vendredi 30 novembre 2012

Make me sweat



L'autre jour, en revoyant "Nuits blanches à Seattle", j'ai eu deux petites epiphanies. Epiphanie numéro 1 : Nora Ephron va être bien regrettée pour son talent à faire des films romantiques intelligents, bien écrits et qui vous font sourire pendant des heures. Epiphanie numéro 2 : j'ai besoin de plus de sweats et pantalons de joggings gris dans ma vie. Meg Ryan et Tom Hanks sont d'ailleurs totalement de mon avis. Donc, en résumé, je me vois très bien passer ces froids mois d'hiver à regarder des films de Nora Ephron dans mes joggings gris. Des suggestions pour trouver un modèle bien classique, bien simple, dans l'esprit de ceux du film ?

The other day, while rewatching "Sleepless in Seattle", I had two epiphanies. One: Nora Ephron will be sorely missed for her talent to make movies that are smart, well written and leave you smiling for hours. Two: I need more grey sweatshirts and sweatpants in my life. I mean, is there any other way of feeling comfy during those winter months? Meg Ryan and Tom Hanks are nodding in agreement. So, yes, from now on all I want to do is basically watch Nora Ephron movies in grey sweats.

J.A.C.

jeudi 29 novembre 2012

Un vieux Vogue toujours en vogue !









Tirée de mes archives perso... Une série mode que j’adore, parue en 1998 dans Vogue et photographiée par Mondino... C’était il y a presque quinze ans, mais j’avais déjà flashé sur le côté hyper pragmatique du shooting (une qualité assez rare chez Vogue !), cette illustration d’une armoire idéale resserrée, et d’ailleurs toujours très pertinente, mais avec laquelle inventer différentes associations selon les envies... Et cette top géniale (Erin O'Connor, comme vient de me rappeler Jeanne-Aurore) ! 

From my own personal archives, a fashion series published in Vogue Paris in 1998 and photographed by Mondino... It was almost fifteen years ago, but I was already attracted to the pragmatism of this shooting, that really showed us how to find new associations with just a handful of (still great) clothes...    

L.G.

mercredi 28 novembre 2012

Le classique : "West Side Story"

"West Side Story" version 2012
Jerome Robbins sur le tournage de "West Side Story", le classique de Robert Wise (1961)
Jerome Robbins à l'oeuvre

A l'image du T-shirt blanc, des Converse, du trench ou du pull V parfaitement masculin-féminin, "West Side Story" ne se démodera jamais. J'en ai eu encore la preuve la semaine dernière au Théâtre du Châtelet à Paris, où se joue jusqu'au 1er janvier une reprise de l'iconique comédie musicale. L'interprétation musicale par Leonard Bernstein des sonorités new-yorkaises est toujours aussi puissante, les chorégraphies de Jerome Robbins expriment toujours aussi bien un art du "less is more" porté à son sommet, quand aux lyrics de Stephen Sondheim, je ne sais pas quel être humain normalement constitué peut leur résister. Donc, oui, intemporel des intemporels, ce "West Side Story" que j'adore depuis l'enfance. Et sinon, on peut parler deux minutes de l'allure folle de Jerome Robbins ? En découvrant ces images de lui dirigeant les chorégraphies sur le tournage de "West Side Story" (associant les chinos, baskets de toiles et T-shirt parfaits) ou à l'oeuvre dans son studio de danse (en denim et chemise blanche) il incarne la classe à l'état pur. Intemporel, lui aussi.

Like the white tee, the Converse, the trench coat or the perfect, slightly masculine V-neck sweater, "West Side Story" will never go out of style. I got the proof positive of this last week at the Théâtre du Châtelet in Paris, where a revival of the iconic show is playing til January 1st. Berstein's musical interpretation of New York is still as powerful, Jerome's Robbins choreography is still the perfect example of less being more and, frankly, I don't know how you can call yourself a human being if you don't get chills down your back listening to Stephen Sondheim's lyrics. Also, can we talk for a minute about Jerome Robbin's style? Just look at him choreographing on the set of the movie version of "West Side Story", in the perfect combo of white tee, chinos and canvas trainers. Or dancing in a studio in a quintessential denim and white shirt? That my friends is what timeless elegance (and talent) looks like.

