vendredi 31 octobre 2014

Essentiels : Yoga


Dans mes essentiels, je liste habituellement des cosmétiques, des accessoires ou des vêtements. Mais aujourd’hui j’ai envie de vous parler de ce qui est mon vrai essentiel en ce moment, bien plus que le jean ou les boots noires (même s'il est hors de question que j’abandonne les jeans et les boots noires, sinon comment Laure me reconnaîtrait quand elle sera en visite de LA ?) : le yoga.

La semaine dernière, j’ai dû rater un de mes cours en raison du travail et au lieu de ressentir le soulagement type « cool, une bonne excuse pour ne pas me bouger », j’ai passé la journée à regretter ce cours manqué. C’est là que j’ai compris que ma pratique du yoga m’était devenue essentielle.

J’ai découvert le yoga  il y a vingt ans, grâce à un ami plus âgé, yogi convaincu. A l’époque, je ne ménageais pas beaucoup mon corps. J’oscillais entre le sport à fort impact pratiqué sans modération (jogging, salle de sport) et le n’importe quoi absolu (MacBouffe, clope). J’avais du mal à aimer mon corps, je ne savais pas le traiter avec tendresse, encore moins respect. Je prenais pour acquis qu’il était là, fonctionnel, apte, encaissant sans moufter tous les (mauvais) coups que je pouvais lui porter. Un jour, j’ai donc surmonté mes a priori sur le yoga - que j’envisageais comme un genre de secte pour mangeur de boulgour et gâteaux au tofu, bref, pas du tout moi -, et je me suis inscrite à un stage pour débutants. Alors que je m’attendais à éclater de rire au nez du premier qui me demanderait de chanter « om », je me suis instantanément sentie à ma place sur mon tapis de yoga. Après le premier cours, c’était comme si le poids qui pesait sur ma tête – et mon corps – depuis des années, avait été enlevé. J’ai suivi mon stage assidûment puis suis devenue une pratiquante régulière. Pour la première fois, je pratiquais une activité physique dont le but n’était pas la minceur ou une musculature parfaite (même si le yoga est un moyen excellent de renforcer son corps) mais une forme d’équilibre intérieur, réconciliant l’enveloppe corporelle et, pour utiliser les grands mots, l’âme.

J’aurais pu en rester là, pratiquer sereinement. Sauf que, j’ai évidemment trouvé ça trop simple. Après dix ans de pratique régulière, j’ai commencé à me détacher du yoga. J’ai tenté des pratiques plus à la mode (pilates, qi gong) et j’ai surtout été gagnée, lentement et sûrement, par l’inactivité. Le yoga me manquait, mais une part de moi - la part maso ? -, m’empêchait de retrouver le chemin des cours.

Et puis, en cette rentrée, un déclic. Comme avec les cheveux courts, j’ai su qu’il était temps de passer à l’acte et j’ai retrouvé le chemin du « mat ». J’ai d’abord commencé à pratiquer à  la maison, cinq minutes par-ci, un quart d’heure par-là. De quoi me permettre de redécouvrir le plaisir des mouvements, des postures debout, de la relaxation. De quoi me mettre face-à -face avec mon corps qui n’a plus vingt ans mais bientôt le double. Qui est donc un peu plus rouillé, fatigué, crispé qu'avant. Du coup, quand je me suis enfin décidée à suivre à nouveau un vrai cours, je me suis retrouvée dans le vif du sujet du yoga, qui est avant tout une pratique de l’humilité. Un apprentissage de ses propres limites, de ses difficultés, que l’on est invité à apprivoiser, regarder dans les yeux, accepter. 

Mon premier cours, je l’ai passé quasiment entièrement à pleurer après que la professeur nous ait invité à « laisser partir tout ce qui est superflu, tout ce dont vous n’avez plus besoin » avec chaque respiration (mon fameux ami yogi m’avait souvent parlé des réactions extrêmes qui peuvent survenir durant les cours, type crise de fou rire ou de pleurs, mais je n’en avais jamais fait l’expérience). Alors j’ai tout laissé partir, en effet. Mes anciennes batailles avec mon corps de jeune femme. Mes nouvelles frustrations avec mon corps de presque quarantenaire.  En sortant du cours je me sentais toute neuve. Depuis, deux fois par semaine et plus si je peux, je file au studio de yoga avec impatience. Les jours de cours, j’ai hâte d’y être et si je dois les manquer eh bien c’est une vraie douleur. Bref, c’est vraiment devenu mon essentiel.

