lundi 25 août 2014

Ma pensée du lundi...


C’est que nos préoccupations de capsule wardrobe ne datent pas d’aujourd’hui ! Comme le prouve cette couverture du Elle du 2 avril 1956 (la différence, c’est qu’à l’époque, il fallait se la fabriquer en suivant les patrons ;)).

L.G. 

jeudi 21 août 2014

Hello from L.A : snap shops


A L.A, on ne dit pas « 2 minutes à pied », mais « 1 minute en voiture » / Je vivrais bien dans une boutique James Perse… / 
L’eau James Perse n’est pas mal non plus ;) / Franchement, les magasins angelenos en jettent… 



En France, on ne rêve que de Californie, en Californie, ils ne rêvent que de la France / J’aime bien ces vitrines Gap Kids estivales / 
Connaissez-vous le « glamping » (glamour + camping) ?!

L.G.

mardi 19 août 2014

Question-réponse : pour ou contre le dédoublage des basiques ?

Photo Peter Lindbergh - Source

Jeanne-Aurore à Laure : Dans l’absolu, je suis tout à fait pour l’idée d’acheter en plusieurs exemplaires un basique idéal. Mais récemment, alors que je me posais la question de m’acheter un second exemplaire d’un short formidable, ainsi que de la jupe et du slack que tu m’as aidée à redécouvrir (je les porte sans cesse et je sens qu’à ce rythme ils vont s’user), je me suis demandée si ce n’était pas un moyen déguisé de retomber dans l’achat compulsif. Quel est ton diagnostic ?

Laure à Jeanne-Aurore : Mmm… Ta question est difficile chère Jeanne-Aurore, car il y a des années que je t’entends louer le principe de « buying multiples »… et des années que ce principe ne me parle pas du tout (allez, j’avoue tout). Comme tu le sais, je suis une acheteuse compulsive de certaines catégories de vêtements : mes fameuses petites robes noires, par exemple, ont peut-être l’air d’être les mêmes, mais en réalité, elles ont toutes des tissus, des coupes, des détails qui les rendent toutes différentes. J’aime les vêtements qui me ressemblent et qui se ressemblent… mais je n’ai quand même pas envie qu’ils soient parfaitement identiques : sinon, je me lasse. 

Donc personnellement, hormis pour les basiques de chez basique (t-shirt Petit-Bateau), je préfère l’excitation que procure un achat légèrement nouveau (mais pas trop !) plutôt que la sécurité que procure un achat dédoublé. Mais pour toi, qui est plus rigoureuse que moi… je ne sais pas. Je suis quand même tentée de te dire que si tu te lasses, tu te retrouves non pas avec un, mais avec deux vêtements sur les bras ! En outre, est-ce que ça t’arrive franchement régulièrement, d’avoir abimé ton pantalon ou ta jupe au point de ne plus pouvoir le porter, alors que tu rêverais de le faire ? Comme je sens, chère amie, que tu vas me dire oui, que tu vas me reparler de ces jeans qui se sont décousus au genou… j’ajouterai que si un vêtement devient importable, eh bien, c’est peut-être finalement une bonne occasion d’en changer. D'avancer. Moving on, comme on dit où je suis. D’aller fouiller dans ta garde-robe pour redécouvrir d’autres trésors qui ne demandent qu’à faire évoluer ton style, comme ça t’est arrivé récemment avec les pièces dont tu me parles. D’autant que tu sais que pour ça, je serai toujours là pour toi ;)

lundi 18 août 2014

La citation du lundi


Kate Moss par Enrique Badulescu pour Harper's Bazaar US (avril 1994)
source

"Je ne porte plus que des jeans noirs ou gris maintenant. Si tu as un look différent tous les jours, alors tu crées une attente et tu te fais harceler par les paparazzi. Alors que si tu t'habilles tous les jours pareil, ils finissent par se lasser et te laissent tranquille."

"I just wear black jeans now. Or gray. If you do a different look everyday they're going to be waiting for the next look, and then it's a paparazzi shot. Whereas if you just wear the same thing, then they get bored and leave you alone."

