jeudi 31 janvier 2013

Winona (& nous)




Winona...

...aujourd'hui.

Jeanne-Aurore et moi sommes toutes les deux fans de Winona Ryder dans sa grande période des nineties (au fait Jeanne-Aurore, j’attends toujours ton post en hommage à ses looks de l’époque). J’ai gardé un livre publié aux Etats-Unis juste avant le fait-divers qui lui a coûté sa carrière : c’était une star, une vraie ! A ce moment-là, on aurait nettement misé plus sur elle que sur Angelina Jolie, elle semblait encore plus prometteuse que sa copine Gwyneth. Et elle était partout dans la presse (comme ici en haut, dans le magazine People). Je me souviens que Jeanne-Aurore et moi, on adorait sa coupe courte, évidemment, ses petites robes noires, son look minimaliste, chic, mais pas dadame, avec souvent une dose rock ou vintage.

Aujourd’hui, elle a gardé le même style sur les tapis rouges, bel exemple de constance. Mais dès que je la vois en photo, je sens une tristesse qui se dégage, un mal-être, une gêne, quelque chose d’assez profond, et de très difficile à regarder pour moi. Il y a toujours les traits parfaits, l’air juvénile, la peau veloutée, les petites robes noires, l’exigence minimaliste. Mais il manque cette chose aussi essentielle que le bon jean ou le bon t-shirt : l’assurance. La pauvre a toujours l’air complètement embarrassée d’être là... Leçon retenue : j’ajoute la confiance en soi (il y a des jours où moi aussi, je suis un peu Winona) sur ma wish-list.

Jeanne-Aurore and I are both great fans of Winona Ryder in her glorious days (the nineties). I’ve kept a book published just before the shoplifting crazy nightmare : she was such a huge star at the time! Much more promising than Angelina Jolie, or than her friend Gwyneth. I remember how Jeanne-Aurore and I used to admire her pixie cut, of course, her LBDs, her sleek, minimalist look, often with a slight dose of rock or vintage. She still wears the same style on red carpets today, which is a nice case of consistency. But there’s something definitely hard for me to watch on her pictures nowadays: this embarrassment, this... awkwardness. She still has the perfect features, the dresses, the minimalism, everything except the most important thing, as essential as the perfect blue-jeans: confidence. Something I too should add to my wish-list, some days.

L.G.


mercredi 30 janvier 2013

Au carré

Charlotte Rampling, fidèle au carré depuis plusieurs décennies.

Dans ma prochaine vie, j'aimerais revenir sous les traits de quelqu'un pouvant assumer une coupe de cheveux dingue. Une maxichevelure péroxydée, par exemple. Ou une coupe ultracourte à la Jean Seberg. Dans ma vie actuelle, néanmoins, j'ai dû me résoudre à l'évidence : tout ce qui est de l'ordre du capillairement créatif a l'air tout simplement désastreux sur ma personne. Et j'ai tout essayé : les maxi longueurs, l'ultracourt décoloré ou la frange sévère. Tout autant de catastrophes. A mon grand désespoir, ce qui semble m'aller le mieux sont les déclinaisons plus ou moins courtes, plus ou moins floues, du carré classique, bêtement simple. Adieu, donc, à la révolution capillaire, et hello au travail à faire sur soi pour accepter que, à l'image de mon vestiaire qui ne se sent jamais mieux que quand il est empli de grands classiques, mes cheveux n'aiment rien tant que le basique. Alors chaque saison, je combats la routine en jouant sur les longueurs de mon carré (court et garçonne en 2012, plus long et moins structuré en ce début d'année 2013) et j'essaye de ne pas écouter la voix intérieure qui me dit que la coupe punk de Rooney Mara dans "The Girl With The Dragon Tattoo" irait tellement bien avec mon trench et mes cols roulés...

