mercredi 31 octobre 2012

Avant/Après : "Trust" de Hal Hartley


En 1990, Hal Hartley signait "Trust" (sorti sous le titre de "Trust Me" en France), histoire d'une rencontre entre une teenager enceinte et virée de son lycée et d'un amoureux des livres antisocial, interprétés respectivement par les épatants Adrienne Shelly et Martin Donovan. Vingt-deux ans plus tard, Hal Hartley est désormais aux abonnés absents, Adrienne Shelly a tragiquement disparu, et le film continue de me charmer. Sans doute parce qu'il capte si bien ce que c'est de devenir adulte (= pas si simple). Sans doute parce que le film contient le meilleur avant/après de toute l'histoire du cinéma, qui voit Adrienne Shelly passer de bimbo à bibliothécaire chic, dans un détournement savoureux du vieux cliché cinématographique qui veut que la nerd binoclarde abandonne lunettes et queue de cheval pour devenir une créature de rêve. Sans doute aussi, tout simplement, parce que Martin Donovan est à mourir avec sa cigarette et son air de Droopy.

In 1990, Hal Hartley came up with "Trust", the story of an improbably pairing between a pregnant high-school dropout and an antisocial book lover, played respectively by the lovely Adrienne Shelly and Martin Donovan. Twenty-two years later, Hal Hartley has gone AWOL, Adrienne Shelly has tragically passed away, and still this movie endures. Probably because it gets so well what if feels like to grow up (awkward). Probably because it features one of the best before/after of movie history, with Adrienne Shelly going from white trash prom queen to librarian chic, in a wonderful inversion of the traditional movie cliché that usually sees the geek ditching her glasses and ponytail to reveal a bombshell. But then, maybe it's just Martin Donovan looking so darn hot that makes me love this film so much.

J.A.C.

mardi 30 octobre 2012

Pretty preppy


Dans les années 50 jusqu'aux années 90, la gare de Grand Central à New York (celle où Cary Grant achète son billet de train dans "La Mort aux trousses"... et celle où Blake Lively déboule dans le premier épisode de "Gossip Girl") affichait en énorme des publicités Kodak faites comme des cartes postales. Sur plusieurs mètres de long, en format Cinémascope et dans des couleurs saturées, les photos représentaient une american life idéale, des familles heureuses photographiant papa, maman, les enfants et le chien en plein barbecue, ou des jeunes mariés immortalisant en caméra Super 8 leur premier voyage exotique. Certains de ces clichés un poil kitsch et joliment nostalgiques ont été récemment exposés sur place (pas dans leur format XXL originel, hélas). Résultat, un festival de t-shirts à rayures, de pantalons cigarettes, de polos colorés et de petits mocassins qui nous rappellent que le preppy, le casual bon ton, la Kennedy touch sont décidément immortels, indémodables. Et tellement photogéniques !

 
From the fifties to the nineties, travelers and commuters in Grand Central Station in New York could lay their eyes on the gigantic, spectacular 60-foot-long Kodak ads that featured the joyful glory of the american life. Some of them have recently been the object of a small exhibit (not full size, alas): an explosion of striped t-shirts, cigarette pants, colorful polo shirts and loafers, reminding us that preppy, clean casual, Kennedy style is immortal, perennially fashionable... and so photogenic!   

 
L.G.


lundi 29 octobre 2012

La citation du lundi


"Pour moi, les vêtements sont un genre de personnage. Je ne suis pas la mode et je ne comprends rien aux tendances."

Meryl Streep

vendredi 26 octobre 2012

My beauty trip in NYC

 
En termes de gels douche, shampoings, crèmes corps et autres bouteilles qui, à mes yeux, encombrent la salle de bain (d'autres disent "la décorent"...), mon approche est plutôt less is more : je n'achète un produit que lorsque le précédent est fini, et je reste fidèle aux marques auxquelles je crois, celles que je trouve tout simplement au Monoprix du coin comme Klorane pour les cheveux, Caudalie, Nuxe et Sanoflore pour tout le reste. Mais lorsque je me retrouve à New York dans un meublé en location, sans le moindre petit savon... je suis ravie de m'approvisionner dans la plus vieille pharmacie de la ville (1838 - et en vente à Paris chez Colette depuis septembre 2012 !) : C.O. Bigelow. La body cream au citron, le body cleanser à la noix de coco ou le conditionner au soja ont des senteurs aussi divines que des packagings élégants. D'ailleurs, s'il en reste à la fin du voyage, je serai ravie de les glisser dans ma valise pour décorer encombrer ma salle de bain !
 