Kate Moss
dans Vanity Fair


jeudi 14 août 2014

Hello from L.A : Hearst Castle



A quelques heures de Los Angeles, le château délirant qui a inspiré le Xanadu de Citizen Kane est tout plein de vêtements des années 20 et 30. Il paraît que William Randolph Hearst, magnat de la presse et propriétaire des lieux, mettait des tenues à disposition de ses invités (les socialites de l’époque : Clark Gable et sa femme Carole Lombard, Charlie Chaplin, tout un tas de starlettes d’Hollywood…). J’aurais bien aimé être là ;)

L.G.

mercredi 13 août 2014

Dans mes archives : l'armoire essentielle de Tricia Jones


scan : L'armoire essentielle

J'adore cet article (cliquez sur les images pour les voir en grand) consacré à Tricia Jones, tête pensante du magazine de mode i-D. Paru en 2007 dans l'édition "Ageless Style" du Vogue UK, je l'avais déjà mis en ligne sur mon ancien blog, mais il me semble toujours d'actualité. Même si on sent chez cette femme la fan de mode qui collectionne les belles pièces, il n'y a rien de m'as-tu-vu dans son approche, tout semble porté, aimé, patiné. Le mix de la robe brodée vintage et de la veste en jean est tout bonnement génial.

From my vault: this amazingly inspiring look into the wardrobe of i-D founder Tricia Jones (click on image for better viewing) published in the 2007 "Ageless Style" issue of Vogue UK.

J.A.C.

mardi 12 août 2014

Diane Keaton : nouveau film, même style



Jeanne-Aurore et moi nous sommes souvent demandées si, dans ses films, Diane Keaton n’exerçait pas une influence toute particulière sur le choix de ses costumes. Bon, le boyish mythique d’Annie Hall, c’est clair, c’était elle. Mais même plus récemment, et notamment dans le merveilleux Tout peut arriver, que nous adorons toutes les deux, elle porte toujours des vêtements qui, 1, se ressemblent, et 2, lui ressemblent – prenez les photos des avant-premières qui vont avec, et vous verrez qu’elle est habillée dans la vie comme dans le film ! 

Je me suis encore posée la question en voyant, à Los Angeles, And So It Goes (qui n’a pas de date de sortie française. Il faut dire que ça a beau être le nouveau film de Rob Reiner, c’est bâclé comme pas permis, bourré de gags idiots et éculés, une rom’ com’ dont on devine l’issue dès les cinq premières minutes : Michael Douglas est un veuf imbuvable, froid et maussade, Diane Keaton une veuve pétillante, émotive et charmante, ils sont voisins, s’entendent comme chien et chat, à votre avis… comment cela va-t-il se finir ?!). Le film est naze, mais les looks de Diane Keaton, eux, sont divins. Le pur prolongement de Tout peut arriver, mais aussi de Meurtre mystérieux à Manhattan, du Club des ex, Raccroche ou Esprit de famille : des pantalons larges à taille haute, des ceintures épaisses, des cols ronds et des cols en V, des chemises blanches, des vestes en tissu froissé, des chapeaux et des foulards… J’ai un faible pour une scène dans laquelle elle porte une marinière avec un petit bandana noué dans le cou : c’est tout simple et c’est super joli. Très inspirant, donc. Mais aussi très intrigant : Diane Keaton est, à mon sens, un cas unique d’actrice qui ne se transforme jamais (ou jamais plus, disons), et fait que ses personnages ne relèvent pas tant de la fiction que de la pure projection d’elle-même… J’ai lu sa bio il y a quelques années et j’espérais vraiment trouver une réponse à ce mystère (d’où sort-elle cette exigence ? ce pouvoir ???), mais ça n’a pas été le cas. A suivre, maybe…

L.G.

lundi 11 août 2014

Ma pensée du lundi...








Eté = revoir Point Break. Et se laisser inspirer par la garde-robe tout terrain de Johnny Utah (a.k.a. Keanu Forever), sa collection de t-shirt gris, denim low-profile, et accessoires burinés. Sauts en chute libre et cascades de surf optionnels. "Utah, get me two !"

August is definitely the month to rewatch Point Break for the umpteenth time. And definitely get inspired by Keanu's no fuss no muss wardrobe of tees and denim. Definitely. "Utah, get me two!"

J.A.C.



vendredi 8 août 2014

Ces affaires qui voyagent bien



Dans ma prochaine vie, j'adorerais être une voyageuse décontractée, voguant d'aéroport en aéroport avec un simple bagage cabine et quelques essentiels, légère et toujours impeccable (genre Dominique Loreau + Bianca Jagger). Dans cette vie-ci, je suis coincée avec mon karma de voyageuse familière des insomnies pré-départ, terrorisée à l'idée d'oublier sa petite laine au-cas-où. Malgré tout, au gré des valises, j'ai fini par trouver quelques options qui m'aident à voyager (plutôt) léger.