In my next life, I'd love to come back as someone who looks great with as statement haircut- say, super long  and bleached hair, or a short-short-short Jean Seberg chop. In this life, however, anything too extreme turns out looking plain crazy - if not ugly - on me. And I've tried it all. The super long hair. The bleached pixie cut. The severe bangs. None of it a success. To my dismay, what looks best on me is any variation of the very classic, plain bob. Not a revolution of a haircut- but this is what works for me. So, like with the great wardrobe basics (the white tee and shirt, the classic 5 pockets jeans), I try not to mess with it too much, playing only on the bob's length (shoulder length one season, closer to a flapper bob the next), and trying to dispel any fantasy that I would look amazing with Rooney Mara's asymetric punky hairdo in "The Girl With The Dragon Tattoo".

J.A.C.

mardi 29 janvier 2013

Fashion crisis (IV)


Après Laure, la minimaliste, rock & folk qui se sent parfois trop "nice girl" et pas assez rock chick, voici aujourd’hui Laure, la minimaliste sans cesse guettée par son backlash perfide : le no-look. Parce qu’à force de me dire qu’au fond, il n’y a rien de plus parfait qu’un jean, un t-shirt et des ballerines, je me retrouve parfois avec une silhouette incolore, inodore (ok, tant mieux) et sans saveur (plus ennuyeux). Car il en faut des efforts pour donner du staïle à une panoplie minimale : que le jean ait une coupe suffisamment affûtée (hyper moulant, ou hyper large, ou hyper court, ou hyper long, que sais-je), que le t-shirt ait du caractère (qu’il blouse, qu’il fronce, qu’il soit en cachemire, qu’il ait un col parfait), que les ballerines ressemblent à des classiques plutôt qu’à des basiques. Cela demande de la réflexion à l’achat et de la réflexion le matin, en s’habillant. Superficielle que je suis, j’en suis déjà à ma quatrième fashion crisis sur ce blog. Me sentir moi (= ni en mode BCBG, ni en mode no-look) s’apparente parfois à un job à plein temps, quand j’aimerais tellement que tout soit simple... 

I’m a minimalist at heart, but there’s a backlash to that: the no-look look. Yes, a pair of jeans, a t-shirt and ballerinas is the perfect go-to wardrobe, but sometimes it just makes you... dull. All those elements need to have an extra dose of style to keep you away from this no-look look. And that needs a little bit of storm-braining when in store and in the morning in front of your wardrobe. This is my fourth fashion crisis. Being comfortable in clothes that perfectly reflect me sometimes feel like a full-time job...

L.G.

lundi 28 janvier 2013

La citation du lundi

Hubert de Givenchy & Audrey Hepburn
Image via Awesome People Hanging Out Together

"Tout ce dont une femme a besoin pour être chic, 
c'est un imperméable, 
deux tailleurs, 
un pantalon 
et un pull en cachemire."

Hubert de Givenchy


vendredi 25 janvier 2013

Hip to be square

 Debbie Harry...
ou Penelope Tree ?


L'autre jour, Laure se plaignait de n'être pas en réalité aussi rock qu'elle aimerait. Et, franchement, qui n'a pas vécu ça : on rêverait d'enfiler un vieux jean pourri et une veste en denim trop petite et, bam, se retrouver aussi cool que Debbie Harry période "Atomic". Moi, je me suis fait une raison depuis un moment. Je ne serai jamais Debbie Harry. Parce qu'au fond, je suis une fille à col roulé, qui rêve d'un duffle-coat Gloverall, voire si possible de porter un col roulé ET un duffle-coat Gloverall comme dans cette série réalisée par Bruce Weber pour Vogue Paris il y a quelques années, mettant en scène la top-model Penelope Tree dans une garde-robe bourgeoise de cols roulés, trench-coats et manteaux classiques. Et si c'était d'accepter pleinement la BCBG en soi qui était vraiment, vraiment rock ?

The other day, Laure complained about not being as rock'n'roll as she'd like. And she's right, we've all been there, wishing we could rock too tight denim like Debbie Harry. But the sad truth is, most of us can't. As for me, I've made my peace quite a long time ago with the fact that I'm decidedly uncool, that I'm a turtleneck kinda gal and that my big dream right now would be to get one of those very trad Gloverall toggle-coats and actually wear them WITH a turtleneck, just like Penelope Tree in that wonderful Vogue Paris editorial from a few years back, where all she wore was turtlenecks, and trench-coats and classic coats. And don't you think that Penelope did make it all look very rock'n'roll?