More than any jeans or boots (even though I have no plan on giving those up- I mean how else is Laure going to recognize me without those when she comes to visit from LA?), yoga has become my one true essential.

J.A.C.

mercredi 29 octobre 2014

De l’influence des rayons californiens sur ma beauty routine…



Petite question de Jeanne-Aurore, qui me demande ce que venir m’installer dans le climat chaud et l’atmosphère relax de la Californie a changé de ma beauty routine… Eh bien, je serais tentée de répondre à la fois tout, et rien. Rien, parce qu’à force de voyager, même aujourd’hui de m’exiler, j’ai appris que l’on avait beau partir loin, on restait toujours le ou la même, et que donc, consommatrice de produits je suis, consommatrice de produits je resterai partout où j’irai ! Mais la bonne nouvelle, c’est que l’on peut malgré tout évoluer, s’adapter, et c’est ce que je vais raconter.

J’ai déjà détaillé un jour ma routine parisienne sur ce blog : ultra rapide, parce que je suis du genre impatiente et pressée, mais quand même bourrée de produits de toutes sortes, parce que j’ai donc la fibre légèrement consommatrice ;) Or cet été, en vacances, lorsque ma valise m’a été franchement pénible à tirer durant mon périple, je me suis demandée… est-ce que la responsable ne serait pas, un peu, ma trousse de toilette à la lourdeur mammouthesque ? 

Si. Ma première envie ici a donc été de réduire le nombre de tubes et de pots. Par exemple… 

-  j’ai arrêté la mousse nettoyante le matin, j’utilise, avant de passer dans la douche, un coton imbibé d’eau micellaire. La même que pour le démaquillage du soir : et hop, une bouteille en moins. Il paraît aussi que c’est moins desséchant pour la peau. 

- j’ai mis fin à la division sérum de jour / sérum de nuit, crème de jour / crème de nuit : désormais, les mêmes produits doivent pouvoir me servir de jour comme de nuit. Et j’arrête de croire aux arguments marketing qui me poussent à la multiplication.

- je ne fantasme plus sur l’idée d’être une fille qui se fait régulièrement des masques, car en général, j’ai tous les soins qu’il faut, mais systématiquement la flemme de les utiliser.

- je ne fantasme plus non plus sur l’idée d’être une fille qui se met du parfum et à laquelle on demande sans cesse sa fragrance : sur moi, les jus soit cocottent, soit ne tiennent pas. Et puis, l'idée de se parfumer dans une perpétuelle ambiance de vacances semble... superflue.

Ça a été la première étape. La seconde, c’est lorsque je me suis aperçue que, sous le climat brûlant/transpirant, je commençais à avoir des boutons. Il faut dire que j’avais gardé la même routine qu’à Paris, avec plein de sérum et de crème matin et soir, dans l’idée de bien bien bien protéger ma peau, et qu’en prime, j’y avais ajouté les (indispensables) couches d’écran total, réappliquées à longueur de journée. Il paraît que le mille-feuille à la coréenne fait des miracles sur les peaux des Asiatiques, mais il est clair que sur moi, ça ne fonctionnait pas. 

Il fallait donc alléger. Par exemple…

- j’ai commencé à avoir la main beaucoup, beaucoup, beaucoup plus légère à l’application. C’est idiot, mais je crois qu’on a souvent tendance à appuyer trop de fois sur la pompe ou à se servir trop généreusement dans la crème, en se disant que la peau en a besoin, que les promesses anti-rides, anti-ceci ou anti-cela seront plus efficaces, non ? 

- le soir, j’ai arrêté d’additionner sérum et crème pour ne garder que la crème. 

- j’ai zappé tous les produits anti-boutons que j’avais en France, il pesaient trop dans ma trousse, et en plus, j’avais l’intuition qu’ils n’étaient pas très utiles : que mieux valait trouver les bons produits sur le long terme et les bons dosages. 

