mardi 15 janvier 2013

It’s a wrap ! (Or... is it ?)

 






Moi qui ai un goût pour les classiques, ces vêtements établis, ceux dont il suffit de prononcer le nom pour que, ça y est, on les visualise, ceux qui ont prouvé leur utilité, leur supériorité, et après lesquels on n’a plus envie d’acheter autre chose : j’ai toujours adoré la wrap dress de Diane Von Furstenberg. J’aime son symbole, l’idée qu’elle a libéré les femmes en étant à la fois sensuelle et confortable. Et j’adore les premiers imprimés, lorsque la créatrice elle-même les portait avec une classe inégalable, du haut de sa beauté racée. 

Mais je trouve que la robe-portefeuille est surtout sublime sur les photos vintage, moins sur celles d’aujourd’hui. Car avouons-le, ça peut vite virer ménagère... Il faut beaucoup, beaucoup d’efforts (= du make-up, des bijoux, des talons) pour transcender le tissu mou, les couleurs automnales, les motifs voyants. 

J’en ai une dans mon armoire, une wrap dress, je la garde pour ce qu’elle incarne, plutôt que parce qu’elle me va vraiment. Les noires, toutes simples, sont sublimes cela dit. Mais j’ai été assez déçue récemment lorsque j’ai visité la spectaculaire boutique du Meatpacking District (à New York) : depuis que la griffe DVF a été relancée, certes, les robes sont beaucoup plus faciles à trouver, il y a plus de produits dérivés, mais la qualité, elle, a baissé, la soie est devenue gorgée de stretch, les coutures mal finies... Le mythe de la robe-portefeuille serait-il en train de s’effeuiller ?  

I have a thing for classics. That’s why I’ve always loved Diane Von Furstenberg’s wrap dress: its history (the freedom it gave to women by being sensuous and comfortable at the same time), its first prints (the ones the stylist herself wore with so much class and beauty). But as much as I admire the wrap dress in vintage pictures, I’m not sure it can be worn as beautifully today as it could yesterday. You need to put a lot of efforts to make those prints work! I’ve got one in my wardrobe and I must admit I keep it more for what it stands for than because it really flatters me. I love the simple, elegant, black version though. But frankly, I’ve been quite disappointed when I visited the DVF store in New York’s Meatpacking District a few months ago: the brand has been re-launched, which means more accessibility, more products, but the quality is... well, definitely less than more. The wrap dress: I’m not quite sure it’s still such a wrap...    

L.G.

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