• 1 kit beauté light Masque hydratant en sachet, pinceau rétractable, terracotta multi-usages, disque imbibés de dissolvant, vernis transparent base + topcoat, barrettes et élastiques à tout faire (cacher un bad hair day, retenir ses cheveux pour le démaquillage) : ce sont déjà mes basiques au quotidien, puisque j'ai épuré ma routine autant que possible. Je n'ai plus qu'à tout glisser dans une pochette transparente.

• 1 trousse en nylon Ultra-fine, elle contient tout un barda beauté une fois dépliée. Avec ses anses, elle peut devenir sac pour transporter ses produits solaires au bord de la piscine.

• 1 bandana en coton Noué dans les cheveux pour se laver la figure (évite d'emporter un bandeau à cet usage) ou juste faire joli, porté en foulard de paysanne, ou transformé en foulard anti-clim' : je l'utilise pour tout. Il se lave dans un lavabo, sèche en une heure. Dans le même esprit, le drap en coton qui ne prend pas de place et sert à  la plage, pour un pique-nique...

• 1 chapeau qui se plie plus facile à vivre que les chapeaux de paille.

• Des sandales métallisées Laure aussi est fan de sandales plates or ou mordorées. Parce que c'est confortable, que ça ne prend pas de place et que ça habille une tenue tout de suite. Cela en fait-il le nu-pied immémorial ? A  débattre...

• Les trucs qui se roulent en boule Rien de mieux qu'un vêtement qu'on peut rouler sans le froisser, qui se lave sans avoir besoin de se repasser,  comme ma jupe en jersey.

A few essentials that help me deal with packing anxiety. not that this is going to prevent my pre-travelling sleepless nights.

J.A.C.



jeudi 7 août 2014

Hello from L.A… en 3 styles !



1. J’arrive. Je suis comme à Paris : tirée à quatre épingles.  



2. Tiens tiens, je me laisse contaminer par la boho vibe de la ville…



3. Preppy, me ??? Ah oui, mais seulement parce que je fais du sport ;)

L.G.

mercredi 6 août 2014

Dans mes archives : Portrait Of A Lady

Audrey Hepburn par Sid Avery (1957)
source

Ce post est paru la première fois sur mon ancien blog,
 Le Club du Style, en 2007. 


Ces derniers temps, Paris m’a donné des coups, et pas uniquement au figuré. J’étais donc un peu fâchée avec la ville, lassée du manque de courtoisie ambiant – un sentiment encore exacerbé par mon passage à Stockholm où, c’est peut-être mon statut de touriste qui m’a fait embellir les choses, le civisme ne semble pas encore être lettre morte. Mais aujourd’hui, une rencontre avec un beau personnage m’a un peu réconciliée avec la patrie parisienne.

Cela fait un an, peut-être plus, que je croise au détour des rues du Marais une femme extraordinaire. Avec sa silhouette tout en finesse, ses cheveux argent coupés court, ses années portées superbement, je l’ai repérée à plusieurs reprises sans jamais oser l’aborder. Il faut dire, manque de bol suprême, qu’à chacune de ses apparitions j’étais sans appareil photo (et donc sans moyen de capture sa classe folle) et qu’elle était toujours à vélo, un petit chien logé dans le panier avant accroché à son guidon, filant à toute allure. Une vision particulièrement mémorable : le jour où je l’ai aperçue en col roulé noir, jean brut fuselé, petites ballerines toutes simples et rouge à lèvres carmin, comme sortie des pages du Harper’s Bazaar de 1961.

Bref. Sans connaître cette femme, sans lui avoir jamais adressé la parole, je lui vouais un culte silencieux et je repensais souvent à elle. Depuis plusieurs mois, je ne l’avais pas croisé et, d’une certaine manière, j’appelais de mes vœux une rencontre fortuite, espérant encore une fois la voir me donner une leçon de mode.

Et puis aujourd’hui, à deux pas du Musée Picasso, la voilà arrêtée au coin d’une rue. J’enregistre instantanément sa tenue estivale : polo couleur mandarine, pantalon cigarette noir, ballerines chinoises à brides en velours noir. Et puis, toujours le même vélo, toujours les lèvres carmin, toujours la grâce de jeune fille maintenue malgré les années, toujours le petit chien dans son panier avant, toujours cette impression que si Audrey Hepburn était encore de ce monde, elle aurait justement ce charme-là.

Chargée de mes courses, de mon bouquet de dahlias, un peu ridicule mais pour une fois décidée de ne pas laisser passer la chance, je fonce sur l’objet de mon obsession. Et je lui avoue tout. Que je la croise depuis des mois sans oser l’aborder. Qu’elle est la femme la plus élégante que j’aie jamais croisée à Paris. Que son allure incroyable et son chic inné me mettent en joie.