- surtout, moi qui étais tout de même très branchée bio, jusqu’à expérimenter les formules parfois les plus improbables, j’ai décidé de m’en tenir aux produits dermato, renonçant même aux Nuxe et autres Sanoflore que pourtant j’adorais.  

Donc pour conclure, je ne dirai pas que ma routine beauté a fondamentalement changé, il y a même pratiquement le même nombre d’étapes qu’auparavant, mais disons qu’elle est devenue plus resserrée et plus exigeante. Et j’ajouterai… que ça aurait très bien pu se passer en France. Cela faisait quelques temps que le sujet me titillait, d’un côté la masse des produits, de l’autre une peau pas toujours nickel… En réalité, les vraies différences, entre Paris et L.A, c’est qu’à L.A, la crème solaire est obligatoire, mais en revanche, le fond de teint absolument inutile ;) 

Oh, et j’oubliais… les cheveux ! Un sacré problème, ça, les cheveux, puisque sous le cramage du soleil, ils ressemblent à ceux d’un épouvantail. Moi qui étais fidèle à la gamme Klorane, douce, rassurante, je suis passée à des shampoings et des masques Neutrogena, hyper hydratants, hyper gainants (et peut-être hyper chargés de silicone). Bien encombrants, aussi, dans la trousse de toilette. Mais lorsque je suis partie récemment une semaine, je les ai laissés à la maison, j’ai fait ce que savent faire les vraies Californiennes : lâcher prise. Comme quoi j’ai aussi un peu changé, finalement ;)

L.G.

mardi 28 octobre 2014

Dans mes archives : boots + slim pants

Scan : l'armoire essentielle

Scan : l'armoire essentielle

Quand je vous disais que je suis restée bloquée entre 1994 et 1999... Cet hiver, j'ai tout simplement envie de m'habiller comme les tops (oh Kate, Shalom, Amber, Nadja, Carla, Helena...) capturée dans les coulisses des défilés 1996, dans mon magazine préféré de tous les temps : le "Harper's Bazaar" dirigé par la regrettée Liz Tilberis. Des jeans et pantalons slim (mais pas skinny), des boots, un beau manteau, une jolie maille, hop, mon uniforme pour les six mois à venir.

A glorious peek at the off-duty wardrobe of 1996's top-models (mainly slim pants and boots aka my idea of wardrobe heaven), courtesy of me (and a lovely vintage issue of the best magazine in the world, "Harper's Bazaar" in its Liz Tilberis glory days).

J.A.C.

lundi 27 octobre 2014

La citation du lundi


"Je reste fascinée par le vêtement davantage que par la mode. Cette écriture de soi, qui peut paraître anxiogène tant la quête du vêtement idéal est savamment orchestrée pour ne jamais se réaliser, est une source de fascination et d'inquiétude."

Isabelle Huppert dans Madame Figaro

vendredi 24 octobre 2014

Presque parfait



Il y a quinze ans environ, je possédais le col roulé côtelé noir idéal. Il venait de chez Joseph, était composé d'un mérinos divinement souple et doux, se lavait à la machine, reprenait sa forme sans repassage et durant toutes les années où je l'ai porté, a toujours gardé son allure irréprochable. Je suis persuadée que si je n'avais pas eu l'idiotie de m'en séparer - durant une de ces nombreuses phases que j'ai connu par le passé où je voulais me forcer à adopter un style "original" qui n'est pas le mieux - je pourrais encore le porter aujourd'hui. Mais j'ai donné ce pull... 

Cela fait donc quinze ans que je regrette ce vêtement, et que je cherche à le remplacer. Mais les versions qui croisaient mon chemin n'étaient jamais assez belles, jamais assez proches de l'original, jamais parfaites. Et puis, je suis tombée sur celui-ci, de chez Muji. Pas spécialement luxe, pas made in Italy, mais franchement hyper proche de mon regretté col roulé. Je l'ai donc acheté, n'en attendant pas grand chose, me disant que j'allais le rendre sans doute. En fait, dans son imperfection, il est assez parfait. Sa promesse d'être "non itchy" est bien au rendez-vous : pas de mérinos sublime, mais un mélange laine/coton super doux sur la peau. Il a des manches et une carrure presque mieux adapté à mes bras d'orang-outang et mes épaules super carrées que ne l'était mon original. Surtout, je peux le porter avec décontraction, sans avoir cette peur que provoque le vêtement jugé idéal, que l'on a peur d'abîmer, de perdre, de voir ruiné par un jet de purée du mouflet. 

