jeudi 28 février 2013

Lou Doillon, la bonne équation



Finalement c’est tout simple : un pardessus bien ample + un jean un peu usé + une chemise sans chichis, et une fille est parée pour n’importe quel moment de vie. J’aime bien que Lou Doillon en concert lundi au Trianon à Paris ait été habillée comme si elle allait prendre un café au troquet d’à côté. Son élégance naturelle, sa grâce exquise, son sourire XXL, son bonheur contagieux d’être là (et son album extra !) font le reste. 

Simple as that : an oversized coat + slightly used jeans + a no-frills shirt, and a girl is ready (ready for everything, that is). I like that Lou Doillon chose to dress herself for her concert at the Trianon in Paris as if she was on her way to the nearest café. Her infinite elegance, grace and her mega-watts smile just do the rest.  

L.G. 

mercredi 27 février 2013

Denim Done Right

Image via The Fashion Spot

Il est vraiment rare ces derniers temps que je sois attirée par une série mode, mais cette image d'Amber Valleta photographiée par Peter Lindbergh pour le numéro de février du "Vogue" US m'a tellement plu que j'ai carrément arraché la page sur le champ. Le make-up et les nattes minimalistes, la chemise en denim souple, la veste de worker Carhartt jetée sur les épaules - tout me plaît.

It's quite rare these days that I get happy about any sort of fashion editorial, but this shot of Amber Valleta photographed by Peter Lindbergh for the February issue of US "Vogue" stopped me in my track. The barely-there makeup, the no-fuss braids, and the soft denim shirt and rugged Carhartt jacket, I like it all.

J.A.C.

mardi 26 février 2013

Le vêtement : le jupon




Il était très à la mode dans les années 2000, à l’époque où j’ai collé ces photos dans le cahier d’inspiration que je tenais religieusement. J’ai toujours regretté qu’il devienne ensuite aussi « out » qu’il avait été « in » (hormis peut-être l’été sur un marché avec des espadrilles, dans un trip « Je suis la Gala de Dali » ou « Je sors du film "Vacances romaines" ».) Je n’ai jamais eu la force de caractère pour porter des vêtements ouvertement datés. Pourtant, ces photos font toujours envie, non ?

The gypsy skirt was totally ubiquitous in fashion in the years 2000, when I glued those pictures in the inspiration book I kept at the time. I’ve always regretted that it went as « out » as it had been « in » (except in a “Roman Holiday” or Dali/Gala trip): those photos make it quite appealing, don’t they?

L.G.

lundi 25 février 2013

La citation du lundi


"On nous fait croire /
Que le bonheur c'est d'avoir /
De l'avoir plein nos armoires."

Alain Souchon, "Foule sentimentale"


"They want us to believe / That happiness means / Cupboards full of belongings."
From Alain Souchon's song "Foule sentimentale"

vendredi 22 février 2013

N’importe quoi


Souvent, on dit que certaines vieilles photos donnent envie de s’enfoncer dans un trou et d’y disparaître à tout jamais parce qu’on y porte le mauvais t-shirt / le mauvais pantalon / la mauvaise coiffure... Moi, ce qui me donne envie de m’enfoncer dans un trou et d’y disparaître à tout jamais, ce sont ces listes d’achats vestimentaires que je tiens consciencieusement depuis des années. Regardez au hasard cet extrait de 2004, rédigé avec un maximum de lyrisme (c'est un euphémisme !), et que je mets en ligne légèrement rougissante, en me disant, tout de même, qu'il y a prescription. Qu'est-ce qu'on y voit ? Une frénésie d’achats (le 23 août, le 2 septembre, le 6 septembre...), des dépenses clairement sans intérêt dont aucune n’est restée dans mon armoire plus de quelques saisons (« chemisier en soie forme poncho » ? Pull « pris surtout parce qu’il y avait une erreur d’étiquette qui me l’a fait payer 13 euros 99 au lieu de 45 » ???). Et le pire, c’est qu’à l’époque, Jeanne-Aurore et moi avions déjà ce rêve d’une armoire essentielle. Je ne veux pas me prononcer pour elle, mais moi, j’avais clairement un sacré chemin à faire... 