En face de moi, un grand sourire : « Mademoiselle, vous venez de faire ma journée. » Elle a un accent américain craquant, elle est encore plus belle de près que de loin. « Non, c’est vous qui venez de faire la mienne, lui dis-je ». Puis chacune part de son côté, en disant que nous espérons nous croiser bientôt. Cette fois-là, je l’espère, j’aurai mon appareil avec moi. Car mes mots peinent à rendre justice à cette femme dont je ne connais pas le nom et qui a su, en un sourire, me re-donner envie de croire que le monde n’est pas si moche que ça.

J.A.C.

lundi 4 août 2014

Ma pensée du lundi...

via the fashion spot

... est pour Laure, qui désormais vit à L.A. et à vélo, et à qui cette silhouette me fait irrésistiblement penser. Pensée aussi pour l'idée de la jupe sous le genou à déboutonner, que je trouve assez fantastique l'été.

Helena Christensen par Friedman Hauss pour Elle France, juillet 1989

J.A.C.

lundi 28 juillet 2014

Ma pensée du lundi...



J'adore quand un cadeau tombé du ciel se double d'une solution pratique. L'autre jour, ma mère m'a donné cette pochette fabriquée à partir de tissus de kimonos : le réceptacle idéal pour ranger ma collection de lunettes.

Love it when an unexpected gift doubles up as an unexpected solution to a domestic problem. Like this made-out-of-kimono-cloth pouch that my mom gave me and that is perfect to corral my collection of glasses.

J.A.C.




vendredi 25 juillet 2014

S'habiller pour un mariage : le débrief



Le problème
Il y a deux semaines, j'étais invité à un mariage en Italie. Le truc romanesque mais qui, moi, me fait paniquer. Les mots "occasion" + "habillée" ont le don de me pousser à des achats absurdes (type escarpins à talon doré importables) ou des choix à côté de la plaque. 

La solution
Mais cette fois-ci, grâce à mon question/réponse avec Laure, j'avais une stratégie :
- ne faire aucun achat pour l'occasion,
- recycler des pièces déjà dans mon armoire, 
- miser sur un combiné chemise/jupe crayon facile.

Le résultat 

- 1 chemise brodée qui, depuis 5 ans, m'accompagne à tous les mariages auxquels je suis invitée. 
Le - : elle a eu besoin d'un repassage au sortir de la valise. 
Le + : confortable comme un pyjama.
&
- 1 jupe en jersey (raccourcie et validée après mon tri de garde-robe avec Laure). 
Le - : aucun. 
Le + : infroissable + taille stretch bienvenue après la farandole des desserts.
&
- 1 paire d'escarpins ouverts  
Le - : j'ai eu du mal à quitter mes Birkenstock pour les enfiler. 
Le + : les seules chaussures à talons avec lesquelles j'arrive à danser jusqu'à quatre heures du matin.
&
- 1 option "hair & makeup" a minima : queue de cheval, un peu de poudre, blush, mascara et baume à lèvres, et hop.


My solution for attending a wedding (or any posh event, really): wear stuff you already own and are confortable in, don't fuss with hair and makeup if you're a lo-fille gal at heart and make peace with the fact that however well made and balanced certain pairs of high heels can be, they'll never be as comfy as Birkenstocks.

J.A.C.




mercredi 23 juillet 2014

L'interview valise : Jennifer


Illustration : Jennifer Hoyden via Cartooning Around

Quand je vois comment mon amie new-yorkaise Jennifer gère sa garde-robe, je me dis que c'est elle, en réalité, qui devrait tenir un blog intitulé "L'armoire essentielle". Vous aviez déjà eu un aperçu de son armoire très pensée il y a quelques temps. Récemment, alors qu'elle était en partance pour un long voyage en Europe, j'ai eu envie qu'elle nous dise ce qu'elle emportait. Je n'arriverai jamais à ce stade de minimalisme, mais je sais qu'elle va m'inspirer à l'heure où je suis en train de composer ma propre valise pour le mois d'août. Et, j'avoue, j'ai été rassurée quand elle m'a avoué avoir emporté une grosse trousse de soins pour la peau et les cheveux ;-)  Ah, et si vous voulez suivre les tenues du jour illustrées de Jennifer, rendez-vous sur son site Cartooning Around et sur son Pinterest.