Quand on cherche à se composer une armoire essentielle, on est parfois dans une quête de perfection un peu maboule et proche du TOC, à vouloir traquer "le" bon pantalon, "le" bon manteau. Ca fait du bien aussi de se décontracter de la garde-robe, d'accepter que certains vêtements sont parfaits pour ici et maintenant, et peut-être pas destinés à devenir un Graal vestimentaire. C'est une idée que j'ai envie de creuser, en tout cas.

This unassuming "non-itchy" turtleneck from Muji is actually perfect. 

J.A.C.

mardi 21 octobre 2014

La vie en court




Il y a un mois, je suis passée au court. Et du coup, c'est un peu comme si j'étais aussi passée à une nouvelle vie. Il faut dire que :

Court = la fin de l’anonymat capillaire Avec une coupe courte, c’est comme si le monde prenait  conscience que vous aviez des cheveux. De ma mère à ma concierge en passant par mon opticien, on n’arrête pas de me parler de mon court (en général pour pour me dire que j’ai bien fait). Mais sans mèches derrière lesquelles se cacher, il faut aussi apprendre à faire avec ceux qui regrettent votre ancienne coupe. Comme... mon mari.

Court = cool Lorsqu’on passe enfin au court – et qu’on y passe pour les bonnes raisons, parce que ça vient des tripes, d’un désir profond – il se passe un truc assez puissant. On se sent très, très, très cool. Cool limite Catwoman et superpouvoirs. C’est peut-être l’adrénaline d’avoir surmonté sa peur des ciseaux. C’est peut-être la sensation d’avoir dit merde aux clichés sur les cheveux courts, qui seraient, au choix, trop masculins, trop durs à porter, trop compliqués à laisser repousser en cas de regrets, etc. C’est peut-être votre fils qui vous surnomme « Jolie Maman » depuis que vous avez tout coupé. Bref, soudain, vous n’en avez plus rien à cirer de l’opinion des autres (sauf peut-être de votre fils... 3615 Dolto j’écoute ?), sur vos cheveux, sur vous, sur ce que vous devriez faire ou ne pas faire. Soudain vous êtes libre, vous êtes de la confrérie des filles cool à cheveux courts (Robin Wright, Jean Seberg, la Gwyneth 90s à cols roulés) et vous vous sentez prête à kung-fuiser quiconque ne vous trouverait pas cool. Et pour moi, la fille qui ne s’est jamais, jamais, jamais sentie cool de toute sa vie, je vous jure que c’est une sensation… euh, eh bien, très cool.

Court = féminin Je trouve très intéressant qu’on associe automatiquement cheveux longs et féminité. Pour ma part, mes cheveux longs ne m’ont jamais fait me sentir spécialement féminine. Agacée ou frustrée parce que je n’arrivais jamais à en faire ce que je voulais et  qu’ils finissaient la plupart du temps attachés, oui. Mais féminine, pas plus que ça. Mais en court, j’ai l’impression d’avoir gagné en singularité, je me sens moins ado attardée abonnée à une éternelle queue-de-cheval. Je me sens moins imprécise, plus nette et, oui, féminine, sans que cette sensation repose sur un archétype de cheveux longs/décolleté/talons. Parce que, non, je n’ai pas renoncé à mes jeans, mes Stan Smith, mes t-shirts Petit Bateau à col rond bien haut. C’est encore un autre cliché, qu’avec du court il faudrait s’habiller plus « fille », se maquiller davantage, comme s’il fallait compenser le court. Moi je dis, en court, il n’y a rien à compenser, il y a juste à être soi, encore plus qu’avant.