My approach in terms of body cleansers, shampoos, body creams and all other kind of bottles or jars that fill up, even clutter the bathroom is rather less is more. I'm the I-only-buy-a-new-product-when-the-last-one-is-over kind of girl and remain faithful to the three or four (french) brands I find at the local store. Except when I'm in New York, renting an apartment for a month, in which, unlike to the hotel, there is no soap, no nothing: then, I'm delighted to shop at the oldest apothecary in town, C.O. Bigelow, and to load my cart with their own lemon body cream that smells divinely, their coconut body cleanser or their soy conditioner, that also come in o so elegant packaging. I'll be even glad if they come with me filling up, or cluttering my bathroom in Paris at the end of my trip!     
L.G.


jeudi 25 octobre 2012

La citation du jeudi


Les créations de Tomas Meier vues par l'artiste Erwin Olaf


« Une femme n’achète pas un nouveau manteau chaque hiver. Les tendances et le jetable sont hors propos. Un produit ne devrait pas vous trahir. Une paire de chaussures devrait vous durer un bon moment… Le sac cabossé d’il y a six ans est bien mieux que celui de cette saison car il a une patine. »


Eh oui,  nous ne sommes pas lundi mais j'avais envie de partager avec vous cette citation du styliste Tomas Meier qui est parue dans un article du site Daily Beast. Peut-être connaissez-vous son travail pour la marque italienne Bottega Veneta ? Même si le style, ultrasophistiqué, qu'il dessine au travers de cette maison est loin de mon allure personnelle, j'apprécie énormément ce créateur. Bien sûr, il travaille pour une grosse marque de luxe, bien sûr son job est de vendre du sac, mais ses propos, toujours très francs dans chacune interview que j'ai lue de lui, et l'exigence de son travail me parlent. Après tout, combien de créateurs de mode nous disent que c'est ok de garder son sac et son manteau d'une année à l'autre ? 

"A woman doesn't buy a new winter coat every winter. It's not about trends, and it's not about disposal. You shouldn't be betrayed by the product. You should have a pair of shoes for a long time... The rundown bag from six years ago is better than the bag from this season because it has a patina." Ha! You can count on Tomas Meier to tell it like it is. His sophisticated silhouettes for Bottega Veneta may not be my style but I love the exigency of his work and his candor in interviews. How many fashion designers actually tell us it's okay to not buy new stuff? Read the whole interview on the Daily Beast.


mercredi 24 octobre 2012

Les basiques de Britta


Je vous présente Britta, ma nouvelle déesse du basique, et l'une des héroïnes de "Community", probablement la série télé la plus drôle du monde en ce moment, qui suit le destin d'un groupe de recalés de la vie rassemblés par le destin et la fac de seconde zone dans laquelle ils sont inscrits. Si le show a tourné pour moi à l'obsession (j'ai dû visionner les trois premières saisons en deux semaines), ce n'est pas uniquement en raison des scénarios merveilleusement barrés, truffés de références à la pop culture, mais aussi pour la garde-robe de Britta. Concentré d'American style minimal comme j'aime, son allure aligne les must-haves : chemise de popeline boyish, t-shirt rayé, sweat-shirt bicolore, denim. Si je devais retourner à la fac, je voudrais m'habiller exactement comme ça. En fait, même sans retourner à la fac, c'est exactement comme ça que je veux m'habiller...

Meet Britta, my new fashion goddess and one of the heroines of "Community", the whip-smart, must-see comedy show about a group of lovable losers brought together in a second rate community college. As much as I'm obsessed by the show's irresistible use of pop-culture references and crazy homage episodes it is truly Britta, the dorky, lovely psych-major, that makes my heart beat. If I were to go back to college, I would dress exactly like this: the simple boyish button-downs, the sporty striped jersey, the bi-tonal sweatshirt... Actually, I think I will skip college and dress like this everyday anyway.

J.A.C.

mardi 23 octobre 2012

Chloé à Tokyo


Chloé : le nom m’évoque deux images bien différentes... 