J.A.C.

jeudi 24 janvier 2013


Moi, vue par mon illustratrice favorite et accessoirement amie Soledad Bravi pour un concours que nous organisons demain sur le Blog des Paresseuses. En t-shirt rayé, culotte noire et ballerines (je précise que dans la réalité, je n'oublie jamais d'enfiler mon pantalon), je suis au comble du chic, non ?

Me, as drawn by French illustrator Soledad Bravi. Aren't I so chic with merely just a striped t-shirt on (which is not exactly reality) ?

L.G.

mercredi 23 janvier 2013

Sur ma wish-list : Les cols roulés de Gwyneth Paltrow dans "Pile ou face"





Comme dirait Diane Keaton dans "Tout peut arriver" (autre ode au col roulé, version estivale) : "I'm a turtleneck kinda gal", je suis  une fille à col roulé. J'ai créé un dossier "col roulé" sur mon Pinterest, je suis en quête perpétuelle du bon modèle, de la bonne couleur (gris ? navy ? noir ?), je me fais des listes mentales des cols roulés idéaux. Et en la matière, un film fait pour moi référence : "Pile ou face". Ce film, c'est la quintessence du col roulé, le col roulé incarné, l'hymne au col roulé qui fera date. En fait, ce film est lui-même un col roulé : on a envie de s'y lover, on a envie d'y vivre, de se retrouver télétransporté dans ce Londres de 1998 et cette atmosphère charmante de rom-com qui réconforte comme un bon thé chaud et un muffin un jour de neige. Chaussette, boyish, minimal, oversize, gris, noir, cacao : toute une garde-robe de cols roulés parfaits défile, portés par cette Gwyneth Paltrow dont j'ai la nostalgie. La Gwyneth pré-Goop, fin-des-90s, copine-de-Winona-Ryder, égérie-de-Calvin-Klein, tellement-cool-en-col-roulé. La Gwyneth qui me fait me dire que tant que les températures n'auront pas remonté à Paris, je ne quitterai pas mon col roulé. 

As Diane Keaton says in "Something's Gotta Give" (another great turtleneck movie): "I'm a turtleneck kinda gal." I love them, I created a Pinterest board about them, give me a turtleneck and I'm a happy woman. And in terms of turtlenecks, nothing comes close to Gwyneth Paltrow's collection in "Sliding Doors". Fitted, loose, boyish, classy- her turtlenecks in that movie are like a dictionary of pared-down elegance and a big "ha ha" in the face of anyone who ever doubted the power of turtlenecks. See, that's why I miss 90s Gwyneth (you know the Gwyneth that was friends with Winona and wore Calvin Klein and did not yet care about personal trainers and microbiotic diets): she just made a turtleneck look so damn good.  

J.A.C



mardi 22 janvier 2013


« Laure, minimaliste, rock & folk » : c’est ainsi que je suis décrite dans mon chapitre sur mes secrets de style dans "Ma to-do list Dressing", le livre que Jeanne-Aurore et moi avons publié il y a quelques mois. J’avoue que je suis trop fière lorsque je lis ça, car c’est exactement comme ça que j’aimerais être (notre fameux « c’est comme ça que je me sens moi »). Sauf que dans la réalité, je ne suis pas tous les jours Kate Bosworth, qui allie si bien, à mon sens, un minimalisme façon Vanessa Bruno, et un décalage funky à la Isabel Marant. Je dirais même : il y a une madame Le Quesnoy qui sommeille en moi (souvenez-vous, la mère de famille pincée de "La Vie est un long fleuve tranquille"). J’ai beau essayer de la chasser, de la trier, de l'éditer de mon armoire, elle revient toujours au galop. Je m’explique.