Court = épis C’est la grande révélation de la coupe courte : l’implantation capillaire est un truc qui ne se maîtrise pas. Une réalité que l’on ignore très facilement en cas de cheveux longs (un élastique, une queue de cheval, et hop, plus d’épi). Mais qui vous revient en pleine figure avec votre pixie cut. Donc, certains matins, j’ai un épi. Voire des tonnes d’épis et je suis prise d’une crise de fou rire devant la glace. Mais ce n’est pas un problème car…

Court = zéro « bad hair days » En cas d'épis, je ne me prends pas la tête (le jeu de mot nul que j'attends de faire depuis le début de ce post), je me lave juste les cheveux. Parce que c'est ça aussi la vie en court : le lâcher prise capillaire. Comme un shampoing prend 1 minute, se sécher les cheveux moins de 5 et le coiffage quelques secondes, ce n'est plus vraiment un drame de devoir se laver la tête. Voire, même, ça devient un plaisir total.

Since I've gone short, I've learned a few things. Like, that you shouldn't be afraid to go short because actually a lot more people will like it than not. That maybe your husband won't be as much on board as you expected but that will be okay because going short makes you feel very, very, very cool and confident all of sudden. That short is actually super feminine, no matter what all those clichés might say. That this is the best way to finally realize your my fantasy of going all 90s Gwyneth and get a fantastic excuse to have a closet only filled with turtlenecks. That, okay, you WILL, no matter what careful way you place your  head on your pillow, get cowlicks. But that it's no sweat, because a pixie cut takes actually five minutes to shampoo, blow dry and style. So there. 

J.A.C.

lundi 20 octobre 2014

Ma pensée du lundi...


... C'est que ces petites phrases péremptoires sur le style m'amusent toujours beaucoup. Il y en a plein sur le Twitter de la marque J. Crew, nommé (en toute modestie) J. Crew Truths !

L.G.

lundi 13 octobre 2014

Ma pensée du lundi...



Au quotidien, on a finalement besoin de transporter très peu avec soi. J'aime bien la solution de ma belle-soeur Delphine : un porte-cartes détourné en portefeuille, ne contenant que le minimum (carte de paiement, passe de transport, quelques billets...) et facile à glisser dans une poche de jean.

Liking my my sister-in-law Delphine's super light wallet, actually a card carrier which holds only the minimum (paying card, metro pass, bills) and fits easily into a jeans pocket.

J.A.C.


vendredi 10 octobre 2014

Essentiels : tweed + denim



Cela faisait des années que je rêvais d'un manteau en tweed qui ne soit ni trop rigide, ni trop masculin, ni trop "gentleman farmer". Alors quand je suis tombée sur ce modèle en Harris Tweed à la coupe légèrement arrondie, avec son col qui peut se relever joliment, je n'ai pas  hésité (... après trois essayages en boutique et un mois de réflexion !). Et il va parfaitement compléter un autre essentiel de l'automne, mon jean brut.

My dream of the perfect, not too stiff, Harris tweed coat has come to life. It will be my go-to outerwear to wear with my raw denim this fall.

J.A.C.

mercredi 8 octobre 2014

Inspiration : Rachel Green







Ces dernières semaines, j'ai entrepris de revoir toutes les saisons de Friends. Avec mes cheveux courts m'est venue une envie d'armoire ultra-sobre et nineties, et me voilà désormais obsédée par la garde-robe de Rachel Green/Jennifer Aniston. (Au passage, j'ai toujours eu  un faible pour Jennifer Aniston, son côté "petite robe noire et shorts en jean", ça fait des années qu'elle s'en tient au même style, et je trouve ça très sympathique). Dans les premières saisons, elle est divinement basique : des t-shirts blancs Gap, des 501, avec à l'occasion un petit pull noir col V ou col roulé. Parfait et discret, très "born in the USA". Et puis au fil des saisons, l'allure de Rachel se sophistique, avec l'arrivée de chemises, pantalons et robes aux accents classiques, mais somme toute, tout ça reste décontracté, les chemises sont portées retroussées aux  manches, le tailleur-pantalon est porté avec un t-shirt et non un chemisier crispé, et puis le denim et toujours là, tout le temps. Bref, le résumé de mon armoire idéale pour cet hiver.