L’une, c’est celle actuelle, enfin, depuis Stella McCartney, puis Phoebe Philo, d’une marque qui a ses objets du désir (vêtements phares le temps d’une saison, it bags, parfums, campagnes de pub souvent très très belles), une griffe qui a réussi, par sa stratégie commerciale, à (re)devenir un poids lourd de la mode contemporaine, ce qui a ses bons comme ses mauvais côtés. 

L’autre, c’est celle d’hier, avant que la marque ne soit relancée, lorsqu’elle traînait derrière elle une iconographie certes un peu poussiéreuse, probablement assez encombrante, mais tellement poétique et ensorcelante, faite de réminiscences de "La Petite maison dans la prairie" ou d’"Un dimanche à la campagne", mais avec un trouble à la David Hamilton. Lorsqu’elle évoquait une grande bourgeoise évoluant langoureusement dans un appartement à moulures, ou alors, une Lolita en jean pattes d’eph’ et blouse baby-doll - tantôt Catherine Deneuve, tantôt Jane Birkin, et tantôt Laura Ingalls !

Inutile de dire pour laquelle de ces deux images j’ai le plus de tendresse...

Je repensais à tout cela au fil de l’exposition (assez courte, même un brin frustrante) que le Palais de Tokyo consacre à la griffe. On y voit les longues robes en mousseline fleurie aux tons doux... tout comme les maillots de bain échancrés frappés d’un énorme ananas. Des souvenirs, et des contrastes.

50 shades of Chloé... or two, at least. One is very contemporary and has been forged by Stella McCartney, then Phoebe Philo, it’s the face of a global brand that carries megawatt clothes each season, it bags, successful perfumes, luxurious campaign shoots... The other one is a bit more dated, full of reminiscences of Catherine Deneuve as the french “grande bourgeoise” or of Jane Birkin as the ultimate baby-doll, with images from “Little House on the Prairie” mixed with a David Hamilton aesthetic. Guess which of those two shades is my favorite?! Anyway, both of them (and maybe more) are reunited at the Chloé exhibit presently shown at the Palais de Tokyo in Paris. Memories... 

L.G.

lundi 22 octobre 2012

La citation du lundi



« Lesson number 2:
Between style and fashion... absolutely fashion.

Lesson number 3:
Fashion is always uncomfortable. If you feel comfortable, you'll never get the look. »

Anna Dello Russo dans sa chanson "Fashion Shower"

(Inutile de préciser qu’on pense totally le contraire !)

vendredi 19 octobre 2012

"L'Impressionnisme et la mode"... vu par Jeanne-Aurore

Yohji Yamamoto par Nick Knight

Comme Laure, j'ai découvert cette semaine l'exposition "L'Impressionnisme et la mode" au Musée d'Orsay. Mais, contrairement à elle, toutes ces coquettes en corsets et jupes à poufs m'ont laissée un peu froide. Enfant et adolescente, je fantasmais sur tous ces symboles d'une féminité romantique : les robes à panier de Scarlett O'Hara dans "Autant en emporte le vent", les jupes à crinolines démesurées du Second Empire. Mais aujourd'hui, tout cet attirail de jupons et décolletés pigeonnants me parle moins. Et de la mode du 19ème siècle, je retiens plutôt la relecture minimale d'un Yohji Yamamoto qui, seul, arrive à me rendre désirable une robe à faux-cul.

Just like Laure, I went to see the massive hit exhibition "Impressionism and fashion" at the Musée d'Orsay. And I left a bit less enthusiastic than she. Even though I fantasized about big crinoline dresses and pretty petticoats as a girl and teenager, nowadays the frilly fashion of late 19th century leaves me a bit cold... unless it's reinterpreted with the minimalistic flair of Yohji Yamamoto.

J.A.C.


jeudi 18 octobre 2012

Coquillages, couleurs et crustacés


On parle beaucoup de cinéma en ce moment sur ce blog... Il faut dire que c’est notre passion, à Jeanne-Aurore et à moi, celle qui nous a réunies, un beau jour où l’on s’est toutes les deux découvertes une idolâtrie de longue date pour le film "Outsiders". Et il faut dire aussi que ce sont les hasards de l’actu. On en parlera peut-être moins dans un mois – ou peut-être pas !

