vendredi 19 septembre 2014

Comment j’ai ré-organisé ma capsule wardrobe dans mon nouveau home


Toute stressée de la garde-robe le sait : même la plus parfaite et la mieux pensée ne vaut rien si elle n’est pas correctement ordonnée ! 

Pour venir m’installer à Los Angeles, j’avais minutieusement mûri ma capsule wardrobe en France, mais il restait une inconnue de taille : qu’allais-je trouver dans ma nouvelle maison en termes de placards, de tiroirs, de penderies ? Dans mon appartement parisien, j’avais investi pas mal de temps et d’argent pour être impeccablement organisée, avec des cintres en bois identiques, des collections de boîtes Muji pour séparer les foulards, les ceintures… Ici, sachant que je ne suis dans cette maison que pour un an, je savais que je ne voulais pas dépenser d’argent. 

Récit de ma ré-organisation.

• Première constatation : l’espace ne manque pas quand on s’installe dans ce vaste pays qu’est les Etats-Unis (hormis à New York). A L.A, je me retrouve avec cinq fois plus de placards qu’à Paris. Parmi eux, deux grands dressings, un que je réserve aux enfants, et un…

• Ah ben zut, j’allais dire « un pour moi », mais mon homme a déjà pris possession des lieux, ses vêtements, pourtant moins nombreux que les miens, monopolisant les étagères. Il ne m’a laissé que les tringles, le bougre. Deux possibilités : hurler en étant indignée ; ou alors, profiter de ce que lui déteste ce qui n’est pas en piles, et de ce que moi, j’ai toujours rêvé de ranger mes affaires sur des cintres – toutes mes affaires, pas uniquement les manteaux et les robes. J’aime bien cette idée que ma garde-robe soit présentée comme dans une boutique, ça me fascine.

• D’accord, mais quid des cintres ? Traitez-moi d’hystérique si ça vous fait plaisir, mais pour moi, un placard dans lequel les cintres ne sont pas assortis, c’est inimaginable ;) Or, ça coûte cher, ces bébêtes. Les propriétaires ont laissé d’énormes paquets de cintres récupérés ici et là, certains sont en plastique, il y en a trois-quatre en bois, et une tonne en fil de fer, récupérés du pressing, avec encore dessus le papier « We Love Our Customers » ! Je prends le temps de mettre de l’ordre dans tout ça et je réussis à en réunir des couleur cuivre pour mes filles et des blancs pour moi.

• Le dressing est divisé en plusieurs tringles, donc j’en réserve une aux robes et aux pantalons, une autre aux gilets et aux manteaux… 

• Et pour la première fois de ma vie, je peux présenter les pulls et les chemises sur des cintres, youpi youpi ya ! Au-delà du plaisir de me comporter face à mon dressing comme dans un magasin (vous savez, on fait glisser sa main le long des vêtements, ou on attrape un cintre avec un geste ample – on joue à la marchande !), il y a la pure logique de ne plus voir mes chemisiers en soie se retrouver au bas d’une pile et en ressortir tout fripé. 

• Je suis à court de cintres pour les t-shirts et les débardeurs, donc je les range en piles. Mais je ne désespère pas un jour de pouvoir les suspendre.

• J’accroche aussi mes quelques sacs à main à des cintres, ça évite qu’ils ne s’écrasent les uns sur les autres.

• Pour les petites choses… j’ai de la chance : il y a un meuble à tiroirs d’aspect un peu vieillot mais super pratique juste en face du dressing, ça me permet d’ordonner avec soin sous-vêtements, pyjamas, maillots de bain et accessoires.

• En ce qui concerne les chaussures, il y a un placard dédié juste devant la porte de l’entrée, j’y range les paires qui me servent régulièrement au quotidien. Mes trois-quatre paires plus exceptionnelles, je les consigne par terre dans le dressing.

Conclusion : ma garde-robe américaine est pratique, claire, ordonnée, rien n’y est compressé ni caché (vive le choix de vêtements plus réduit qu’à Paris !). Dans mes fantasmes, j’aurais bien rendu le truc un peu plus esthétique, façon jolie boutique, avec les sacs un peu plus joliment exposés, les chaussures en touche déco, mais avec le capharnaüm de mon homme, qui laisse crouler ses piles de chemises sans frémir d’un sourcil, c’est tout bonnement impossible. 

