vendredi 20 juillet 2012

Un giallo élégant à mourir







Bien sûr, il y a "Bonnie & Clyde", "Belle de jour", "Diamants sur canapé"... Mais les films dont, personnellement, les costumes me fascinent le plus, sont les giallos des années 60-70, ces thrillers italiens dont les maîtres s’appellent Dario Argento ou Mario Bava. On y croise la plupart du temps un mélange de sophistication italienne dans toute sa splendeur (combinaisons-pantalons, fourreaux lamés) et de dolce vita (espadrilles compensées, jeans larges à taille haute, jupons évasés). Je viens justement de me régaler en dvd de "L’Ile de l’épouvante", un classique du giallo qui date de 1970 : un pur sommet de luxe indolent dans lequel les cadavres ont beau tomber comme des mouches, ça n’empêche pas les héroïnes de "lounger" comme si de rien n’était dans des panoplies sublissimes. Difficile après ça d’enfiler un bête t-shirt sans même un gros bandeau dans les cheveux ou un énorme collier doré...


Of course you’ve got “Bonnie and Clyde”, “Belle de jour”, “Breakfast at Tiffany’s”... But personally, the films that fascinate me the most fashion-wise are the giallos from the sixties and the seventies (think Dario Argento or Mario Bava), for their mix of a very high-class Italian sophistication and a lighter perfume of dolce vita. The most perfect illustration is found in “Five Dolls for an August Moon”, a classic from year 1970, in which girls are lounging in amazing clothes, barely noticing the corpses that keep piling around them...  


L.G.



mercredi 18 juillet 2012

L'allure idéale : Carolyn Bessette Kennedy


Les icônes vont et viennent mais j'en reviens toujours à elle : Carolyn Bessette Kennedy. Disparue juste avant que les années 90 basculent dans les années 2000, elle et son style n'en demeurent pas moins d'actualité, clean et classique, comme j'aime. Et cette image, datant je crois, de 1996, est ma favorite d'elle, et sans doute une de mes images favorites tout court. Un jean, un top trois trous, des sandales nude, et puis c'est tout. Comme un grand verre d'eau rafraîchissant un jour de canicule. L'allure d'été idéale...

Icons may come and go, but I always come back to her: Carolyn Bessette Kennedy. She may epitomize 90s cool but in truth her clean, classic style is the definition of "timeless". And this image of her (captured in 1996, I think) sums up my idea of a perfect summer attire.

J.A.C

vendredi 13 juillet 2012

Gena Rowlands chez John Cassavetes



Gena Rowlands avec Peter Falk dans "Une femme sous influence"

Gena Rowlands avec Ben Gazzara dans "Opening Night"


Le réalisateur et son actrice / épouse / muse sont à l’affiche un peu partout en France via une rétrospective Cassavetes. L’occasion de voir et revoir des films époustouflants d’émotion, et de se laisser toucher par une actrice absolument hors normes. Ses vêtements sont un détail pas si insignifiant de ses compositions : les costumes changent radicalement à chaque film (rien de commun entre les tailleurs de la très décidée Gloria et les robes de petite fille de la "femme sous influence", par exemple), mais ils restent peu nombreux au cours d’un même film, donnant une vraie crédibilité au personnage et à son univers. Et ils vont toujours à la perfection à cette actrice capable de tout jouer.

Gena Rowlands: a bigger than life actress and muse / spouse to director John Cassavetes (whose films are being shown again in Paris right now). Her clothes are all but a small detail of her interpretations, changing radically from one film to another, but still remaining at a limited number. The printed dresses of ”A woman under the influence”, the peacoat and the huge sunglasses of “Opening Night” are a few items that we particularly like in the essential wardrobes of those characters she personified so well.



L'objet : le parapluie Muji





Je n’aurais jamais cru écrire un jour un post sur un objet aussi rébarbatif et peu sexy que le parapluie... Mais le fait est que c’est l’accessoire le plus utile ces jours-ci sur Paris, et que le mien (nouveau) me met en joie. Parce qu’il coche absolument toutes les cases :

- Il est léger
- Il est compact
- Il est discret
- Il est résistant

Son truc, c’est qu’il a des baleines qui se plient et se déplient, ce qui lui permet de prendre deux fois moins de place, et aussi, de tenir en cas de gros coups de vent (les baleines se replient, elles ne se cassent pas).

Fascinant, non ?

En plus, il n’est même pas spécialement cher (20 euros), c’est un vrai objet à la fois utile, bien pensé et design... Des qualités qui ont tendance à se perdre dans notre monde de consommation éphémère...

The umbrella, the most boring and un-sexy object of all? Still, my new one by Muji thrills me. It ticks all the right boxes: it’s light, it’s small, it’s relatively chic, it’s useful, it’s resistant, and it’s affordable... Not so common in our overconsuming world. 

L.G.

lundi 9 juillet 2012

Ellen Page dans "To Rome with Love"





Un look casual et bohème, garçonne et féminin en même temps, basique mais pas boring... L’allure essentielle de l’été est sûrement ce qu’il y a de plus inspirant dans "To Rome with Love", le dernier Woody Allen. D’ailleurs, en enfilant hier un jean usé + un gros ceinturon + un chemisier blanc + des sandales compensées, je me suis rendue compte que je m’habillais depuis toujours comme Ellen Page dans le film ! 

Casual and bohemian, boyish with a touch feminine, basic but not boring... This summery essential look was probably the most inspiring thing in "To Rome With Love", Woody Allen's latest film. And yesterday, while I dressed in my distressed jeans + white shirt + platform sandals, I realized that Ellen Page's allure has always been my go-to style for summer months.

L.G.