Bref, plus du tout de saison mais à garder dans un coin de sa mémoire pour l’été prochain... Les looks aux couleurs acidulées et aux coupes rétros de Sandrine Kiberlain dans "Pauline détective" de Marc Fitoussi, une comédie actuellement dans les salles, quelque part entre l’esprit ensoleillé et le verbiage du "Pauline à la plage" d’Eric Rohmer, et les enquêtes comico-criminelles que conduit Pascal Thomas ("Mon petit doigt m’a dit", "Associés contre le crime"). Ce qui est assez délectable pour nous est de voir que les costumes y sont parfois répétés, mais avec des variations de détails : une tunique de plage revient ainsi en rouge puis en jaune, la robe avec ceinture intégrée existe aussi en jupe... Comme quoi même les héroïnes de cinéma, lorsqu’elles trouvent une coupe qui leur vont... eh bien, elles ont le bon sens de leur rester fidèles ! 

Not seasonally appropriate at all, but to keep in mind for next summer... The bright colors and retro fits of Sandrine Kiberlain’s costumes in “Pauline détective”, recently released in French theaters, a comedy inspired by Eric Rohmer (the title is a direct homage to the master’s “Pauline at the Beach”) but with a film noir twist (if you’ve ever heard of Pascal Thomas : that’s the spirit). What really concerns us is that the same costumes are frequently re-used with small variations: a tunic exists in red then in yellow, a belted skirt reminds the belted dress seen twenty minutes before... Even movie characters like to stick to what suits them!  

L.G.

mercredi 17 octobre 2012

"L’impressionnisme et la mode"... vu par Laure




"L’impressionnisme et la mode", c’est cette expo bondée au Musée d’Orsay. Et c’est aussi un thème qui m’a tout de suite titillée car en peinture, les paysages et les natures mortes me laissent parfaitement froide : ça manque de vêtements à regarder ! Les robes, c’est toujours ce qui m’attire dans un tableau, et à ce petit jeu, les impressionnistes, avec leurs coquettes en crinolines, auront été les plus forts. J’avoue que je n’ai pas attendu cet accrochage pour considérer que les grandes étoffes à pois ou à fleurs sont ce qu’il y a de plus intéressant chez Renoir ou Monet... Mention spéciale à James Tissot qui a peint la même robe (blanche à volants et nœuds jaunes) sur deux femmes différentes à deux années d’intervalle ! 

The Musée d’Orsay in Paris is actually showing an exhibition exploring the (close) relationships between impressionist painters from the XIXth century and fashion: a subject that really speaks to me, considering I’m always, always drawn to a polka dot dress or a flowery fabric in, let’s say, a Renoir or a Monet painting, and rarely to a landscape or a “nature morte”. And I’d like to give a special nod of approval to James Tissot, who painted the same dress (with white flounces and yellow bows) on two different women two years apart! 

L.G.

mardi 16 octobre 2012

Obsession : les pois


Apôtre du concept de l’armoire essentielle d’une part et listeuse compulsive d’autre part, j’essaie de n’acheter QUE ce qui est inscrit sur ma wish-list – car ça signifie que ça a été minutieusement pensé, mûri, pesé, désiré. Mais j’ai une carte joker : les pois. Tout ce qui est à pois échappe au contrôle de l’armoire essentielle. Même si je n’ai pas fondamentalement besoin d’une nouvelle robe ou d’un nouveau foulard, j’y ai droit. Je raconte ça parce que j’ai craqué récemment, à New York, juste avant l’avion du retour, sur une petite robe droite toute jolie, et toute pois-lée (en photo ci-dessus)... En revanche, les polka dots bariolés de l’artiste Yayoi Kusama pour Vuitton me laissent parfaitement froide. Avec ceux-là, j’économise ma carte joker pour une prochaine fois !     

Being converted to the cause of the essential wardrobe on one part and being a list-addict on an other part, I try to strictly stick to my wish-list when shopping – cause everything on it has been carefully thought, planned, desired. I have a joker, though: polka dots. Polka dots don’t need no justification. Even if I don’t really need a new scarf or a new dress, I’m allowed to it. Recently, I bought the cute little polka dots dress shown above just before taking my plane from New York to Paris... That doesn’t mean Yayoi Kusama’s dots for Louis Vuitton really appeal to me: with them, I’m happy to save my joker for some other time.

