d’un vêtement."

Le créateur Rabih Kayrouz, se remémorant (dans le magazine Elle) son enfance au Liban dans les années 70 

vendredi 7 mars 2014

Tom, Tilda, l'élégance




L’autre jour, Laure et moi sommes allées voir « Only Lovers Left Alive » de Jim Jarmusch. Malgré une météo et une salle de cinéma glaciales, nous sommes ressorties réchauffées de l’intérieur par la beauté de ce film de vampires qui est surtout un somptueux film d’amour. Envoûtée par le couple Tom Hiddleston / Tilda Swinton (qui devraient penser à lancer leur chaîne YouTube avec tutoriaux de charisme), je me suis lancée à la sortie du film dans un monologue au sujet leurs panoplies, tout en vestes et pantalons de cuir, qui me donnaient très envie de me les approprier. Laure, bonne copine, m’a fait redescendre sur terre en me faisant remarquer que lesdites panoplies étaient rendues divines par ceux qui les portaient et que donc moi, nous, bref les simples mortels ne serions peut-être pas aussi avenants en slim de cuir.

Après avoir trouvée Laure gonflée de douter de ma capacité à porter la peau de bête, j’ai fini par arriver à cette conclusion : elle avait raison. Au fond, ce que j’avais trouvé admirable dans ces tenues tenait surtout à ceux qui les habitaient. Leur grâce. Leur élégance. Ce truc racé très anglo-saxon. Leur séduction n’avait rien d’une affaire de fringues mais d’âme. La voilà, donc, l’impulsion, l’illusion, qui nous pousse le plus souvent à foncer tête baissée acheter un truc, « it » ou pas, aperçu sur autrui (une inconnue dans la rue, une célébrité dans « Elle ») : la croyance que cet objet, une fois par nous porté, nous transfèrera un peu de l’allure de celui ou celle sur lequel on l’a d’abord admiré. Mais le chic, le charme, malheureusement (ou heureusement), ne se monnaie pas.

Quelques jours après notre séance, je suis tombée sur cette phrase du créateur de la marque A.P.C. Jean Touitou (toujours bon quand il s'agit de sortir la formule qui tue) : "Je ne pense pas que les gens qui sont vraiment élégants se soucient tant que ça de leur élégance". CQFD. 

P.S. : Si vous avez envie d'entendre Tom Hiddleston parler du film dans son impeccable phrasé d'Oxford, c'est ici.

"Only Lovers Left Alive" is a lesson in class and cinema, as only Jim Jarmusch knows how to turn them out, and made me want to go and buy leather jeans and jackets (and, obviously, to be Tom and Tilda, I mean, who wouldn't?). But unfortunately, or fortunately, that type of awesome elegance cannot be bought. So I'm crossing the leather skinnies from my list and focusing on finding the perfect navy V-neck instead. Also, good interview of Tom discussing the movie here.

J.A.C.


mercredi 5 mars 2014

Pourquoi j’aime les marques

Leçon de prononciation fashion sur le site The Vivant !


Jeanne-Aurore et moi avons parfois un point de vue légèrement différent : elle, elle déteste (sur ce blog, dans nos livres) citer des marques. Par exemple, elle ne va pas dire « un trench Burberry », mais « un trench qui exprime la quintessence du trench » ;) Elle n’a pas tort, c’est vrai que la marque peut polluer le discours : dire « J’adore mon sac Jérôme Dreyfuss » étiquette immédiatement Parisienne un peu snob, alors que dire « J’adore mon sac en cuir tanné » peut parler à tout le monde (histoire vécue lors de l’écriture de l’un de nos livres). Même si je trouve que signaler la marque a le mérite de planter efficacement les choses.

J’ai aussi ma copine Laetitia qui, en tant que dessinatrice lingerie au sein d’une grande entreprise, connaît le coût réel de fabrication des vêtements (…et les marges !), et est tout à fait capable de trouver son bonheur chez Forever 21 lorsqu’elle est à New York ou dans un rayon Monoprix lorsqu’elle est ici. Ce qui n’est résolument pas mon cas, moi qui, à une époque, ai été chiffon addict (Zara, H&M, mais aussi de la fripe, des trouvailles sur les marchés, des découvertes à l’étranger, ou pourquoi pas chez Kiabi… qu’importe !), et ai eu envie, après ce trop-plein, d’en revenir à des valeurs sûres : justement, LE trench Burberry, LE sac Jérôme Dreyfuss. Ça me parle plus que « le bon trench », ou « le bon sac », parce que s’ils viennent d’ailleurs, il leur manquera toujours quelque chose : cette évidence, ce mythe, cette part de rêve.