J.A.C.

mardi 27 novembre 2012

Another Story & Other Stories

Le moodboard ayant inspiré la première collection d'& Other Stories, unique visuel disponible...

Une garde-robe idéale et durable : d’après les premiers échos (la communication se fait au compte-goutte), c’est ce que voudrait proposer & Other Stories (j’ai du mal avec ce nom de marque, je ne le trouve pas génial), la nouvelle griffe plus huppée d’H&M. J’adhère au concept. Je SUIS en quête d’une garde-robe idéale et durable, d’une solution clé en main anti-prise de tête ! Je sais aussi que, même si j’étais très dubitative au départ, j’ai été convertie aux propositions de COS, la ligne haut de gamme déjà existante du groupe suédois (c’est Jeanne-Aurore, très exigeante au niveau qualité et qui en connaît un rayon en détails de coupe ou de matière, qui m’a convaincue). Mes deux robes favorites, l’une d’été, l’autre d’hiver, viennent de là, ce sont les plus singulières et les plus parfaites aussi bien en termes de style que de confort, je pourrais d’ailleurs très bien ne posséder que ces deux-là (tiens... et si j’osais ?!) Bref. Un clip vient de voir le jour en guise de teaser pour annoncer les chaussures bientôt griffées & Other Stories. Une histoire à suivre ? 

An ideal and long-lasting wardrobe: that seems to be the ambition of & Other Stories (does anyone really like that name??? I don’t), the soon to be launched new (and more qualitative) brand from H&M. I like the idea, I really am in quest of a no-brainer, ideal and long-lasting wardrobe. I also like COS, the already existing more qualitative brand of the Swedish group, where I bought my two favorite dresses (one for winter, one for summer, actually I’m sure I could live with only those two ones... hey, why not?!) Anyway. A video has just been released to promote the shoes. The beginning of & Other exciting new Stories?  

L.G.

lundi 26 novembre 2012

La citation du lundi


"Je suis contre toutes ces absurdités qui consistent à faire une mode qui ne dure pas."

Coco Chanel, dont nous vous conseillons vivement d'écouter dans le lien ci-dessous le témoignage plein de bon sens dont est tiré cette phrase :

Coco Chanel parle de la mode

vendredi 23 novembre 2012

La fin du pressing ?


Comment lavez-vous vos affaires ? Laure et moi, comme nous le défendons dans notre livre, croyons fermement que le pressing est à réserver uniquement à ces vêtements qui risquent de décéder dans votre machine à laver (sublime blazer ou trench, très beau pantalon de laine). Pour tout le reste, et même le soi-disant linge fragile (lingerie fine, foulard de soie, pull cachemire), c'est machine. Un cycle doux, un minimum de lessive et d'adoucissant (adoucissant qu'une amie remplace par du vinaigre d'alcool, pour des résultats semble-t-il épatants), et le tour est joué. Apparemment, même le Vogue USA est d'accord avec nous  : dans leur numéro d'octobre, la publication a consacré deux pages à ces consommatrices qui n'hésitent plus à laver  leurs vestes en tweed Chanel à la maison et à la machine. Pour ma part, ce sont plutôt jeans et t-shirts qui ont les honneurs de mon cycle 30°... mais à chacune sa garde-robe essentielle.

In our book, Laure and I advocate you keep dry cleaning for those rare items (a beautiful blazer or trench coat, a tailored wool pant) that would otherwise die if machine washed. With a gentle cycle, detergent and softener kept to a minimum, most clothes do very well in the washing machine (a friend of mine has replaced softener with white vinegar, apparently to amazing results). Cashmere can actually get ruined by dry cleaning and gets actually better when washed in water. Even US Vogue says so: in their October issue, they had two pages about women who machine wash very expensive items such as Chanel jackets. Now my laundry is more about jeans and tees, but to each his own essential wardrobe, right?