For the past few weeks I've been obsessively rewatching every season of Friends. With my new short hair came a craving for a super streamlined 90s inspired wardrobe and all I can think of is how inspiring RachelGreen/Jennifer Aniston's wardrobe is. In the first few seasons, it starts quite casual, mainly The Gap white tees and 501 Levis- with the occasional perfectly simple black V neck or turtleneck thrown in. No fuss no muss all-American perfection. As the season passes, the wardrobe gets a bit more refined, with crisp button-downs, classic pants and shift dresses added to the mix, but there's always an element of casualness that remains, the sleeves of the shirt rolled up, a pantsuit worn with a soft white tee instead of a stiff shirt, denim worn at every occasion. Absolutely how I want to dress this fall/winter.

J.A.C.


lundi 6 octobre 2014

La citation du lundi

Source : The Guardian

"La chemise blanche, c'est un peu mon uniforme, parce qu'elle est tellement passe-partout. J'ai des amis qui me demandent comment je peux bien travailler dans la mode alors que je porte la même chose depuis 25 ans. J'essaie de leur expliquer le concept des petits détails qui font la différence." 

"A white shirt is kind of my uniform, because it always feels right. I have friends who ask how it can be possible that I work in fashion, when I’ve worn the same thing for 25 years. I try to explain about nuances."

Rebekka Bay, ex-COS et désormais creative director chez Gap

vendredi 3 octobre 2014

Essentiels : Soins




Et voilà ma nouvelle routine soin, matin & soir : 1. lotion micellaire (Avène), 2. eau thermale (n'importe laquelle, celle de La Roche Posay me va bien), 3. crème pour peaux intolérantes (Avène). C’est approuvé par ma dermato, qu’après deux ans à vivre avec une peau ultra-réactive, j’ai enfin eu l’idée de consulter (c’est tellement simple qu’évidemment je n’y avais pas pensé avant). Son verdict, après récit de mes essais millefeuille et autres produits « miracles » : « On ARRÊTE tout. Avec votre peau il faut faire BA-SI-QUE. Less is more, vous connaissez ? » Très drôle de me voir ainsi rappelée à l’essentiel. Le plus marrant de l’affaire étant qu’après un mois de ce régime, ma peau ne s’est jamais aussi bien portée, alors que je crois n’avoir jamais appliqué une routine aussi simple et accessible…

After a trip to my derm, who was amused if not horrified by my two years of trying to battle my supersensitive skin condition with myriads of miracle products and routines, this is what she ordered (day & night): gentle cleansing with micellar lotion (Avène), a mist of thermal water and some super basic cream (the hypersensitive one from Avène). I've been forbidden to go back to my crazy ways and so far, so good, this super simple approach seems to work wonders.

J.A.C.


mercredi 1 octobre 2014

Court




Ca y est, j’ai tout coupé ! J'y pensais depuis des mois, et après une séance de Sils Maria passée à être hypnotisée par la petite tête de Juliette Binoche, j'ai senti qu'il était temps de passer à l'acte. Avec cette coupe, le quotidien semble plus léger et facile (en particulier dans la salle de bain). Tout semble gagner en netteté, y compris mon armoire que j’ai soudain envie de voir plus sophistiquée…

I did it! I chopped it all of. And boy does everyday life feels lighter. Washing and caring for my hair is  now a matter of minutes. And everything, incidentally, seems clearer, including my wardrobe that I suddenly want to steer in a more sophisticated direction...

J.A.C.

mardi 30 septembre 2014

3 petits films (et les jolies tenues qui vont avec)

Je ne vois pas de très bons films dans ma nouvelle vie à Los Angeles, ville dans laquelle les écrans sont nettement plus monopolisés par des superproductions de plus en plus indigentes et des films indés qui finissent par tous se ressembler que par les vrais films d’auteur de France, d’Europe, d’Asie ou du Moyen-Orient auxquels j’étais habituée à Paris. Mais j’apprends à faire contre mauvaise fortune bon cœur, et à apprécier du mieux que je peux ce que je j’y trouve. C’est comme ça que j’ai pu apprécier…




La coupe courte edgy de Jessica Chastain (belle à tomber) dans le drame The Disappearance of Eleanor Rigby et ses looks de New York girl estivaux et très pointus (combishort, bermuda, robe-chemise).




Le rétro sixties (chouette, l’œil de biche) d’Olivia Wilde dans la rom’ com’ The Longest Week, marquée par des influences de Whit Stillman, de Wes Anderson et de la french Nouvelle Vague.  