L.G.

lundi 15 octobre 2012

La citation du lundi

"Vous vous devez d'avoir du style. Cela aide à vous lever le matin. Sans style, vous n'êtes personne. Et je ne suis pas en train de parler d'une tonne de vêtements."
Diana Vreeland 

vendredi 12 octobre 2012

5 idées pour... alléger son sac


On l'a toutes fait. L'énorme sac dans lequel on transporte notre maison. Alors que l'on sait que c'est mauvais pour l'organisation, le dos et le sac lui-même. Et que l'on rêve d'un sac light comme l'air, à jeter négligemment sur son épaule (telle Emmanuelle Alt, sur cette photo des 90's). Quelques idées pour être plus légère...
1. Tout sortir, vraiment tout Histoire de se rendre compte que nos factures à payer, trois chargeurs de iPhone de rechange et quatre tubes de gloss ne sont pas une nécessité au quotidien. Toutes ces choses ont une place... mais ailleurs.
2. Passer au miniportefeuille  Qui dit maxi-portefeuille dit accumulation. On opte donc pour un modèle slim, qui ne puisse contenir que l'essentiel : papiers d'identité, carte bancaire et/ou de transport, quelques cartes de visite, et c'est tout. 
3. Faire la guerre aux factures Afin de garder son portefeuille slim, on vide les tickets de CB dès que leur montant a été débité de notre compte. Ca allège et, bonus, force à tenir ses comptes à jour.
4. Recycler ses échantillons Plutôt que de transporter d'imposants tubes de crème pour les mains, je glisse dans mon sac un échantillon d'une crème (elle peut très bien être pour le visage) dont je ne suis pas fana. Zéro gaspillage, et plus de place. Autres pistes pour alléger sa trousse maquillage : opter pour  les papiers matifiants, plus légers et aussi efficaces qu'un poudrier pour les retouches ; choisir un baume à lèvres teinté (remplace rouge à lèvres + stick)...
5. Penser aux hommes Certes, ils sont de plus en plus nombreux à porter un "man bag" (personnellement, je déteste). Mais force est de constater que, dans leur vaste majorité, ils se contentent de glisser leurs clés, téléphone et portefeuille dans leurs poches sans s'encombrer de plus. Et qu'ils survivent.

We've all done it: the biiiig  tote bag filled with most everything we own even though we know it's bad for our sanity, back and the poor bag itself (and even though we dream we could swing a light bag casually over our shoulder, much like Emmanuelle Alt in this very cool picture from the 90s). So here are 5 ways to a lighter bag:
1. Get everything out To realize you shouldn't be carrying around bills to pay and multiple phone chargers. Those things have a home, probably, but not in your bag.
2. Get an extra small wallet One that cannot hold more than your ID, credit card(s) and business cards. Get rid of the rest, once again, you don't need extra crap in your bag.
3. Sort your receipts As soon as a payment has been notified to your bank account, get rid of your credit card receipts. No need to stuff your wallet with those for months.
4. Recycle samples The face cream sample that I don't like so much? I put it in my purse to use as a hand cream. Saves space and avoids waste. 
5. Think like a man Most guys are happy going around bag free, putting their keys, phone and wallet into their pockets. And they survive.

jeudi 11 octobre 2012

L’icône : Ava Gardner


« En matière d’élégance, Ava prône le less is more, empruntant son lexique de la fringue à une icône du dépenaillé chic : Lauren Bacall » écrit Elizabeth Gouslan dans la biographie qu’elle vient de consacrer à Ava Gardner (captivante, car peu académique et rédigée dans un phrasé aussi dessalé que celui que pratiquait la star des "Tueurs"). Elle cite « les jupes plissées aux chevilles » portées « sur sandales plates », les « twin-sets couleur pastel » rehaussés d’un « petit foulard imprimé ». Plus tard, elle raconte qu’après "Mogambo", l’actrice, si souvent castée en costume d’époque à l’écran, « simplifie son vestiaire au quotidien. (...) Elle porte des pantalons corsaire en toile blanche, des polos à losange Burberry, des mocassins de cuir Gucci ou Loewe. (...) Inventive, hors mode, Ava stylise la décennie suivante : le casual Cape Cod de Jacky Kennedy ou la fraîcheur girlie d’Audrey Hepburn... »

Pourtant, il est assez difficile de dégoter des photos d’Ava Gardner qui rendent honneur à sa modernité. Sur les clichés posés, elle surjoue « le plus bel animal du monde », dans des fourreaux ou des body ultra glamours. Et sur les photos volées, à la descente de l’avion ou en soirée, elle est toujours très dame, un peu endimanchée avec ses tailleurs griffés, ses fourrures épaisses et ses lunettes fumées. Tout de même, voici quelques images encore inspirantes aujourd’hui, pas tant pour les vêtements que pour une qualité (difficile à acheter !) : l’attitude.

