mardi 19 février 2013

Aussi simple que ça...



Images via The Fashion Spot

C'est compliqué de faire simple, non ? On se dit souvent que les grands classiques sont barbants, que les basiques ont besoin d'être pimentés par ci ou ça, que simple rime avec simpliste. Un coup d'oeil aux blogs de street style, et c'est la crise identitaire : on se demande soudain si, pour avoir vraiment du style, on ne devrait pas se transformer en Ziggy Stardust (ce qui allait tellement bien à David Bowie mais, avouons-le, il rendrait élégant un bidon d'essence) ?

L'autre jour, une amie me racontait s'être réveillée le matin avec ce classique sentiment de n'avoir "rien à se mettre", et puis elle s'est forcée à se rappeler qu'elle est toujours en train de chanter les louanges du combiné chemise blanche + jean. Elle a donc pris sur elle, s'est imposé d'arrêter de tout compliquer, a enfilé les premiers jeans et chemise blanche qu'elle a trouvé dans son placard et s'est instantanément rendu compte qu'elle n'avait pas vraiment "rien" à se mettre - juste qu'elle avait du mal à admettre qu'une chouette tenue puisse être aussi simple que ça. La simplicité nous dénude et nous déstabilise. Un vêtement vraiment intemporel, un vrai basique, n'a besoin de rien d'autre que de lui-même. Son pouvoir est ailleurs, dans sa capacité à nous habiller sans nous étouffer, nous révéler plutôt que nous grimer. Un pouvoir qui m'est revenu à l'esprit en tombant sur ces clichés d'une série mode du Vogue Italia, "Basic Story", datée de 1992 (images Steven Meisel, stylisme Brana Wolf), et qui n'a pas pris une ride.

We love to complicate things, don't we? We love to think that classics are boring, that basics cannot stand on their own, that simple is simplistic. We look at street style blogs and the elaborate outfits they display and maybe think we ought to dress like Ziggy Stardust (which looked great on David Bowie,  mind you, but then what doesn't?). The other day, a friend told me how she had woken up that morning thinking she had "nothing to wear" and then had remind herself that she's always talking about the beauty of a white shirt and jeans", so she forced her to just do that,  stop over-thinking, put on a white shirt, and jeans and then, all of a sudden, she didn't feel she had nothing to wear, she simply felt she had a great outfit. Great is great, no matter what. Timeless clothes don't need bells and whistles: their power lies elsewhere, in their ability to dress you without overpowering you, to reveal who you are rather than suppress it. I was reminded of just that when I stumbled upon this great May 1992 Vogue Italia editorial, called "Basic Story", shot by Steven Meisel and styled by Brana Wolf, and which hasn't aged a bit.

J.A.C.

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