Je suis une fille très sage, qui ne boit pas d’alcool, ne se drogue pas, ne fume pas, mange végétarien, bio, de saison, pratique le tri sélectif, boit une tisane avant de dormir, bref, je suis plus Douchka que Patti Smith (au cas où quelqu’un se souviendrait de Douchka, ex-chanteuse des dessins animés Disney). Et je trouve que ça se voit dans mon style. Ça va encore les jours où j’enfile des boots, un slim et un sweat, mais comme je suis du genre à chercher midi à quatorze heures, je vais toujours essayer de trouver autre chose. Et c’est là que ça pêche : je vais avoir envie d’enfiler un bermuda et des bottes plates parce qu’il fait froid (= total Marie-Chantal). Ou une robe au genou avec des chaussures à talons pas trop hauts parce que je dois faire de la marche (= mémère à pieds sensibles). Bref, il y a des jours où je m’apprête à sortir et où j’ai l’impression dans le miroir d’être une dadame sortie d’un vieux catalogue Cyrillus. Et je ne vous ai même pas parlé de mon addiction secrète pour les serre-têtes...


“Laure, the minimalist, rock & folk” : that’s how I’m described in the style guide I wrote recently with Jeanne-Aurore. I’m so proud every time I read this because minimalist, rock & folk is how I want to be (our famous here “how I feel ME”). Except that in reality I’m not exactly Kate Bosworth, who masters, in my opinion, a chic minimalism à la Vanessa Bruno, combined with a very Isabel Marant funky attitude. In “Grease”, I would be the “Look at me I’m Sandra Dee” Sandy and not the “You’re the one that I want” Sandy, if you see what I mean. There’s a very prissy girl who lives in me. And despite all my efforts, I can’t manage to get rid of her.  

Let me explain: I don’t drink, I don’t smoke, I don’t take drugs, I eat organic food, I sort out my garbage. And all this niceness shows through my style. It’s ok when I stick to slim jeans, sweatshirt and boots, but as I like to complicate all things, I always try to find something else, something... well, always a little bit to nice. Sad, when my only dream is to be the girl who says “Tell me all about it, stud”. 



L.G.

lundi 21 janvier 2013

La citation du lundi


"Si une femme est mal habillée, on remarque sa robe, mais si elle est impeccablement vêtue, c’est elle que l’on remarque."

Coco Chanel (en photo avec Romy Schneider)

vendredi 18 janvier 2013

Mon essentiel de grand froid : Jeanne-Aurore


Voici mon arme secrète pour faire face aux températures glaciales qui se sont emparées de Paris depuis quelques jours. Je les adore car elles sont inspirées des iconiques desert boots, un de ces "standards" que j'affectionne tout particulièrement. Mais contrairement au modèle original de Clarks, plutôt destiné aux beaux jours (et tellement bien porté par Steve McQueen), ces souliers-ci sont fourrés de laine de mouton (et made in Switzerland). Impossible d'avoir froid aux pieds. 

It's freezing here in Paris. Thank God for my Clarks inspired, made in Switzerland furry desert boots that do an amazing job at keeping my feet toasty. It's a nice thing when a standard gets reworked in a good way.

J.A.C.

jeudi 17 janvier 2013

Sur ma wish-list : le manteau de "L’Etau"


C’est la costumière Edith Head qui l’a dessiné pour le film qu’Hitchcock a tourné en 1969. Il faut juste oser le potentialiser au maximum avec des lunettes noires en hiver... Je l’ai découvert sur une carte postale incluse dans un coffret Blu-Ray qui vient de sortir. Tant que j’y suis : j’aime bien aussi le charme discret de la bourgeoisie tel qu’elle l’a imaginé sept ans plus tard pour un autre film du maître du suspens, "Complot de famille". C’est moins glamour que ses légendaires créations portées par Grace Kelly dans "Fenêtre sur cour" ou "La Main au collet", mais justement, ça me convient très bien ! 

On my wish-list... the “Topaz” coat. The costume designer Edith Head conceived it for Hitchcock’s 1969 movie. While I’m at it: I also like the discreet charm of the bourgeoisie she imagined seven years later for another Hitch’s movie, “Family Plot”. Less glamorous than the dresses famously designed for Grace Kelly in “Rear Window” or “To Catch a Thief”, but that’s precisely what feels perfect for me right now.