Recently published in France, “Ava” (as in Ava Gardner) by Elizabeth Gouslan is a fascinating biography of the legendary actress of “The Killers”. The author depicts her as a highly stylish woman with some kind of an avant-garde flair, a way of mixing coolness with refinement, girlishness with masculine elements, and a wardrobe full of twin-sets, scarves, loafers... Thus, it’s not so easy to find photos that really express her individuality: in general, she plays (with incredible talent) the glamorous game that the studios wanted her to play, or the very classy lady all Dior-clad with gigantic fur coats and dark glasses. But we managed to find those magnificent photos that express her beauty, her style, and more importantly, something that no money can buy: her attitude.   

L.G.

mercredi 10 octobre 2012

Essentiels d'octobre


En ce moment, mon armoire et moi campons dans un appartement loué au milieu d'une pile de valises. Une situation transitoire qui me fait rechercher, plus que jamais, le réconfort des bonnes choses sur lesquelles je peux compter.
1. Le sweatshirt gris Ce basique sportif me parle depuis toujours. Il y a quelque chose en lui qui me fait penser à ces allures merveilleusement casual et 70's de Robert Redford dans "Les hommes du président" ou Dustin Hoffman dans "Kramer contre Kramer". Je viens en tout cas de trouver le modèle parfait, en coton/cachemire, léger et chaud.
2. Ma minibesace en cuir Elle contient beaucoup malgré son miniformat et permet de jongler facilement avec un parapluie.
3. Le dermo-nettoyant lacté Antirougeurs et la Crème peaux intolérantes d'Avène Au rayon crème et démaquillant, j'ai tout testé : le cher, le cheap, le bio, le trendy. Mais au fond ma peau, comme moi, n'aime rien mieux que ces basiques qui font le job sans coûter un bras. Ces deux produits ont sauvé ma peau surstressée.
4. Le rouge à lèvres Creamy Lip Color de Bobbi Brow (en Rose Petal) Je ne porte jamais trop de maquillage mais j'adore ce bois de rose discret qui permet de réveiller mon teint d'octobre (celui qui trahit le manque de sommeil, les rhumes trop nombreux, etc.)


Right now, I'm camping in a rented flat and living out of suitcases. A transitory situation that makes me seek, even more than usual, the comfort of those tried and true essentials that I know I can rely on :
1. A grey sweatshirt No matter what, I love the purity of sporty essentials, and the grey sweatshirt is on the top of my list. This particular one is lovely as it's made of very soft cotton cashmere blend making it light and warm. For some reason, the grey sweatshirt makes me think of those lovely masculine 70's casual look : Robert Redford in "All The President's Men" or Dustin Hoffman in "Kramer vs. Kramer".
2. My mini leather satchel A must to juggle an umbrella in the October rains. I love that it has no  logo and that it holds a lot despite its small-ish format.
3. Avène's Antirougeurs dermo-cleansing milk and Skin recovery cream In terms of creams and cleansers I've tried it all: the organic ones, the expensive ones, the supermarket ones, the trendy ones. But the truth is, my skin is kind of like me: it likes those no-nosense basics that are made with a minimum of ingredients and a no-fuss philosophy. These cleanser and cream have literally saved my skin, which had become very very reactive. And their prices are on the very reasonable side, which is always a plus.
4. Bobbi Brown's Creamy Lip Color in Rose Petal I never wear much make-up, but this lipstick is a good way to add color to my October face (= not enough sleep, too many colds).


mardi 9 octobre 2012

Ma valise en carton-pâte



J’ai tout de suite accroché à la garde-robe minimale et discrètement coquette d’Isabelle Huppert dans "In Another Country" d’Hong Sang-soo, lorsque j’ai découvert le film au Festival de Cannes en mai dernier. Ce style Rive Gauche en villégiature, grande chemise, jean et tongs pour aller partout ou petite robe au crochet pour être plus raffinée, ça me parlait totalement - et ça m’étonnait un peu, puisqu’après tout, il s’agit d’un film coréen. Mais aujourd’hui, Isabelle Huppert dit dans Elle : « Pour mes trois rôles dans "In Another Country", je suis entièrement habillée avec des tenues de ma vie courante, mais c’est Hong Sang-soo qui les a choisies en trois minutes, en piochant dans ma valise. » Mmm. Cette valise devait avoir été très bien pensée !