Comment arrives-tu à voyager léger ?
J'ai fait ma valise avec trois idées en tête : le confort, l'envie que tout se coordonne, la variété. Je savais que le temps serait très variable, entre l'humidité londonienne et la chaleur munichoise. Je voulais que chaque haut s'associe avec les bas afin de voyager léger, puisque j'aurais à faire et défaire mes valises trois fois à cause d'un stop à Londres au retour.

Quels sont tes essentiels pour ce voyage ?
Pour 12 jours, je ne voulais pas me sentir limitée car c'est comme ça que je me retrouve à faire des achats impulsifs, qui en vacances, donnent souvent des résultats mitigés. J'ai donc fait en sorte d'apporter suffisamment d'accessoire pour éviter de me lasser de mes propres affaires. Au total j'ai pris 4 hauts et 2 bas, 2 paires de chaussures, 1 broche, 1 étole, 1 sac à main et 1 cabas en soie, 1 paire de boucle d'oreilles, et 2 bracelets. Au moment de partir (et non illustré sur mon dessin), j'ai attrapé mon trench, ma montre et un bandana (que j'étais bien contente d'avoir pour dompter mes cheveux post-air conditionné à la sortie de l'avion).

Et tu arrives à t'en sortir avec aussi peu ?
Notre appartement à Londres a une machine à laver. Tout, sauf les jeans, peut sécher en une nuit. En général, si je suis à l'hôtel, je fais carrément ma lessive dans le lavabo, avec un détergent un peu luxe que j'apporte spécialement (je me méfie des services de nettoyage, j'ai eu parfois des vêtements perdus). Pour ce voyage, nous partons donc pour Munich avec la lessive faite, et je glisse un débardeur sous mes chemises pour les faire "durer" un peu. En voyage, j'essaye de me rappeler que tout laver après seulement un usage est une pratique assez récente dans l'histoire du vêtement !

Quel est ton indispensable pour rester digne après huit heures d'avion?
Je suis absolument acquise au jean 100% coton pour voyager. Il supporte qu'on le porte des heures durant, sans pocher aux mauvais endroits.



My lovely friend Jennifer is truly the one who should run a blog called "L'armoire essentielle". You may recall her interview on her minimal approach to dressing. This time, I asked her to share how she packed for a long trip she was taking in Europe. Needless to say this is inspiring me right now as I'm packing myself for the August holidays. Oh, and if you want to see more of Jennifer's illustrated outfits of the day, check out her blog Cartooning Around and her Pinterest.


How do you manage to travel light?
I packed with three basic needs: comfort, coordination, variety. I knew weather would range widely, between London's damp cold and Munich's heat. I wanted each top to coordinate with the bottoms so that I could travel light, since I would be packing and unpacking three times due to an extra night in London at the end. 

What were your essentials on this trip?
For a 12-day trip, I didn't want to get tired of my options because that always leads to impulse shopping, which, when done on vacation, is often even less successful than normal impulse shopping. So, making sure to bring some accessories helps keep me amused with my own clothes. I packed 4 tops and 2 bottoms, two pairs of shoes, a brooch, a shawl, a purse and a silk tote, a pair of earrings, and two bracelets. On my way out the door, not pictured here, I grabbed my trench, my watch and a bandana (which I really appreciated for holding back airplane hair when we first arrived).

Do you manage to get by with so little? How about laundry?
We rent a flat in London which always has a washing machine. Everything but the jeans can easily hang dry overnight. Ordinarily, if we are in hotels, I'm happy to launder a top or two in the sink to refresh it (and I like to bring an especially nice detergent for that purpose), because I've sent things out in the past and they've been lost. On this trip, we are heading to Munich with everything fresh from our machine, and I will wear an undershirt to extend a shirt or two. (When traveling, it is practical to remember that washing everything after one use is a relatively new habit in the history of garments.)

What is your must-have to remain dignified after an 8-hour flight?
I'm totally biased in favor of 100% cotton jeans for travel. It holds up very well during intense wear, without bagging in weird places.


J.A.C.



lundi 21 juillet 2014

Ma pensée du lundi...



Mais comment ai-je pu oublier l'existence des imprimés durant toutes ces années ? Ils rendent quand même la vie plus chouette...

Why the hell did I stay away from prints for so long? They make life so darn happy...