La myriade de silhouettes boyish et de petites robettes d’été de Keira Knightley dans Begin Again (sorti en France sous le titre très créatif de New York Melody), un pur fashion movie.


L.G.

lundi 29 septembre 2014

La citation du lundi

Source


Source

« Dans ma penderie, il y a autant de pièces masculines que féminines et je préfère être en smoking qu’en jolie robe. »

Cate Blanchett

vendredi 26 septembre 2014

Hello from L.A : le Max Factor Building




C’est là, juste à côté d’Hollywood Boulevard, à deux pas du Grauman’s Chinese Theater, que Max Factor a inventé le fond de teint qui sublimait les stars en Technicolor et aidé rien moins que Marilyn, Joan Crawford, Rita Hayworth ou Lucille Ball à trouver leur « signature style » via le maquillage, la couleur et la coupe qui les rendraient immortelles. C’est là aussi qu’il soumettait les actrices à son terrifiant calibreur de beauté, un casque tout en tiges de métal censé calculer les imperfections du visage, afin de pouvoir les corriger à coups de poudres et pinceaux ! 

Aujourd’hui, le bâtiment gris scintillant est devenu un musée dans lequel a été préservée la disposition de son Make-up Studio, avec ses salons pour les Blondes, les Red Heads ou les Brunettes, remplis de memorabilia et de pots et autres tubes aussi jolis et précieux qu’émouvants. Je ne dis pas que je voudrais absolument de me tartiner de cet épais Pan Cake ou de m’allonger les cils avec ces boîtiers dans lesquels il fallait cracher, mais ça me fait quand même un peu rêver.

L.G.

mardi 23 septembre 2014

Ce que je porte réellement de ma capsule wardrobe américaine



Je suis venue avec deux valises, j’aurais pu venir avec un baluchon. Car je dois porter à peine le tiers de ma capsule wardrobe (qui représente environ la moitié de tout ce que je possédais). Mais ça aurait été me séparer de plein de vêtements que j’adore. Et puis, la météo va changer, la canicule va s’arrêter (un jour) ! 

Car pour l’heure, depuis mon arrivée, on peut dire que je mets : mes deux jupes amples taille-basse qui m’arrivent à mi-mollet ; mes trois ou quatre robes les moins serrées et les plus aérées ; mes quelques t-shirts et débardeurs les plus fins ; un pull qui me sert uniquement pour aller au ciné ; mon cabas en tissu qui est tout défraîchi à force de trainer partout. Et c’est tout. C’est ce que j’ai de plus confortable en cas de chaleur extrême, et de moins contraignant en termes d’entretien (= tout peut passer au lavage le soir, même le sac).

La liste de ce que je ne porte pas est nettement plus longue : les t-shirts qui ne sont pas ultra fins et ultra loose ; tout ce qui est marinières et chemisiers à manches longues ; les pulls, les (nombreux) gilets ; le trench, les vestes, le manteau ; les robes qui nécessitent un fond de robe ; les robes en soie ; toute robe qui ne ressemble pas à une tente, en fait ; les jupes qui doivent se laver au pressing ; les jeans et les pantalons ; les shorts, mais ça, c’est juste parce que ça n’est pas mon truc en dehors des vacances ; et même mes sacs en cuir, car, détail glamour, je transpire trop dessus ;) 

Mais je serai ravie dans quelques mois de trouver tout ça à ma disposition et pas encore étrenné ici ! Même si j’ai tout de même bien conscience, en voyant ce avec quoi j’arrive à vivre quand je suis trop amorphe pour penser à mon style, que j’ai emporté plus qu’il ne me fallait.

L.G.

vendredi 19 septembre 2014

Comment j’ai ré-organisé ma capsule wardrobe dans mon nouveau home


Toute stressée de la garde-robe le sait : même la plus parfaite et la mieux pensée ne vaut rien si elle n’est pas correctement ordonnée ! 