J.A.C.

jeudi 22 novembre 2012

Divines créatures !



Elle joue comme un pied mais elle a une garde-robe de vacances à tomber : Julie Adams dans "L’Etrange créature du lac noir" (un classique de la série B fifties qui vient de ressortir en 3D , a real treat !)

On lui piquerait volontiers le chino, la blouse à pois et les espadrilles lacées. Mais aussi... 


Le top foulard et le short blanc

Le t-shirt rayé et la casquette chic

La chemise d’homme (et le brushing parfait !)

Le maillot de bain blanc de pin-up

Le mini peignoir blanc en éponge

Le maxi peignoir rayé


Not the best actress in the world but positively the owner of the best holiday wardrobe: Julie Adams in “Creature from the Black Lagoon” (a fifties classic of the B movie that has just been re-released in France in its original 3D, a real treat!) We love everything, from her chino worn with doted chiffon blouse and laced espadrilles to her white pin-up bathing suit...   

L.G.

mercredi 21 novembre 2012

Le placard de Soledad




Quand Jeanne-Aurore et moi avons écrit "Ma to-do list - Dressing", notre recueil autour du concept de l’armoire essentielle, nous avons consacré un chapitre aux conseils d’amis dont nous admirions le style : simple, efficace, mais stylé et pas boring. Parmi ces amis, Soledad Bravi, illustratrice au trait immédiatement reconnaissable (sur toute la collection des Paresseuses, dans les pages du magazine Elle ou sur son blog perso), qui nous a ravies en nous racontant son art d’acheter ses jeans en deux tailles et de se rendre aux soirées en Converse parce que ça la rend plus aimable. 

Donc aujourd’hui, quand elle publie "Pompons et chiffons", un abécédaire pour les enfants (enfin, pas que, puisque je le feuillette autant que mes filles) qui raconte nos placards, ça nous ravit aussi. De A comme Anorak à Z comme Zip, en passant par B comme Blazer, L comme Lavallière ou S comme Saharienne, on se régale d’y découvrir une armoire pas forcément essentielle, mais plutôt une armoire universelle, dotée de tous les bons basiques... et un peu plus (car on n’est pas obligée de porter le K comme Képi ou le Q comme Queue-de-pie !)

Notre Graal sur ce blog étant de trouver notre U comme uniforme...

Renowned French illustrator Soledad Bravi (she designs all the “Paresseuses” books covers and memorabilia, works for the Elle magazine, also has a great blog) appeared in “My to-do list - Dressing”, the know-how guide I’ve just published with Jeanne-Aurore, by telling us her secrets about a simple, efficient yet stylish and personal wardrobe. Today she publishes “Pompons et chiffons”, a children’s abecedary that says (or shows) all about our wardrobes: from B like “Ballerine” to M like “Marinière” or T like “Trench-coat”, all the good basics are here (and a few others more). Now, what we’d all like to find on that blog is our U like Uniform ! 

L.G.


mardi 20 novembre 2012

"Fashion crisis" (part II)

Dessin d'Andy Warhol (1960)

Après la pluie... le beau temps... (pour celles qui ont lu mon post ....) donc je sors et je vois des gens. DES GENS ! Un concept assez terrifiant pour la timide qui se terre en moi. Comme je mesure 1 m 62, je préfère, lorsque je dois voir du monde, mettre des talons, sinon, j’ai l’impression de ne pas exister. L’ennui, c’est que j’adore aussi marcher et que je vais à tous mes rendez-vous à pied, quitte à faire une heure de marche à l’aller et une heure au retour. Vous voyez le dilemme ? Réussir à coordonner une tenue qui me semble correspondre à la situation + les chaussures pas plates mais quand même confortables... C’est souvent la panique, pour un résultat pas garanti.

Alors si en plus, je vois des gens ET qu’il pleut...  