L.G.







mercredi 17 septembre 2014

L’art de faire sa valise… selon le guide Louis Vuitton




J’ai trouvé ça à la fin du Louis Vuitton City Guide sur Los Angeles, qui ne me quitte pas (les adresses de pâtisseries et salons de thé ne m’y ont jamais déçue !). Et je crois que la technique fonctionne aussi bien avec des vêtements moins griffés ;)


L.G. 




mardi 16 septembre 2014

L’irrésistible efficacité (parfois) de l’achat-panique…


Jeanne-Aurore a une expression qu’elle utilise très souvent : l’achat-panique. Le genre de situation où l’on sait que l’on a besoin d’un vêtement (pour combler un manque dans l’armoire, pour une occasion particulière) et où l’on part bille en tête avec la ferme idée de devoir le trouver, plutôt que de le laisser venir à nous par surprise. 

Elle déteste ça, Jeanne-Aurore, l’achat-panique. Je dirais même qu’elle le redoute. Moi aussi un peu, du coup, par contagion, par solidarité féminine ;) Or, je me suis retrouvée cet été dans une situation d’achat plus que panique à bord, puisque j’avais cinq minutes top chrono pour dégoter un pull avant ma séance de ciné (impossible pour une frenchie, je vous le dis, de survivre à l’air frigorifié des cinémas angelinos). J’étais au Grove, un mall à ciel ouvert que les Américains trouvent très européen, parce qu’on peut y quitter sa voiture pour marcher à l’air libre (youpi !), même si un véritable Européen se sent plutôt dans la Main Street de Disneyland… Bref : j’ai foncé chez J. Crew et j’ai attrapé ce pull (en photo) après un tour express. Il semblait chaud, enveloppant, un peu tente… Pile ce qu’il me fallait ! J’avoue que je ne l’aurais jamais acheté en temps normal, parce qu’il n’est pas du tout mon style a priori, avec son côté dégoulinant plus long derrière que devant, son casual limite no-look à la Jennifer Aniston. Et pourtant… Il m’a accompagnée lors de tout mon périple à remonter vers le nord (où il fait nettement plus frais qu’à L.A), s’intégrant parfaitement à ma garde-robe existante, recouvrant classement mes jupons flous ou mes mini capris. 

Conclusion : l’un de mes meilleurs achats de l’année est un achat-panique. Et si je devais finalement shopper plus souvent dans l’urgence ? Dans ces moments, on n’a que l’utilité en tête, on vise l’efficacité. Et on n’a pas le temps d’écouter le petit démon qui serine qu’on n’en a pas besoin maintenant mais que c’est tellement joli et qu’il y a 20% de réduction.

L.G.

lundi 15 septembre 2014

La citation du lundi



« J’avais l’air cool. Cette chemise blanche… C’était un look différent pour moi. »

Julia Roberts à propos du film Closer dans le magazine Elle, en réponse à la question « Dans quel film vous trouvez-vous la plus belle ? »


vendredi 12 septembre 2014

Est-ce que les gens sont bien lookés à L.A ???

L.A dans le Vogue français / Source

Est-ce que les gens sont bien lookés à L.A ? C’est la question existentielle que je ruminais ce matin devant mes céréales. Pendant des années, vu de France et des magazines, j’ai eu l’impression qu’il n’y avait dans les rues que des Kirsten Dunst, des Rachel Bilson, des Jessica Alba, des Kate Bosworth, des Olivia Palermo – des filles qui ont toujours le détail qui tue. Alors qu’en vivant là, ce qui me frappe, c’est au contraire… l’absence de détail. Explication :

• Je suis arrivée en juillet, et pratiquement tous les jours, les températures ont été caniculaires (d’ailleurs, voilà encore qu’ils annoncent jusqu’à 37 degrés ce week-end). Ce qui signifie que, concrètement, la chaleur écrase tout : le moindre élément de style, ceinture, collier, chapeau, est perçu comme ajoutant du poids, songer à upgrader l’allure avec une veste ou s’amuser avec les superpositions tient de l’aberration. D’où l’uniforme made in L.A : short en jean + tongs + t-shirt. Vu d’ailleurs, cela peut sembler frais et décalé, mais ici, c’est un peu le slim-bottines français : facile, cool, mais quand même vu et revu. Les détails qui font la différence, c’est peut-être sur les filles paparazziées qu’on les voit, plus rarement sur le commun des mortelles.

• Du coup, on devient vite paresseux en termes de style, et on se laisse aller au zéro brainstorming. Puisqu’en plus tout va à la lessive le soir-même, autant attraper le matin ce qu’on a nettoyé dans la nuit… Mon uniforme à moi, qui ne suis pas très très shorts, c’est une grande jupe qui m’arrive à mi-mollet avec un t-shirt tout fin, ou bien une robe qui ne moule pas, ne pince pas, n’accroche pas, ne serre pas. Less is more and easy is even better !