J.A.C.



mercredi 16 juillet 2014

Comment Laure a revisité mon armoire



Avant

Quand vous êtes le nez dans le guidon d’un projet, vous pouvez manquer de recul. Cela m’arrive souvent avec mes textes, que j’aime laisser reposer le temps d’une nuit de réflexion et reprendre le matin, à tête reposée. Soudain, les erreurs ou tournures de phrase alambiquées que j’avais laissées passer la veille me sautent aux yeux dans toute leur horreur. Avec mon armoire, plus dur de faire les choses à tête reposée. Je suis une « serial trieuse », qui a passé des années à faire autant d’erreurs d’achats que de tri, me séparant à de nombreuses reprises de vêtements que j’ai ensuite regrettés,  puis parfois cherché à racheter sous une forme différente, souvent pour m’en séparer ensuite. Vous connaissez cette phrase, d’Einstein je crois, qui définit la folie comme l’acte de répéter encore et encore la même erreur ?

Ces six derniers mois, j’ai endigué la folie, grâce à mon projet « armoire 2.0 ». Mais, restait une pile de vêtements – à garder ? donner ? modifier ? – à propos desquels je me sentais capable d’erreurs de jugement maousse. Bien sûr, quand il s’agit de porter mon regard sur l’armoire d’une autre, aucun problème de lucidité, et c’est ainsi que j’ai aidé Laure à composer la garde-robe essentielle de son grand départ à Los Angeles. Si le but de la manœuvre était de l’inspirer, elle, c’est moi qui suis ressortie de notre session avec une envie : et si je confiais au bon sens terrien de Laure le soin de faire le tri dans ma « boîte noire » de doutes vestimentaires ?

Pendant

Quand Laure débarque chez moi, je me demande d’ailleurs pourquoi l’idée ne m’est pas venue plus tôt. En quinze ans d’amitié, j’ai pu prendre la mesure de son jugement serein. Mais peut-être est-ce seulement maintenant que j’entretiens un rapport apaisé avec mon armoire que je suis prête à suivre son bon sens ? Mais trêve de Freud à deux balles, Laure, comme à son habitude, plonge dans le vif du sujet.

• Nous commençons par une ribambelle de tops en lin. Ils sont jolis, faciles à vivre, mais je n'en ai pas envie en ce moment. La suggestion de Laure : les délocaliser en vacances et, en attendant, les mettre de côté dans une boîte spéciale « voyage », avec mon maillot de bain, mon paréo, etc.  J’adore l’idée d’avoir des essentiels à redécouvrir au moment de faire une valise et qui ne me manqueront pas s'ils s'abiment ou se perdent. 
• Nous passons à ma collection de pantalons noirs. Dire que j’ai diagnostiqué à mon amie une obsession des robes sombres... Laure aligne les solutions. Le pantalon taille  haute porté et reporté que je voulais transformer en short ? « Le short, ça ne s’improvise pas ! ». Mais le pantalon, beau, en bel état, est à garder dans une boîte le temps de sembler à nouveau frais. Le skinny que je pensais potable ? Trop fané, trop moulax, bon pour la benne à recycler. En revanche, un jean court et un slack  enthousiasment Laure : avec un haut simple, une veste et des sandales, ils seraient parfaits. Voilà résolue, en un instant, ma quête de panoplie pour les occasions chics !
• Puis je dis adieu à deux chemises que je pensais encore mettables, après que Laure m’ait fait remarquer, avec tact, des taches irrattrapables. 
• Mais le jean blanc - que je voulais transformer en short lui aussi ! - sera très bien dans la boîte « voyage ».
Last but not least, une jupe longue noire en jersey. Là, Laure valide enfin mon idée de retouche et mon projet d’en faire une jupe sous le genou. Yes ! Et elle me suggère de la porter avec un haut rentré dedans, ce qui, à ma grande surprise, est très flatteur.

L’inspection est finie, je me sens totalement en accord avec les choix de Laure. Ce qui doit être mis de côté est rangé dans la boîte appropriée. Les deux pantalons noirs « rescapés» sont mis sur cintre, la jupe est en partance pour le retoucheur. Je ressens la sensation joyeuse des shoppings réussis… sauf que je n’ai pas déboursé un cent.

Après

J’attends toujours avec impatience le retour de ma jupe chez le retoucheur. En attendant, je savoure le travail accompli. J'ai adopté l’idée de la boîte « vacances » qui donne la sensation d’avoir des vêtements tout prêts et frais à attraper au moment d’un départ, tout comme le fait de rentrer plus systématiquement les hauts dans mes jupes ou pantalons (qui aurait cru que j'avais une taille à mettre en valeur ?). J’adore aussi la boîte « freezer », où donner le temps de se rafraîchir à un vêtement qu’on a trop mis, mais qu’il serait idiot de donner. Enfin, un jour où je dois assister à un événement un peu formel, j’enfile automatiquement une des tenues suggérées par Laure : le jean court noir qu’elle m’a fait aimer à nouveau, un t-shirt blanc, des sandales, un blazer. Résultat, je me sens à l’aise tout en ayant fait un effort. Mais le plus précieux de l'expérience, c’est d’avoir eu la sensation de m’approprier un peu de ce regard assuré et mesuré que Laure porte sur toute chose, du dernier film qu’elle a vu à la vague du no gluten. Du coup, je prévois déjà ma prochaine session avec elle… par Skype.