I’ve told you about my fashion crisis with the rain. I’d like to confess another one today: when I have to meet people (in an office, to a restaurant, to a party...) I’m shy, and sometimes quite terrified by the very idea of meeting people. And I’m also a bit short: therefore, I need to wear heels, otherwise, I feel like I’m transparent. The problem is that I love walking, I try to walk to all my meetings, even if it’s a one-hour walk to go, and another one-hour walk to go back. See the situation? Finding the right clothes + the right shoes (heeled but comfortable, and that go with the clothes)... Difficult! And I’m not even telling you about meeting people on a rainy day...

L.G.

lundi 19 novembre 2012

La citation du lundi



"Pendant la Seconde Guerre mondiale, on lui a proposé de chanter pour les troupes et, comme elle s'inquiétait de savoir quels vêtements elle devrait emporter, elle a opté pour une seule robe qui pourrait être roulée, qui ne fasse pas de plis et qui tombe parfaitement - elle a plus ou moins inventé la robe à sequins."

Christian Louboutin parlant de Marlène Dietrich

vendredi 16 novembre 2012

Relax ?

Christy Turlington par Steven Meisel, Vogue Italie (1989)

André Carrara

L'autre jour, Laure parlait de sa passion du jean slim. Moi aussi, depuis plusieurs années,  j'ai adopté la silhouette affûtée, et, confession, je porte en ce moment même un jean tellement skinny qu'il est à deux doigt de ressembler à un tregging. Mais récemment, j'ai ressenti comme un changement. Tout à coup, les coupes ajustées que j'adorais (pantalons cigarette, jeans skinny vraiment skinny, cols roulés bien nets) ne font plus si bien la blague. Pire même, je m'y sens de moins en moins confortable. Peut-être est-ce le temps hivernal, cet instinct animal qui donne envie de se rouler en boule dans sa cave, en tout cas ces jours-ci je regarde mon placard en rêvant qu'il soit rempli d'amples cardigans d'homme, de pantalons de laine légèrement taille haute, de gros cols roulés un trop grands où se perdre et, très important puisque je suis une fille à denim, de jeans qui seraient un peu taille haute, un peu larges (mais pas baggy). Je ne sais pas si tout ça tient de la lubie passagère ou si c'est le signe que mon style prend une nouvelle direction, toujours boyish et simple mais peut-être un peu moins rigide ? En tout cas, j'essaye d'écouter attentivement ces nouvelles envies. Comme nous le rappelons dans notre livre, avoir trouvé son style ne doit pas dire se cramponner à celui-ci quand la vie et les envies évoluent. A suivre, donc...

The other day, Laure spoke of her love of slim jeans. Like her, in the last few years I have jumped on the slim-fitting bandwagon - and as I'm writing this I'm actually wearing a pair of super close fitting needle jeans that are this close of entering tregging territory. But lately, I have felt something shifting. Suddenly the super slim cut that I loved (cigarette pants, skinny jeans, sharp turtlenecks) do not feel right anymore. Even more, they feel a bit uncomfortable. Maybe it's winter, maybe it's that animal instinct of cuddling up in a cave, but these days I've been looking at my wardrobe wishing it was filled with loose-fitting men's V neck cardigans, roomy high waisted woolen pants, big chunky turtlenecks that you get lost in and most importantly, as my wardrobe revolves around denim, jeans that master that subtle equilibrium between straight and loose (but not baggy). I don't know if it's just a fleeting desire or the sign that my style is evolving towards a new direction. In any case, I'm paying close attention to this new mood- as we advise in our book, having found your style does not mean staying stuck there all your life. You need to let your style breathe and change along with your life. I will try and go do that...

J.A.C.

jeudi 15 novembre 2012

"Fashion crisis" (part I)


J’ai beau avoir trouvé mon style et savoir comment me sentir « bien » habillée (enfin, confortable... « moi », disons), il y a encore des situations dans lesquelles je me retrouve totalement désarmée. Je cogite des heures devant mon placard à ne pas savoir quoi mettre et finis parfois habillée comme l’as de pique. 