• Il y a quand même une catégorie qui fait des efforts : les hipsters ! Mais eux vivent dans un monde parallèle, avec leur barbe qui tient chaud rien qu’à la regarder, et ils n’ont pas réellement d’équivalent féminin ;)

• Il y a aussi le cas du vendredi soir et du samedi soir où là, comme on a été casual toute la semaine, on se lâche et où on devient très (trop) extrême : plus rien n’est mou, plus rien n’est flou, tout est court et comprimant et perché sur des talons démesurés. Une certaine idée du chic à l’américaine…

• Evidemment, le style de L.A n’est pas à 100% homogène, mais ça, c’est le propre de toutes les grandes villes, Paris, New York ou ailleurs. La silhouette n’est pas la même sur Rodeo Drive, où tu ne quittes ta voiture que pour t’engouffrer dans une boutique climatisée, que dans le très branché Silver Lake où tu te balades plus volontiers en vélo.

• Mais hormis toutes ces petites parenthèses, le style angelino tel qu’il m’apparaît reste extrêmement casual et low-key. Et j’y vois aussi l’expression d’un tempérament qui me plaît chez nos amis américains : une absence de snobisme, de jugement, une certaine bienveillance. En bonne Française, j’appréhendais énormément l’entrée de ma fille aînée dans une 6ème américaine, je l’imaginais propulsée dans l’univers de Mean Girls, raillée pour son goût de coquette en jupettes et sandalettes, alors que pas du tout, elle a été immédiatement accueillie par des filles en baskets, qui clairement n’en ont rien à fiche de son look. Cela sera peut-être une autre histoire dans trois ans, n’empêche, dans une ville où cela ne choque pas d’aller au supermarché en pyjama, ou de passer le week-end à bruncher en tenue de fitness… je n’inquiète pas (ou plus !).   

Question : que deviendra la silhouette locale dans quelques semaines, quelques mois ? Quand on sera entrés dans « l’hiver » (20-25 degrés la journée ;)) ? Peut-être que là, les vitrines super stylées que l’on aperçoit dès à présent, celles de J. Crew par exemple, dont j’adore les mannequins habillés de chemises Oxford dépassant d’un pull de marin avec un carrot pant ou une jupe portefeuille, auront enfin un sens. Que toutes les filles assommées par la chaleur du moment tiendront leur revanche. Ou peut-être, au contraire, que l’indolence vestimentaire, qui a quand même du bon (c’est extrêmement reposant ;)), fera force d’habitude… A suivre !

L.G. 

Hello from L.A : rétro and co


Grace Kelly et Cary Grant sur l’écran du Hollywood Bowl, l’élégance au zénith /
 Humphrey Bogart et Ingrid Bergman chic-issimes, tous les jours dans mon assiette / Ici, même les parkings cultivent le glamour… / 
Cette photo de moi et mes filles a les couleurs de Funny Face, j'adore !



Les messages rigolos-décalés pullulent dans la ville / Inimitable, le collier de pâtes offert par ma fille / 
Des aimants fabriqués en attendant le film Little Darlings (délice eighties) / Trop chic, le coussin en jean de l’hôtel Farmer’s Daughter



Le « September Issue » de Vogue, un pavé de 856 pages de pubs / Cette ville a décidément le sens de l’artistique… / 
Jessica Lange, sublime égérie de la nouvelle campagne Marc Jacobs

L.G.

lundi 25 août 2014

Ma pensée du lundi...


C’est que nos préoccupations de capsule wardrobe ne datent pas d’aujourd’hui ! Comme le prouve cette couverture du Elle du 2 avril 1956 (la différence, c’est qu’à l’époque, il fallait se la fabriquer en suivant les patrons ;)).

L.G. 

jeudi 21 août 2014

Hello from L.A : snap shops


A L.A, on ne dit pas « 2 minutes à pied », mais « 1 minute en voiture » / Je vivrais bien dans une boutique James Perse… / 
L’eau James Perse n’est pas mal non plus ;) / Franchement, les magasins angelenos en jettent… 



En France, on ne rêve que de Californie, en Californie, ils ne rêvent que de la France / J’aime bien ces vitrines Gap Kids estivales / 
Connaissez-vous le « glamping » (glamour + camping) ?!

L.G.