Some people cringe when watching old photographs of themselves: bad haircut, wrong t-shirt... What makes ME cringe is the list of all my fashion purchases, a list that I’ve been meticulously keeping for years. Take this example shown above: a whirlwind of expenses, useless, absurd, stupid expenses, none of them having lasted in my wardrobe more than a few seasons. And what’s insane is that I remember at the time, Jeanne-Aurore and I already had this dream of an ideal, carefully edited wardrobe. Oh, how far I was from that!

L.G.

jeudi 21 février 2013

Le classique : le caban... Part III


Simon Baker, l'acteur de la série "The Mentalist". Très bon style perso à la ville : les lunettes Cutler & Gross de la photo sont les siennes !

J.A.C.

mercredi 20 février 2013

Fashion monsters !


Certains créateurs insistent sur la portabilité du vêtement : ils reconnaissent faire non pas de l’art mais du business. D’autres y voient au contraire le support idéal de toutes les folies et de tous les discours possibles. « Ici, la mode s’attache moins à exprimer une identité qu’une expérience » explique le carton en intro de « Arrrgh ! Monstres de mode », l’exposition qui se tient jusqu’au 7 avril à la Gaîté Lyrique à Paris. Pas question évidemment d’y admirer le blazer essentiel ou le jean parfait, mais plutôt les créations surréelles en vrais cheveux de Charlie Le Mindu, un sac de toile en guise de t-shirt par Maison Martin Margiela, des costumes d’opéra en fausses feuilles de Walter van Beirendonck ou un autoportrait en vêtements recyclé d’Andrea Crews. Une vision à l’opposé de celle qui nous anime sur ce blog (l’importable, le collector ne sont pas vraiment les bienvenus dans nos garde-robe) mais évidemment des propositions artistiques enrichissantes.

A few words about an exhibition shown at La Gaîté Lyrique in Paris until April 7, about “fashion monsters” (that’s actually the title)... An exploration of crazy creations that actually owe more to experimental art than fashion: surreal... things (wigs, hats, maybe?) made with real hair by Charlie Le Mindu, a canvas bag turned into a t-shirt by Maison Martin Margiela, opera costumes in fake leaves by Walter van Beirendonck... Not exactly what we prone on this blog (the perfect little blazer? Not really!) but of course an interesting point of vue on clothes in which, like it is said somewhere in the exhibition, fashion serves not to transmit an identity but an experience. 

L.G.








mardi 19 février 2013

Aussi simple que ça...



Images via The Fashion Spot

C'est compliqué de faire simple, non ? On se dit souvent que les grands classiques sont barbants, que les basiques ont besoin d'être pimentés par ci ou ça, que simple rime avec simpliste. Un coup d'oeil aux blogs de street style, et c'est la crise identitaire : on se demande soudain si, pour avoir vraiment du style, on ne devrait pas se transformer en Ziggy Stardust (ce qui allait tellement bien à David Bowie mais, avouons-le, il rendrait élégant un bidon d'essence) ?

L'autre jour, une amie me racontait s'être réveillée le matin avec ce classique sentiment de n'avoir "rien à se mettre", et puis elle s'est forcée à se rappeler qu'elle est toujours en train de chanter les louanges du combiné chemise blanche + jean. Elle a donc pris sur elle, s'est imposé d'arrêter de tout compliquer, a enfilé les premiers jeans et chemise blanche qu'elle a trouvé dans son placard et s'est instantanément rendu compte qu'elle n'avait pas vraiment "rien" à se mettre - juste qu'elle avait du mal à admettre qu'une chouette tenue puisse être aussi simple que ça. La simplicité nous dénude et nous déstabilise. Un vêtement vraiment intemporel, un vrai basique, n'a besoin de rien d'autre que de lui-même. Son pouvoir est ailleurs, dans sa capacité à nous habiller sans nous étouffer, nous révéler plutôt que nous grimer. Un pouvoir qui m'est revenu à l'esprit en tombant sur ces clichés d'une série mode du Vogue Italia, "Basic Story", datée de 1992 (images Steven Meisel, stylisme Brana Wolf), et qui n'a pas pris une ride.