Pour venir m’installer à Los Angeles, j’avais minutieusement mûri ma capsule wardrobe en France, mais il restait une inconnue de taille : qu’allais-je trouver dans ma nouvelle maison en termes de placards, de tiroirs, de penderies ? Dans mon appartement parisien, j’avais investi pas mal de temps et d’argent pour être impeccablement organisée, avec des cintres en bois identiques, des collections de boîtes Muji pour séparer les foulards, les ceintures… Ici, sachant que je ne suis dans cette maison que pour un an, je savais que je ne voulais pas dépenser d’argent. 

Récit de ma ré-organisation.

• Première constatation : l’espace ne manque pas quand on s’installe dans ce vaste pays qu’est les Etats-Unis (hormis à New York). A L.A, je me retrouve avec cinq fois plus de placards qu’à Paris. Parmi eux, deux grands dressings, un que je réserve aux enfants, et un…

• Ah ben zut, j’allais dire « un pour moi », mais mon homme a déjà pris possession des lieux, ses vêtements, pourtant moins nombreux que les miens, monopolisant les étagères. Il ne m’a laissé que les tringles, le bougre. Deux possibilités : hurler en étant indignée ; ou alors, profiter de ce que lui déteste ce qui n’est pas en piles, et de ce que moi, j’ai toujours rêvé de ranger mes affaires sur des cintres – toutes mes affaires, pas uniquement les manteaux et les robes. J’aime bien cette idée que ma garde-robe soit présentée comme dans une boutique, ça me fascine.

• D’accord, mais quid des cintres ? Traitez-moi d’hystérique si ça vous fait plaisir, mais pour moi, un placard dans lequel les cintres ne sont pas assortis, c’est inimaginable ;) Or, ça coûte cher, ces bébêtes. Les propriétaires ont laissé d’énormes paquets de cintres récupérés ici et là, certains sont en plastique, il y en a trois-quatre en bois, et une tonne en fil de fer, récupérés du pressing, avec encore dessus le papier « We Love Our Customers » ! Je prends le temps de mettre de l’ordre dans tout ça et je réussis à en réunir des couleur cuivre pour mes filles et des blancs pour moi.

• Le dressing est divisé en plusieurs tringles, donc j’en réserve une aux robes et aux pantalons, une autre aux gilets et aux manteaux… 

• Et pour la première fois de ma vie, je peux présenter les pulls et les chemises sur des cintres, youpi youpi ya ! Au-delà du plaisir de me comporter face à mon dressing comme dans un magasin (vous savez, on fait glisser sa main le long des vêtements, ou on attrape un cintre avec un geste ample – on joue à la marchande !), il y a la pure logique de ne plus voir mes chemisiers en soie se retrouver au bas d’une pile et en ressortir tout fripé. 

• Je suis à court de cintres pour les t-shirts et les débardeurs, donc je les range en piles. Mais je ne désespère pas un jour de pouvoir les suspendre.

• J’accroche aussi mes quelques sacs à main à des cintres, ça évite qu’ils ne s’écrasent les uns sur les autres.

• Pour les petites choses… j’ai de la chance : il y a un meuble à tiroirs d’aspect un peu vieillot mais super pratique juste en face du dressing, ça me permet d’ordonner avec soin sous-vêtements, pyjamas, maillots de bain et accessoires.

• En ce qui concerne les chaussures, il y a un placard dédié juste devant la porte de l’entrée, j’y range les paires qui me servent régulièrement au quotidien. Mes trois-quatre paires plus exceptionnelles, je les consigne par terre dans le dressing.

Conclusion : ma garde-robe américaine est pratique, claire, ordonnée, rien n’y est compressé ni caché (vive le choix de vêtements plus réduit qu’à Paris !). Dans mes fantasmes, j’aurais bien rendu le truc un peu plus esthétique, façon jolie boutique, avec les sacs un peu plus joliment exposés, les chaussures en touche déco, mais avec le capharnaüm de mon homme, qui laisse crouler ses piles de chemises sans frémir d’un sourcil, c’est tout bonnement impossible. 

L.G.







mercredi 17 septembre 2014

L’art de faire sa valise… selon le guide Louis Vuitton




J’ai trouvé ça à la fin du Louis Vuitton City Guide sur Los Angeles, qui ne me quitte pas (les adresses de pâtisseries et salons de thé ne m’y ont jamais déçue !). Et je crois que la technique fonctionne aussi bien avec des vêtements moins griffés ;)


L.G.