Pourtant, je ne suis ni obsédée ni aveuglée par la marque. Le souvenir du t-shirt « Dior j’adore ! » me donne des hauts le cœur, le monogramme Vuitton omniprésent ne me fascine pas du tout. De même, je suis extrêmement dubitative devant la montée en puissance de ces lignes bis pas terribles qui misent tout sur des sacs en cuir scandaleusement bas de gamme : Marc by Marc Jacobs, See by Chloé, Michael by Michael Kors. Les Américains sont très doués pour ça, même s’il faut avouer que nous, avec nos « petites griffes parisiennes » (en réalité devenues des empires internationaux) comme Zadig & Voltaire, Maje, Sandro ou The Kooples, nous ne nous défendons pas mal, puisque la qualité est restée au plus bas du Sentier.

Il n’empêche que si une marque, dans notre monde moderne, c’est avant tout du marketing, un positionnement, du buzz (du vent, quoi), j’aime que ce ne soit pas uniquement cela. C’est aussi un engagement (ou non !), des choix sociaux, éthiques, écologiques : conditions de travail des ouvriers fabricants, des salariés, choix des matières, question du made in France ou made in Asia. Ce sont des choix esthétiques, également. Du coup, rien ne me passionne plus, dans le grand mercato de la mode, que lorsqu’une nouvelle équipe stylistique est chargée de faire revivre une griffe endormie, ou de donner une nouvelle impulsion à une marque : retravailler les codes, l’héritage, les archives, ça, ça me captive complètement. 

En tout cas, je crois que nous sommes tous en quête des marques qui nous semblent à la fois désirables et dont le rapport qualité-prix nous paraît juste. Chacun a les siennes, c’est une question de point de vue, il y a des marques qui parlent aux uns, mais pas du tout aux autres. Certains aiment le renouvellement de la fast-fashion, d’autres privilégient la french touch, d’autres encore plébiscitent les griffes ouvertement écolos, certaines aiment le charme discret du luxe raffiné… Dans une époque d’uniformisation des looks, ce qui nous différencie, finalement, c’est souvent notre rapport à la marque. 

Tout ça pour dire, pour revenir à mon premier paragraphe, qu’il y a toujours plus de marques citées dans mes posts que dans ceux de Jeanne-Aurore… ;)

Some people only swear by big brands, some others don’t see the point. But is a brand only a tag on a piece of clothing? Or isn’t it also, not only a dream, a community, but also a commitment, social, ecological or ethical? 

L.G. 

mardi 4 mars 2014

"Armoire 2.0." (II) : premières impressions



Cette image de Carolyn Bessette Kennedy par Bruce Weber m'a toujours plu car au lieu de me donner envie d'aller faire des courses, elle procure cette sensation très apaisante de "au fond, pas besoin de plus qu'un jean et une chemise". Oui, au fond, pas besoin de plus.

Depuis le lancement de mon projet « Armoire 2.0. » (formidable ce que ce titre ronflant me donne l’impression que de repenser mon placard est un processus de la plus haute importance – appelons Barack Obama pour le mettre dans la boucle, il sera fasciné), il s’est passé plusieurs choses…

• Je n’ai plus rien acheté Depuis qu’a germé ce projet de remise à zéro de mon armoire, au début de l’année, je n’ai fait aucun achat. Ni vêtement. Ni accessoire. Ni quoi que ce soit. Nada. Signe d’une admirable force de caractère ? Si seulement… La vérité est que je n’en ai tout simplement plus eu envie. Du tout. Malgré les soldes. Malgré l’idée même à la base de ce projet qui est, petit à petit, de reconstituer avec discernement une petite collection d’essentiels et qui donc me « donne droit » à des achats. Mais non, je n’ai rien acheté deux mois durant. Peut-être parce que…

• J’ai fait une liste : celle de tous mes achats (vêtements, accessoires, chaussures) de l’année 2013. Et j’ai eu un petit énorme choc. J’avais acheté. Enormément. Et seulement une fraction de ces achats sont vraiment "moi". Du coup, entre les lignes de cette liste d’achat, j’ai lu tous ces moments de tristesse, joie, flottement, deuil ou exaltation qui avaient marqué mon année et m’avaient poussée dans une boutique en quête de réconfort, de célébration, de réassurance. J’ai du coup compris que, moins qu’une acheteuse compulsive, je suis surtout une acheteuse émotive qui ne devrait mettre les pieds dans une boutique que quand elle est d’humeur égale, calme, sereine (c’est-à-dire, deux fois par an).