Cas typique : quand il pleut.

La pluie me fait perdre TOUS mes moyens, et plus il y en a et plus je me désagrège. En théorie, il suffit pourtant de mettre des bottes et un trench. Sauf qu’en pratique je vais toujours trouver qu’il fait trop chaud pour les bottes ou pas assez pour le trench. Ou je vais avoir peur d’abîmer mes chaussures avec l’eau. Ou je vais penser qu’aujourd’hui, je me dois absolument de porter telle robe, mais qui, hélas, ne va ni avec les bottes ni avec le trench... Tout cela se termine en général avec un gros mal de crâne et même pas les fringues adéquates. 

I reckon I’ve found my style, you know, the one that really makes me comfortable, that really makes me feel... well, “me”. Still, there are a few situations in which I feel totally disarmed. Case in point: rainy days. I’m absolutely hopeless with rain. Rain should be easy, in theory: boots and trench just do the trick. But not with me, I’ll always find the weather is too hot for the boots or not enough for the trench. Or I’ll be afraid to ruin my shoes. Or I’ll think I absolutely must wear THIS dress today, which unfortunately goes nor with the boots nor the trench. Such a brainstorming often ends with a big headache (and not even the right clothes). 

L.G.

mercredi 14 novembre 2012

Rebel with a fur coat


Une image inhabituelle et carrément avant-gardiste (jean large + luxueux manteau de fourrure porté comme si c’était une vieille pelure + foulard d’homme, la nonchalance de ce mix audacieux étant encore décalée par la coiffure crantée hyper sophistiquée) (au fait, nous sommes dans les années 30, pas dans un trip vintage des années 70 !) de Katharine Hepburn, aperçue en feuilletant dans un Barnes & Nobles de New York le livre "Rebel Chic", consacré au style d’une actrice que l’on croit connaître par coeur, et finalement pas si facile à épingler. D’autres visuels de l’intérieur du bouquin sont visibles sur le site Tomboy.

An unusual and frankly avant-garde picture of Katharine Hepburn (flare jeans + lavish fur coat worn as if it was an old thrift shop piece + man’s scarf, the nonchalance of this mix being even more beautifully puzzling with the hyper sophisticated hairstyle) from “Rebel Chic”, a new book dedicated to the unique and ever surprising style of the actress. Other visuals from the inside can be seen on Tomboy.   

L.G.

mardi 13 novembre 2012

Annie-Jeanne & Aurore-Hall

 
 
Clin d'oeil à ma copine Jeanne-Aurore... Le costume emblématique du masculin-féminin de Diane Keaton dans "Annie Hall" de Woody Allen, exposé au Museum of the Moving Image de New York. (Autour, c'est moins "nous" : les dorures d'Hedy Lamarr dans "Samson and Delilah" à gauche, et les froufrous de Sarah Jessica Parker dans "Honeymoon in Vegas" à droite !)
 
A nod to my dear friend Jeanne-Aurore through THE incarnation of the boyish look: Diane Keaton in Woody Allen's "Annie Hall", exhibited at the Musuem of the Moving Image in New York...
 
L.G.
 


lundi 12 novembre 2012

vendredi 9 novembre 2012

L'armoire idéale : Ryan O'Neal dans "Love Story"



Je pense tenir le record du nombre de visionnages de "Love Story". C'est comme ça, je ne peux tout simplement pas résister à un film compilant Harvard dans les seventies, le parfait "no make-up" look d'Ali McGraw et des batailles de boules de neige. Et l'autre soir, en le revoyant, je me suis dit que, ok, en tant que fille, je suis sensée m'identifier à AliMcGraw, ses beaux cheveux shiny et son parfait caban, mais à la vérité, j'ai un peu de mal avec tous les minikilts et chapeaux cloche en crochets qu'elle affiche tout au long du film. Alors que Ryan O'Neal... Oh Ryan ! Le tweed, le denim, le caban et les gants en peau lainée (désolée, je ne suis jamais arrivée à faire une capture correcte de ces satanés gants), les écharpes preppy, les pardessus idéaux... C'est bien simple, je voudrais vivre dans l'armoire de Ryan O'Neal dans "Love Story". Et ne parlons même pas de cette fabuleuse décapotable vintage... Comment ça, je n'ai même pas mon permis de conduire ?!