L.G.




mercredi 16 janvier 2013

Nude


Je ne sais pas vraiment qui est Olga Dunina (il semblerait qu'elle travaille pour Vogue Russie) mais je sais que quand je suis tombée sur cette image d'elle la semaine dernière, son absence totale de maquillage m'a tapé dans l'oeil. Voilà en effet quelques semaines que je m'interroge sur le maquillage. En porter ? ou pas ? et pourquoi ? parce que c'est amusant ? parce que c'est un "gri-gri" qui permet de faire la paix avec ses complexes ? parce qu'il nous faut de plus en plus tenter de ressembler aux images photoshoppées ? Le maquillage nous aide-t-il à nous embellir ? ou au contraire contribue-t-il à nous donner le sentiment que nous ne serons jamais assez parfaite ?

Cela fait des années que je ne me posais plus la question. Chaque matin, par automatisme, j'appliquais crème teintée, poudre, blush, mascara, gloss. Rien que de très sobre, une forme de "nude" qui n'en était pas car pour arriver à cet effet "no makeup", il me fallait au minimum cinq produits. Et puis, il y a quelques semaines, j'ai laissé tomber le maquillage. Cela a commencé par un voyage en avion qui a rendu ma peau hypersensible, m'obligeant dans les jours qui suivaient à n'appliquer aucun maquillage. Au début, sensation étrange que de sortir visage "nu" dans la rue. Allais-je effrayer les passants avec mes cernes non dissimulés ? (Réponse : non.) Et puis, au fil des jours, cela m'a semblé de plus en plus évident de me passer de make-up. Mon tube de de mascara qui était fini n'a pas été remplacé. J'ai cessé de me focaliser sur mes cernes. Et depuis, je fais attention et remarque que beaucoup de femmes, finalement, ne portent pas de maquillage et sont pour autant belles, élégantes, charismatiques, fraîches. Vais-je pour autant me passer de maquillage pour le restant de mes jours ? Non, pas du tout. Mais j'ai envie de sentir que si j'en mets, c'est pour me faire plaisir. Pas parce que sans ces produits, je n'arrive pas à me regarder dans la glace.


I don't know who Olga Dunina is (she seems to be working for Vogue Russia) but when I stumbled upon this shot of her, make-up free, last week, it resonated a lot. For the past few weeks I've given up make-up. It all started with a severe case of dehydrated skin which made wearing make-up impossible. As I got used to being bare-faced (which I hadn't been for years), it made me question why we wear make-up. Is it for fun? is it because it makes us feel good? or does it in the end make us feel bad about ourselves, persuading us we need to cover our flaws? I don't have the answer nor do I plan to be forever detoxed from make-up. But from now on, I'd like to feel that if I wear a little tinted moisturizer or blush or mascara it's because I chose to and find it amusing, not because I feel that without those things I'm not worthy. Also, since I've started going make-up free, I noticed so many beautiful, elegant, charismatic and fresh-looking women who wore no make-up at all..

J.A.C.

mardi 15 janvier 2013

It’s a wrap ! (Or... is it ?)

 






Moi qui ai un goût pour les classiques, ces vêtements établis, ceux dont il suffit de prononcer le nom pour que, ça y est, on les visualise, ceux qui ont prouvé leur utilité, leur supériorité, et après lesquels on n’a plus envie d’acheter autre chose : j’ai toujours adoré la wrap dress de Diane Von Furstenberg. J’aime son symbole, l’idée qu’elle a libéré les femmes en étant à la fois sensuelle et confortable. Et j’adore les premiers imprimés, lorsque la créatrice elle-même les portait avec une classe inégalable, du haut de sa beauté racée. 

Mais je trouve que la robe-portefeuille est surtout sublime sur les photos vintage, moins sur celles d’aujourd’hui. Car avouons-le, ça peut vite virer ménagère... Il faut beaucoup, beaucoup d’efforts (= du make-up, des bijoux, des talons) pour transcender le tissu mou, les couleurs automnales, les motifs voyants. 