• J’ai tout repensé Après ce bilan brutal, j’ai eu envie de me concentrer sur l’aspect positif des choses. Déjà en savourant ces deux mois sans achats qui s’étaient écoulés sans que je les sente passer. Puis, suite à un déjeuner-brainstorming avec Laure, en réorganisant mon placard pour n’avoir sous les yeux que ce que je mets et aime vraiment, à savoir une mini poignée de pièces et accessoires. Le reste s’est réparti dans une boîte « sas de décompression » (le temps de voir si je veux vraiment m’en séparer) et une boîte « vacances » (toujours en suivant l’exemple de Laure et de son stock de vêtements qu’elle réserve à la plage). Quant aux erreurs d’achat patentées, j’ai fait appel, pour les écouler, au nouveau site de dépôt-vente Profiteuses dont le principe de conciergerie séduit la paresseuse que je suis.

J’attaque donc le mois de mars sur ces bases. Un placard vidé. Un minimum de basiques avec lesquels j’ai envie de « faire avec » avant de me précipiter sur un nouvel achat. Je reviens d’ailleurs d’un voyage de cinq jours durant lequel j’ai pu constater que deux paires de chaussures, deux pulls, un manteau, un blouson sans manches Uniqlo, une étole et quelques t-shirts couvraient tous mes besoins du moment…


Project "Wardrobe 2.0." continues. It's been two month and no buying whatsoever so far. It may have to do with  having listed all my 2013 purchases, a sobering look at reality that revealed how much of an emotional shopper I am (I'm good, I need to shop, I'm feeling bad, well I need to shop too). So instead of shopping, I cleaned out my closet and left only in sight the items I do wear (= only a handful) and enjoyed this new capsule wardrobe during a short out of town trip that indeed I do get by with only  a few things to wear.

J.A.C.


vendredi 28 février 2014

Histoires de jeans

Jessica de Ruiter et son 501
via Jean Stories / Photo Katrina Dickson

Vous en êtes où, question jeans ? Vous en mettez souvent ? Et question coupe, où va  votre préférence ? Slim, skinny, flare, bootcut, straight (drôle comme il semble impossible de parler de denim sans verser dans les anglicismes... mettons ça sur le compte des inévitables associations américaines du jean, plutôt que sur ma paresse linguistique) ? Je pose la question car, eh bien, je me la pose à moi-même en ce moment. Car après des années de jeans slim, pour ne pas dire skinny, pour ne pas dire que j'ai même l'année dernière cédé aux sirènes du jean tellement moulant qu'il est en fait un legging de yoga, j'ai envie d'autre chose. D'un denim simple, basique, peut-être même droit. J'ai beaucoup aimé d'ailleurs ces interviews de Tonne Goodman (j'étais fan absolue de ses séries dans le "Harper's Bazaar" des années 90, depuis elle officie chez "Vogue") et de Jessica de Ruiter pour le nouveau site exclusivement dédié au denim Jean Stories. La première professe son amour exclusif des jeans droits et blancs à taille surtout pas basse, tandis que la deuxième se déclare une fidèle du 501 classique à jambe droite. 

Pendant longtemps, j'ai moi aussi été une monogame du jean. Ado, c'était 501 ou rien, une fixette qui s'est prolongée jusqu'aux années d'étudiante, avec à cette époque une préférence pour les 501 d'hommes vintage que j'allais chiner dans les friperies des Halles. Puis suivirent quasi dix ans de fidélité absolue aux jeans A.P.C., avec une préférence pour le modèle Cure (taille ni trop haute ni trop basse, jambe ni trop large, ni trop fine, parfait quoi, en tout cas pour moi), et une certaine jouissance à acheter ce denim cartonné, radicalement brut, qui s'assouplissait et se formait au corps au fil des mois, des années. Après ? Après, j'ai papillonné, jeans de chez H&M et autres grandes enseignes, tentatives auprès des jeaneurs américains branchés (7 For All Mankind et consorts) avants de me retrouver plutôt fidèles au denim des suédois d'Acne Studios. Mais aujourd'hui, j'aimerais bien retrouver ce plaisir d'avoir "ma" coupe, "mon" label référence, où je pourrais acheter ces fameux jeans (que je porte tous les jours) un peu les yeux fermés.

I think I'm done with super skinny jeans and therefore I'm looking for a more classic, straight-leg alternative, maybe in the spirit of the 501s and A.P.C. Cure denim of my student days.

J.A.C.