I've watched "Love Story" probably more times than is humanly possible. I guess I just cannot resist a movie that rolls Harvard, Ali McGraw's perfect "no make-up" make-up and snow balls battles into one. And, rewatching it the other night, I thought that, okay, you are supposed to wish you were Ali McGraw in that movie, what with all her perfect shiny hair and perfect peacoat, but then I simply cannot identify with all the tartan miniskirts and cloche crochet hats. Now Ryan O'Neal on the other hand: I just want to raid his closet in that movie. The tweed, the jeans, the shearling peacoat, the perfect light blue V neck sweater. And just don't get me started on that rad vintage convertible... 

J.A.C.

jeudi 8 novembre 2012

MMM / H&M / NYC


J'aime le minimalisme des affiches placardées sur les murs new-yorkais, annonçant la collection Maison Martin Margiela pour H&M... Une sobriété qui repose les yeux après le bling de la campagne Anna Dello Russo !

I like the minimalism of the Maison Martin Margiela with H&M campaign in the New York subway... So restful for the eyes after the bling bling of the Anna Dello Russo ads !

L.G.

mercredi 7 novembre 2012

Mon essentiel de novembre : "Le manuel du style" GQ


Fut un temps où les magazines féminins m'inspiraient. Je me souviens encore avec émotion de l'édition américaine du "Harper's Bazaar" quand, dans les années 90, elle était dirigée par Liz Tilberis. Une grande partie de ma sensibilité au vêtement et à l'image s'est forgée grâce à cette rédactrice en chef et ce magazine mis en forme par des pointures comme le photographe Peter Lindbergh ou le directeur artistique Fabien Baron. Aujourd'hui, aucun magazine féminin n'a plus vraiment cet impact sur moi. D'autant que, au-delà de la pure inspiration visuelle, je recherche de plus en plus de véritables informations sur la façon de discerner la qualité d'un vêtement, d'en comprendre la coupe. Exactement le genre de chose que les magazines masculins, eux, proposent de plus en plus, et avec succès, à leurs lecteurs. Ce week-end, lors d'un long trajet en train, je me suis ainsi retrouvée à dévorer la parution hors-série du magazine GQ : "Le manuel du style". Rigolo, bien tourné, remplis de diagrammes didactiques (comment nouer son écharpe, composer sa trousse de toilette...), pimenté des conseils de Sir Paul Smith et des dessins de Jean-Philippe Delhomme, ce manuel m'a permis de réviser ces notions plutôt cruciales quand on choisit un vêtement, par exemple comment savoir qu'une chemise ou un manteau est à sa taille  ou comment évaluer la bonne coupe d'un caban ? Bien sûr, les réponses compilées dans ce magazine sont au masculin, rêvons qu'un magazine en propose une version féminine. Et, en attendant, relisons les vieux "Harper's Bazaar"...

Once upon a time, I was inspired by women's fashion magazine. I still remember how much of my fashion sensibility was formed by US magazine "Harper's Bazaar" when the wonderful Liz Tilberis was at its head in the 1990s (sigh). Nowadays, I fail to see a women's magazine that would have such an impact on me, all the more as these days, I'm really on the lookout for precise infos on cut, quality and how to chose wisely a garment. All types of things that, paradoxically, I can find plenty of in such publications as the recent GQ's "Manuel du style", a how-to guide that's practical, tongue-in-cheek yet really informative if you want to finally know if a shirt is the right size for you or how to chose a peacoat (when you're a guy, that is). When will women's magazines finally deliver the feminine equivalent of this? I'm still waiting...