J’en ai une dans mon armoire, une wrap dress, je la garde pour ce qu’elle incarne, plutôt que parce qu’elle me va vraiment. Les noires, toutes simples, sont sublimes cela dit. Mais j’ai été assez déçue récemment lorsque j’ai visité la spectaculaire boutique du Meatpacking District (à New York) : depuis que la griffe DVF a été relancée, certes, les robes sont beaucoup plus faciles à trouver, il y a plus de produits dérivés, mais la qualité, elle, a baissé, la soie est devenue gorgée de stretch, les coutures mal finies... Le mythe de la robe-portefeuille serait-il en train de s’effeuiller ?  

I have a thing for classics. That’s why I’ve always loved Diane Von Furstenberg’s wrap dress: its history (the freedom it gave to women by being sensuous and comfortable at the same time), its first prints (the ones the stylist herself wore with so much class and beauty). But as much as I admire the wrap dress in vintage pictures, I’m not sure it can be worn as beautifully today as it could yesterday. You need to put a lot of efforts to make those prints work! I’ve got one in my wardrobe and I must admit I keep it more for what it stands for than because it really flatters me. I love the simple, elegant, black version though. But frankly, I’ve been quite disappointed when I visited the DVF store in New York’s Meatpacking District a few months ago: the brand has been re-launched, which means more accessibility, more products, but the quality is... well, definitely less than more. The wrap dress: I’m not quite sure it’s still such a wrap...    

L.G.

lundi 14 janvier 2013

La citation du lundi


« Le trench est un vêtement nécessaire. »

« La mode n’est pas un art, au mieux, c’est un art appliqué. Mais c’est une sorte de Graal que de parvenir, à force de multiples essais, à un vêtement essentiel. »

Jean Touitou (A.P.C.) dans le Elle du 14 décembre 2012

vendredi 11 janvier 2013

Nineties fashion


Dans les années 90, les top-models off duty, qu'elles s'appellent Esther Canadas ou Maggie Rizer, n'étaient pas encore toutes clonées en slim et en perfecto, mais affichaient le chic minimaliste de l'époque. Cette galerie dont le titre "Le bon look" peut encore être revendiqué aujourd'hui est issue d'un vieux "Dépêche Mode", magazine hélas disparu aujourd'hui... (Parti en fumée, tout comme l'élégance hors podium...)

Esther Canadas, Maggie Rizer and others in a French magazine from the nineties. A time when top-models off-duty didn't cloned themselves in battered skinny jeans and leather jackets, but wore the beautiful minimalism in vogue...

L.G. 

jeudi 10 janvier 2013

Franc parler !









"S’habiller vite fait, bien fait" : à l’époque où l’on achetait encore en francs, c’était déjà notre préoccupation, et cet article que j’ai découpé dans "Marie-Claire" il y a quinze ans est encore pertinent ! Faire le tri, organiser sa penderie comme un magasin, n’investir que si on se sent immédiatement à l’aise, noter ses tenues réussies, miser sur un jean impeccable... Et ce choix de basiques Free Lance, Bompard ou Agnès b fleure bon les nineties, LA décennie des minimalistes addicts. 

Get dressed fast with high style: that was already our concern at the time when we French people paid with francs! Therefore, this article from an old Marie-Claire from fifteen years ago is still relevant: edit your wardrobe carefully, only buy clothes that you really like, write down the looks you love, find the perfect pair of jeans... And this selection of basics from Free Lance, Bompard or Agnès b is so nineties, the beloved decade for minimalists addicts.   

L.G.

mercredi 9 janvier 2013

2012 : des films, des filles, du style


Hier, Jeanne-Aurore, qui ne fait jamais rien comme tout le monde, nous parlait des looks masculins qui l’avaient inspirée dans les films de l’année passée, moi, aujourd’hui, j’ajoute les tendances qui m’ont attirée / émue / marquée / titillée en 2012. Et qui, mixées toutes ensemble, une pincée de ci, une autre de ça, constituent mon style idéal !