When I saw the Korean movie “In Another Country” in Cannes Film Festival last may, I immediately related to the clothes worn by french actress Isabelle Huppert. It was really Rive Gauche on holidays: jeans with oversized linen shirt as a go-to style, a little red crochet dress to play it more coquettish... Huppert confesses in the Elle magazine that she wore her own clothes on the set, and that the director picked them in three minutes sharp directly from her suitcase. Well... I guess the actress masters the art of the suitcase like no-one else! 

L.G.


lundi 8 octobre 2012

La citation du lundi


" J'ai appris très tôt qu'il me fallait être forte pour pouvoir faire ce dont j'avais envie. Une femme doit avoir une forte personnalité. C'est bien plus précieux que la beauté."

Jil Sander

vendredi 5 octobre 2012

Détox et déménagement

Ma chambre idéale / Dream bedroom / by Messana O'Rorke

Cette semaine, ma famille et moi avons déménagé de notre appartement adoré. Pas facile de laisser derrière ce lieu où notre petit garçon a passé sa première année, ni d'organiser l'installation dans un appartement temporaire tandis que notre nouvelle maison subit quelques travaux, et encore moins de planifier une mini garde-robe pour trois semaines (je reparle de ce dernier point très vite !). Grande casanière, j'adore néanmoins les déménagements car ils offrent l'occasion de jeter un regard franc sur ses possessions, et de se rendre compte de toutes les cochonneries que l'on amasse, dans son armoire ou ailleurs. Ce déménagement a ainsi été pour moi l'occasion d'enfin me séparer de chaussures improbables (les stilettos qui font mal = pas moi), de produits de beauté inutilisés (routine beauté compliquée = pas moi non plus), mais aussi de retrouver quelques trésors enfouis (le grand pull gris enveloppant et la petite besace noire = finalement assez moi). Bref, à l'occasion de ce déménagement-détox, j'ai pris encore une fois la résolution de ne plus laisser entrer dans ma vie, mon placard, ma maison, que ce qui m'apporte de l'utilité, de la beauté, bref, que ce qui me rend la vie légère au lieu de l'alourdir.


This week, my family and I moved from our beloved flat. It was not easy leaving behind the home where our little boy spent his first year, nor was it organizing our move to a temporary space while our new home is being refurbished (and planning a capsule wardrobe for three weeks, but more on that in a later post). One thing I love, though, in the process of switching home is the opportunity it provides to give a good, true look at our possessions and get a sense of all the useless junk we amass, be it in our wardrobe or elsewhere. This move allowed me to finally send a box full of unworn clothes to the consignment shop, rediscover a few gems (a long gray sweater, a little logoless satchel), sort through all my unworn makeup and creams (and finally come to term with the fact that a complicated beauty routine is not for me) and, in general, got me thinking about the fact that we should be very regarding about whether the objects we let into our lives and homes bring us beauty or become a burden...

jeudi 4 octobre 2012

Merci Audrey


Audrey Hepburn période "Diamants sur canapé" reste une icône de mode inaltérable et inattaquable - même si Jeanne-Aurore et moi avouons toutes les deux un gros faible pour l’Audrey Hepburn des années 70, et notamment pour celle en jean brut droit, trench et gigantesques lunettes à demi fumées d’"Et tout le monde riait" (photos ci-dessous), dans lequel Peter Bogdanovich l’a filmée dans toute la splendeur de ses 52 ans... 

La boutique Merci à Paris rend clairement hommage à sa Holly Golightly à travers une ligne inspirée de son style baptisée « Breakfast at Merci » (et dessinée par Natan, griffe belge peu connue en France mais paraît-il très prisée du gotha des princesses européennes). On y retrouve les éternelles petites robes noires, incontournables, indispensables. Mais on a aussi le plaisir d’y découvrir l’injection de pièces un peu plus swinging sixties comme ces petits manteaux de fourrure carrés qu’on la voyait porter avec un pantalon cigarette, des ballerines et le Speedy de Vuitton. Une allure moins rebattue que celle héritée de "Sabrina" et d’"Ariane", mais tout aussi "lovely". 