J.AC.

mardi 6 novembre 2012

New York, à l'eau


A New York, Downtown, les vertiges de cette hyper-consommation que l'on fustige d'ordinaire ont été stoppés par les ravages de l'ouragan... Hélas, cette revanche de la nature signifie aussi une vie encore difficile pour de nombreux New-Yorkais...

In Downtown New York, Sandy stopped radically and dramatically this over-consuming world that we usually blame...

L.G.

lundi 5 novembre 2012

La citation du lundi



"Un blazer marine, toujours. Un pantalon blanc, beige, marine ou noir - tout dépend de ce qui vous va. Des t-shirts de qualité, à manches courtes et longues. Et une belle paire de chaussures à talons noire et des derbies en cuir camel. Si vous pouvez vous le permettre, offrez-vous des classiques de belle facture que vous pourrez porter encore et encore."

Les essentiels de Lauren Hutton

vendredi 2 novembre 2012

New York, New Yoooork !


A New York, le passage de l'ouragan Sandy a laissé toute la partie Downtown sans électricité, parfois sans eau et sans guère à manger. Pendant ce temps, Uptown, la vie continue, toujours aussi énergique, et toujours aussi chic. Comme dans le grand magasin Bergdorf Goodman, qui continue d'afficher insolemment ses vitrines... illuminées, remplies d'images vintage du spirit et du luxe new-yorkais, avec Diana Vreeland, Jackie Kennedy ou Christian Louboutin en guest-stars. Heureusement que le fameux esprit de résilience new-yorkais permet de trouver tout cela plus "inspiring" que "shocking", en ces temps étranges...

New York after Sandy has left Downtown with no electricity, sometimes no water and very little food. Meanwhile, life goes on Uptown, electricity is in the air, and elsewhere. Chic too, as in the windows of Bergdorf Goodman, filled with vintage images of the New-York spirit, and luxury, with photos starring Diana Vreeland, Jackie Kennedy or Christian Louboutin. Luckily, the positive energy of those courageous New-Yorkers allows us to find this more inspiring than shocking, in those troubled times...
 
L.G.
 

jeudi 1 novembre 2012

Le basique de Laure... le jean

Mais pas n'importe quel jean. Voilà un rayon dans lequel je dois avoir à peu près tout testé : du bon vieux Levi's au jean de designer et de l'effectivement très cheap Cheap Monday aux bonnes surprises d'H&M. Et parce que je suis une adepte du slim, je me suis retrouvée plus d'une fois moulée, engoncée, comprimée dans un jean qui, certes, donnait peut-être l'illusion optique d'une ligne de liane, mais me collait tellement la jambe qu'au bout d'une heure, j'avais déjà le cuissot qui gratouille, la cuisse qui chatouille, et l'envie urgente de retirer ce vêtement qui, parfois, s'avère aussi confort qu'une combinaison de plongée.
Jusqu'à ce que je découvre (alléluia) aux Etats-Unis la marque A.G. (pour Adriano Goldschmied) : des slims hyper étroits mais hyper doux, taillés dans un coton soft qui les rendent aussi agréables à porter qu'un jogging mou - l'illusion optique de la ligne de liane en prime. Ils sont un peu chers, pas faciles à trouver (ils sont vendus en France au compte-goutte). Mais personnellement, mes deux favoris, l'un dark, l'autre un poil délavé, me suffisent. Et plus question désormais d'investir dans d'autres modèles éphémères. 

In terms of blue-jeans, I think I've tried pretty much everything on the market, from good old Levi's to designer jeans and from Cheap (yes, very cheap indeed) Monday to the sometimes good surprises at H&M. And since I'm such a slim addict, I've often found myself hugged in way too tight skinny jeans, as comfortable as diving suits. That is, until I discovered the A.G. jeans (A.G. for Adriano Goldschmied) in the US. Tight, but cut in a super soft cotton that makes them soooo comfy. They don't come cheap, they're quite hard to find, but if you take my case, my two favorite ones have shunned me once and for all from all ephemeral purchases.  
 
L.G.