 Les costumes-d’époque-qu’on-rêverait-de-porter-aujourd’hui de Keira Kneightley dans "Anna Karénine"


 La hippie vibe des jeunes filles et garçons dans "Après mai" d’Olivier Assayas


 Le preppy prissy de Greta Gerwig dans "Damsels in Distress" de Whit Stillman


 Le glam’ black d’Eva Green en vampire dans "Dark Shadows" de Tim Burton


 Le charme discret de la bourgeoisie de Valérie Lemercier habillée par Vanessa Seward dans "Main dans la main"


 La Françoise Hardy attitude de la jeune héroïne (Kara Hayward) du "Moonrise Kingdom" de Wes Anderson


 Le glamour fifties jusqu’au bout des stilettos de Michelle Williams en blonde platine dans "My Week with Marilyn" 


 La nonchalance boho qui sent le sexe, la poussière et la sueur chez les héros du "Sur la route" de Walter Salles


Le gothique Lolita du fantôme Elle Fanning dans le "Twixt" de Francis Coppola


L’élégance droit sortie d’un vieil Harper’s Bazaar sur Andrea Riseborough en Wallis Simpson dans "W.E. " de... euh, Madonna 
(photo du haut également)


L.G.

mardi 8 janvier 2013

2012 : les basiques, les films, les hommes



En 2012, j'ai regardé pas mal de vêtements d'hommes. Et pas mal de films. C'est mon "Vogue" à moi, les vêtements d'homme dans les films - je ne suis d'ailleurs toujours pas remise de Robert Redford et son caban parfait dans "Les 3 jours du Condor". Alors voici mes basiques cinématographiques et masculins favoris de 2012. Et si le sujet des costumes de cinéma vous passionne comme moi, jetez un oeil au merveilleux site Clothes On Film

1. La veste en tweed et la besace en toile de Ben Affleck dans "Argo". J'adore tout ce look preppy / début des années 80 / agent de la CIA. En sortant du film, j'ai immédiatement ajouté "besace en toile" sur ma wish-list de 2013.
2. Les lunettes en acétate transparent de Bruce Willis dans "Moonrise Kingdom". Dommage que ce types de montures claires ne m'aillent pas du tout, j'en rêve.
3. L'association pull à col châle + écharpe de Daniel Craig dans "Girl With Dragon Tatoo". Je copierais bien toute la silhouette, des lainages aux lunettes à monture sombre à la pochette en cuir naturel. Toute la garde-robe de Craig dans ce film, déclinée en camaïeu de gris, était inspirante.
4. Les chinos de Steve Carell dans "Jusqu'à ce que la fin du monde vous sépare." J'adore Steve Carrel, j'adore les chinos. Le pull à losanges est discutable, mais quand Keira Knightley l'enfile à la fin du film, un peu loose, il en devient inspirant.

In 2012, I looked a lot at men's clothes. And at movies. Men's clothes in movies are my own "Vogue". So, here are my favorite on-screen men's wardrobe classics (the men wearing them are fine too) from 2012. And should you be as interested in the subject of clothes in films as I am, I recommend the wonderful site Clothes On Film. It's brilliant.
1. Ben Affleck's tweed jacket and canvas satchel in "Argo". I love that early whole 80s CIA agent preppy look. And this is inspiring me to put a satchel on my 2013 shopping list.
2. Bruce Willis' clear acetate frame in "Moonrise Kingdom". 
3. Daniel Craig's coordinated grey shawl-collar cardigan and scarf in "Girl With The Dragon Tatoo". I think I actually want that whole outfit for myself, complete with leather pouch and black rimmed glasses.
4. Steve Carell's chinos in "Seeking A Friend For The End Of The World". Keira Knightley and her combat jacket looked adorable in the movie, but I simply cannot resist Steve Carrel and I'm a sucker for chino pants.

J.A.C.

lundi 7 janvier 2013

La citation du lundi


Jane Birkin photographiée pour l'exposition "La petite veste noire"

"Je ne possède jamais plus d'un sac à la fois. 
Je trouve qu'un, c'est déjà bien assez. "

Jane Birkin