J.A.C.

lundi 14 juillet 2014

Ma pensée du lundi…


Tellement jolies et pratiques l'été pour préparer sa valise, ces petites pochettes en plastique que ma belle-mère m'a ramenées du Japon…

L.G.

mercredi 9 juillet 2014

« Armoire 2.0. » (V) : résumé des épisodes précédents, suite (et fin ?)



Au début de mon projet « armoire 2.0. », je pensais savoir exactement où il allait me mener : vers un placard rempli de ces basiques au sujet desquels je radote depuis des années. La chemise blanche, la bonne ballerine, bla, bla, bla. Rien de neuf sous le soleil. Et puis, les imprévus sont venus bousculer mon projet. Tout d’abord, durant plus de quatre mois, je n’ai rien acheté du tout. Pas même un classique, pas même un basique. Non, j’ai fait avec mon placard, tel qu’il était, avec sa sélection de vêtements principalement noirs, sobres, classiques. Sans la distraction des achats neufs, me retrouvant bien en face de cette armoire, j’ai commencé à la trouver, comment dire… sacrément barbante.

En même temps que je procédais à cette diète d’achats, je me suis replongée dans mes archives photo. Et j’ai (re)redécouvert que, certes, j’avais toujours aimé les cols roulés, les pantalons intemporels, les Petit Bateau, mais qu’à une époque, je les mélangeais aussi à des détails plus rigolos, des imprimés, des couleurs. Bref, que dans mon armoire essentielle, à un moment donné, ça swinguait un peu plus. Et que, en réalité, cela me ressemblait davantage.

Mes envies, planifiées, détaillées, « wish-listées » au début du projet ont commencé à s’ouvrir à d’autres possibilités. J’ai ressorti d’un tiroir mon foulard imprimé et recommencé à le porter en fichu. Dans autre coin de placard, j’ai retrouvé deux pulls décorés d’un petit logo que, dictateur du style, j’avais à un moment décrété être trop fantaisie pour moi (rions ensemble de ma définition de la fantaisie). Et puis, j’ai osé quelques achats, surprenants. Le fameux 501. Des Birkenstocks en daim clair, très hippies. Une chemise, un t-shirt et un autre foulard, tous fleuris. Une garde-robe d’été a commencé à se former, très clairement en dehors de ma zone de confort de ces dernières années, mais bizarrement cohérente, les basiques revivant au contact des ajouts plus péchus. Du coup, je n'ai pas été fidèle à la règle stricte du 1 achat/mois que je m'étais fixée. Ma nouvelle humeur se prête moins aux carcans rigides. Mais si c'était ça, le signe d'une armoire dans laquelle on commence enfin à se sentir vraiment bien ?


On the way to building my ideal « wardrobe 2.0 », I made some surprising discoveries. Namely that it’s not all about white shirts and sleek basics for me, and that I need some fun, prints, and quite a few cotton flowery headscarves as well. Who knew ? Also, you can get a glimpse of my summer wardrobe (and the fact that I don’t mind wearing a cardigan to death) courtesy to some crummy selfies.



It's raining selfies. Lunettes d'agent secret (dixit Laure), pull à répétition, thé du matin,
paillasson du hall d'entrée et armoire d'été en pleine action. 


J.A.C.

mardi 8 juillet 2014

Pourquoi et comment j’ai essayé… le Botox


Il y a un truc qu’on n’enseigne pas aux filles de vingt ans (et finalement, heureusement) : c’est le vieillissement. Bien sûr, toute personne sensée le sait, qu’elle n’est pas en train de rajeunir, et au contraire, qu’elle est très occupée à vieillir. Sauf que quand on est jeune, on vit malgré tout dans l’illusion que vieillir, ça n’arrive qu’aux autres. Du coup, on est très fort pour déclarer avec beaucoup d’aplomb que la chirurgie esthétique, c’est non non non, et que le Botox, jamais de la life.

