mardi 29 janvier 2013

Fashion crisis (IV)


Après Laure, la minimaliste, rock & folk qui se sent parfois trop "nice girl" et pas assez rock chick, voici aujourd’hui Laure, la minimaliste sans cesse guettée par son backlash perfide : le no-look. Parce qu’à force de me dire qu’au fond, il n’y a rien de plus parfait qu’un jean, un t-shirt et des ballerines, je me retrouve parfois avec une silhouette incolore, inodore (ok, tant mieux) et sans saveur (plus ennuyeux). Car il en faut des efforts pour donner du staïle à une panoplie minimale : que le jean ait une coupe suffisamment affûtée (hyper moulant, ou hyper large, ou hyper court, ou hyper long, que sais-je), que le t-shirt ait du caractère (qu’il blouse, qu’il fronce, qu’il soit en cachemire, qu’il ait un col parfait), que les ballerines ressemblent à des classiques plutôt qu’à des basiques. Cela demande de la réflexion à l’achat et de la réflexion le matin, en s’habillant. Superficielle que je suis, j’en suis déjà à ma quatrième fashion crisis sur ce blog. Me sentir moi (= ni en mode BCBG, ni en mode no-look) s’apparente parfois à un job à plein temps, quand j’aimerais tellement que tout soit simple... 

I’m a minimalist at heart, but there’s a backlash to that: the no-look look. Yes, a pair of jeans, a t-shirt and ballerinas is the perfect go-to wardrobe, but sometimes it just makes you... dull. All those elements need to have an extra dose of style to keep you away from this no-look look. And that needs a little bit of storm-braining when in store and in the morning in front of your wardrobe. This is my fourth fashion crisis. Being comfortable in clothes that perfectly reflect me sometimes feel like a full-time job...

L.G.

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