mardi 22 janvier 2013


« Laure, minimaliste, rock & folk » : c’est ainsi que je suis décrite dans mon chapitre sur mes secrets de style dans "Ma to-do list Dressing", le livre que Jeanne-Aurore et moi avons publié il y a quelques mois. J’avoue que je suis trop fière lorsque je lis ça, car c’est exactement comme ça que j’aimerais être (notre fameux « c’est comme ça que je me sens moi »). Sauf que dans la réalité, je ne suis pas tous les jours Kate Bosworth, qui allie si bien, à mon sens, un minimalisme façon Vanessa Bruno, et un décalage funky à la Isabel Marant. Je dirais même : il y a une madame Le Quesnoy qui sommeille en moi (souvenez-vous, la mère de famille pincée de "La Vie est un long fleuve tranquille"). J’ai beau essayer de la chasser, de la trier, de l'éditer de mon armoire, elle revient toujours au galop. Je m’explique.

Je suis une fille très sage, qui ne boit pas d’alcool, ne se drogue pas, ne fume pas, mange végétarien, bio, de saison, pratique le tri sélectif, boit une tisane avant de dormir, bref, je suis plus Douchka que Patti Smith (au cas où quelqu’un se souviendrait de Douchka, ex-chanteuse des dessins animés Disney). Et je trouve que ça se voit dans mon style. Ça va encore les jours où j’enfile des boots, un slim et un sweat, mais comme je suis du genre à chercher midi à quatorze heures, je vais toujours essayer de trouver autre chose. Et c’est là que ça pêche : je vais avoir envie d’enfiler un bermuda et des bottes plates parce qu’il fait froid (= total Marie-Chantal). Ou une robe au genou avec des chaussures à talons pas trop hauts parce que je dois faire de la marche (= mémère à pieds sensibles). Bref, il y a des jours où je m’apprête à sortir et où j’ai l’impression dans le miroir d’être une dadame sortie d’un vieux catalogue Cyrillus. Et je ne vous ai même pas parlé de mon addiction secrète pour les serre-têtes...


“Laure, the minimalist, rock & folk” : that’s how I’m described in the style guide I wrote recently with Jeanne-Aurore. I’m so proud every time I read this because minimalist, rock & folk is how I want to be (our famous here “how I feel ME”). Except that in reality I’m not exactly Kate Bosworth, who masters, in my opinion, a chic minimalism à la Vanessa Bruno, combined with a very Isabel Marant funky attitude. In “Grease”, I would be the “Look at me I’m Sandra Dee” Sandy and not the “You’re the one that I want” Sandy, if you see what I mean. There’s a very prissy girl who lives in me. And despite all my efforts, I can’t manage to get rid of her.  

Let me explain: I don’t drink, I don’t smoke, I don’t take drugs, I eat organic food, I sort out my garbage. And all this niceness shows through my style. It’s ok when I stick to slim jeans, sweatshirt and boots, but as I like to complicate all things, I always try to find something else, something... well, always a little bit to nice. Sad, when my only dream is to be the girl who says “Tell me all about it, stud”. 



L.G.

1 commentaire:

  1. C'est incroyable que je ne découvre ce blog que maintenant. J'ai filé m'acheter le bouquin hier, bien qu'en fait, je n'aie même pas besoin de ces conseils : j'ai suivi exactement le même cheminement, ça me conforte juste de voir que d'autres en sont arrivées aux mêmes conclusions (Et j'ai une sorte d'obsession voyeuriste pour les gardes-robes des autres !)
    Pour revenir à ce post, là je m'identifie complètement. Je suis depuis toujours fan de rock, notamment de rock indépendant, mais je n'en ai pas du tout le style de vie(fume pas, bois pas, suis frileuse, fans de bouquins et tisanes...)et j'ai parfois l'impression d'être prise entre deux feux par rapport à comment s'habiller. Du coup, j'essaie de tendre vers un style à la Margaret Howell, à la fois classique et confortable mais pas trop BCBG non plus.

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