Mais on n’est pas du tout préparé à ce que cela fait réellement de voir sur son visage les signes de vieillissement de plus en plus nettement. Au début, on trouve ça mignon une ride, autour des yeux, c’est joli quand on sourit. Et puis tous ces mots que l’on lit dans les magazines d’un œil distrait (voire ironique) finissent par réellement arriver : la perte d’éclat… le relâchement… enfer et damnation, la ride du lion !

Moi, j’ai bientôt la quarantaine, je ne ressens pas la perte d’éclat, le relâchement, mais la ride du lion… Ça faisait plus d’un an qu’elle me taraudait. Sincèrement, j’étais la seule à la remarquer, mais dans le miroir, sur les photos, je ne voyais que ça. Et ça me rendait vraiment triste. Pour citer de mémoire une phrase qu’a dit Jane Birkin, cette ride, elle donne l’impression qu’on a fait la gueule toute sa vie ! 

Le Botox, ce n’est pas que j’étais contre, au contraire, j’en étais même curieuse. C’est juste que je n’avais pas le mode d’emploi, ça me paraissait loin, loin, loin, un truc réservé aux femmes très riches, ou très sophistiquées, je ne savais absolument pas comment faire.

Jusqu’au jour où je me suis aperçue que le dermato de ma fille pratiquait le Botox. Je lui en ai parlé, il m’a demandé de hausser les sourcils, et m’a dit « Oui, vous pouvez commencer » (pas très sympa pour l’ego, mais je n’avais qu’à pas réclamer ;)). J’ai pris un rendez-vous, pas tout de suite, quelques semaines après, j’ai tellement hésité. Le jour J, j’y suis allée à reculons, j’avoue que s’il avait annulé, j’aurais poussé un grand soupir de soulagement. J’avais peur :

1, d’avoir mal
2, que ce soit moche, artificiel, que ça se voie
3, de ce que ça représentait, une espèce de narcissisme et de superficialité blâmés par le corps social.

Bon, j’y suis allée, méga tendue, j’ai débité des trucs un peu ahurissants à mon dermato du genre « Non mais c’est pas la peine d’en faire trop, hein ? Je suis juste venue comme ça. Et puis vous êtes sûr que ça ne va pas faire mal ??? ». Très doux, très calme, stoïque même, il a commencé les injections, sur le front, entre les sourcils, et autour des yeux. Constatations :

- Ça pique un peu, mais sans faire mal, un détartrage chez le dentiste est autrement plus douloureux.

- C’est un peu rouge en sortant, mais ça part très vite, personne ne le remarque, du moins je crois.

- Pas de résultat visible les deux jours suivants, mais après… surprise ! Impossible de hausser ou de froncer les sourcils.

Dans la glace, c’est beau, c’est lisse, même au réveil : je suis ravie. C’est invisible pour le néophyte (mon homme ne remarque rien, je suis obligée de le lui dire) (cela dit, il ne remarque pas quand je vais chez le coiffeur, en revanche, il croit que j’y suis allée quand ce n’est pas le cas) : en clair, je ne suis pas boursouflée comme une certaine Nicole K. A l’occasion d’un apéro avec des amis, je me sens quand même un peu prise du locked-in syndrome, car ils me parlent, et moi, dans ma tête, j’ai l’impression de réagir, mais je sais que sur mon visage, il ne se passe rien : ils peuvent me raconter l’aventure la plus ahurissante, je n’ai jamais l’air étonnée, j’affiche toujours un air détaché, très loin de ce que je ressens intérieurement. Sûrement n’ont-ils rien noté, mais je trouve que c’est tout de même compliqué à gérer.

Par contre, quel plaisir de ne plus distinguer la trace de cette satanée ride du lion sur mes photos de vacances, en avril ! 

Cela fait deux mois et demi que j’ai fait mes injections. Le dermato m’avait dit que ça tiendrait trois mois (je croyais que c’était six en arrivant chez lui), et que je verrai les effets s’estomper petit à petit… Effectivement, à deux mois, ça recommence à bouger, mais surtout, ça recommence à se creuser. Ce qui est légèrement déceptif, à 300 euros la séance ! Je ne sais pas trop comment je me sentirai lorsque je retrouverai toutes mes rides. On ne sait jamais comment on se sentira avec ça… Est-ce que je me dirai, « Allez, c’était une expérience amusante, et maintenant, passons à autre chose ? » Ou est-ce que je complexerai à nouveau ? Franchement, je n’en ai aucune idée.

Ce que je peux dire : c’est qu’essayer le Botox m’a dédramatisé le Botox. Mais qu’il l’a aussi rendu moins mystérieux, donc moins fascinant, et moins attirant.

L.G.