Even though Jeanne-Aurore and I confess a certain preference for the Audrey Hepburn from the seventies, and especially the one in Peter Bogdanovich’s “They All Laughed” with her dark straight blue-jeans, trench-coats and crazily huge sunglasses (see the photos below), we must admit that her Holly Golightly (from “Breakfast at Tiffany’s“) remains a timeless reference (and with good reasons). The Merci store in Paris pays her a tribute through an exhibition called... “Breakfast at Merci”. In this we can find the ubiquitous little black dresses, but also, more surprisingly, a few more “swinging sixties” elements, such as those boxy fur coats that she wore with cigarette pants, ballerinas and Louis Vuitton’s “Speedy” on her arms. A bit more unexpected than the silhouettes from "Sabrina" or "Love in the Afternoon" but still absolutely lovely. 

L.G.


mercredi 3 octobre 2012

L’objet : le tire-bottes


Mon uniforme du moment consistant en des petites robes au-dessus du genou et de grandes bottes, mon accessoire indispensable est incontestablement... le tire-bottes. Ma mère m’en a ramené un d’Auvergne l’année dernière car pluie, montagnes et froid obligent, on en trouve beaucoup là-bas, mais c’est aussi un objet courant aux Etats-Unis du côté des amateurs de santiags ! J’aime que ce soit à la fois hyper utile (on ne passe pas cinq minutes plié en deux à tirer comme un forcené) et en même temps assez superflu (quid de la bonne vieille méthode qui consiste à poser un pied sur la fesse de quelqu’un et à lui demander de tirer l’autre pied ?) J’aime aussi que ce soit incongru, assez ringard, rigolo... Vraiment, le tire-bottes me botte.

My daily uniform consisting in flirty dresses and knee-high boots, my favorite object of the moment probably is... the boot-puller. Mine was brought back to me by my mother from the cold and rainy mountains of Auvergne, but I know for a fact that it’s also very popular in the States among the cowboy-boots lovers. I like that it’s very useful and a bit superfluous at the same time, and also that it’s a very awkward, totally cheesy and funny object. 

L.G.



mardi 2 octobre 2012

Petit Bateau, grand style


Je trouve que depuis l’annonce de la Maison Kitsuné choisie pour redonner du style aux basiques Petit Bateau (et même si les designers hype n’ont pas encore livré leurs collections), la marque dans laquelle les mamans ne peuvent s’empêcher d’aller zyeuter le rayon adulte quand elles vont shopper pour leurs kids a repris du panache. J’adore leur nouvelle collection rétro. J’ai eu le coup de coeur dès que je l’ai aperçue en boutique (la petite jupe matelassée, le petit gilet bicolore, le petit t-shirt en vichy). Et j’adhère aussi totalement à sa philosophie de fouiller dans les archives, de faire du neuf avec du vieux, une tendance certes très en vogue, mais rarement aussi pertinente que pour cette marque qui, depuis sa création il y a presque un siècle, a habillé à peu près toutes les générations de bambins. Il y a dans cet esprit de recyclage des formes et des motifs quelque chose qui va vraiment dans le sens d’une armoire essentielle et durable. Et en plus, c’est tellement mignon, frais et joli, non ?! 

I literally fell in love with Petit Bateau’s retro collection when I saw it in stores: short flannel skirts, two-tone swing cardigans, tight gingham tops... I like the very now idea to plunge into the archives of an old house in order to reproduce some yesterday fits or patterns, but I think it especially makes sense with a brand such as Petit Bateau, that has been dressing most of us since we were kids. To me, this form of recycling really goes in the sense of an essential (as in limited and timeless) wardrobe. By the way, have you heard the news that the designers of the hype French brand Maison Kitsuné had been chosen as the new artistic directors to Petit Bateau ? Can’t wait to see what they’ll do!

L.G.

lundi 1 octobre 2012

La citation du lundi


"Le noir est tout à la fois modeste et arrogant. Le noir est paresseux et facile - mais mystérieux. Mais par dessus-tout, le noir dit ceci : " Je vous laisse tranquille, alors laissez moi tranquille."

Yohji Yamamoto