We love to complicate things, don't we? We love to think that classics are boring, that basics cannot stand on their own, that simple is simplistic. We look at street style blogs and the elaborate outfits they display and maybe think we ought to dress like Ziggy Stardust (which looked great on David Bowie,  mind you, but then what doesn't?). The other day, a friend told me how she had woken up that morning thinking she had "nothing to wear" and then had remind herself that she's always talking about the beauty of a white shirt and jeans", so she forced her to just do that,  stop over-thinking, put on a white shirt, and jeans and then, all of a sudden, she didn't feel she had nothing to wear, she simply felt she had a great outfit. Great is great, no matter what. Timeless clothes don't need bells and whistles: their power lies elsewhere, in their ability to dress you without overpowering you, to reveal who you are rather than suppress it. I was reminded of just that when I stumbled upon this great May 1992 Vogue Italia editorial, called "Basic Story", shot by Steven Meisel and styled by Brana Wolf, and which hasn't aged a bit.

J.A.C.

lundi 18 février 2013

La citation du lundi


"Les designers vers lesquels j'ai gravité fabriquaient toujours 
des vêtements simples que vous portez, vous 
- et pas des vêtements qui vous portent."

Lauren Bacall 

vendredi 15 février 2013

Le classique : le caban... Part II !


Ah, moi, j’ai trouvé le caban idéal ! (En réponse à Jeanne-Aurore, hier.) C’était en 2006, chez A.P.C. Ce que j’adore, c’est ce grand col montant qui lui ajoute un supplément d’élégance... Je le retrouve chaque hiver avec le même plaisir. 

In response to Janoror... I have found my perfect peacoat! It was in 2006, and it’s an A.P.C. I love its high collar, up to the chin, that I find so elegant... It’s always been the same pleasure to wear it every winter ever since. 

L.G.

jeudi 14 février 2013

Le classique : le caban


Cela fait des décennies que je suis obsédée par le caban, marquée à tout jamais par le modèle classique, porté col relevé et lunettes aviateur crânement posées sur le nez, par Robert Redford dans "Les 3 jours du Condor". Mais, voilà, je n'ai jamais réussi à trouver le modèle parfait, celui qui serait classique mais pas trop, aurait le bon poids de laine mais un toucher doux, possèderait un col avec suffisamment de tenue pour tenir bien droit contre le cou, mais pas au point de gratter. Et puis, la couleur ! N'en déplaise à ses origines navales, le caban n'a pas obligatoirement à se décliner en marine (même s'il est très beau aussi comme ça). Qu'on se souvienne seulement du fantastique caban camel de Carolyn Bessette Kennedy. Bref, dans mon armoire, toujours pas de caban (même si j'ai trouvé cette année un manteau-presque-caban kaki dont le col se relève de manière quasi-idéale), et donc autant d'espace laissé au fantasme du modèle idéal - qui peut-être n'existe pas.

For decades now, I've been obsessed with the peacoat. I guess Robert Redford and the classic model he wore in "3 Days Of The Condor", with the collar turned-up and a fantastic pair of aviator sunglasses is to blame. Yet, I've never been able to find the perfect model to fill all of my requirements: classic but contemporary, protective material but soft to the touch, collar stiff enough to stand up and protect the neck but not so stiff that if chafes the skin, etc. And then, there's the color. A classic peacoat ought to be navy, a nod to its naval origins. But then, remember how great Carolyn Bessette Kennedy looked in her tan peacoat and faded jeans... 

J.A.C.



mercredi 13 février 2013

L’icône : Victoria Beckham



Se réinventer à ce point et passer de la pop star cheap / femme de footballeur à la créatrice de vêtements rigoureux, épurés et désirables : franchement, j’admire. Et j’admire aussi cette collection (qui semble totalement infinie) de "little black dresses", toutes très "body conscious", mais dans lesquelles Victoria, mains dans les poches ou bébé sous le bras, a toujours une allure parfaitement "effortless", même perchée sur des talons de douze. 

From cheap pop star / footballer’s wife to unanimously acclaimed designer of minimalist, modernist and o so desirable clothes: I can only admire the way Victoria Beckham has reinvented herself over the years. I also envy this infinite collection of little back dresses, all very body conscious, but in which she always seems so at ease, the epitome of effortlessly chic. 

L.G.







mardi 12 février 2013

10 easy pieces

Un article du "Vogue US" de 2007, consacré aux "capsule wardrobes".



Dans un article récent pour le Huffington Post, la blogueuse Francine Jay, créatrice du blog Miss Minimalist, une référence du mouvement minimaliste outre-Atlantique, explique sa décision de réduire sa garde-robe à une "capsule wardrobe" de 10 pièces: "J'avais trop de vêtements que je ne portais pas, et pas assez de place pour les ranger. Je voulais une garde-robe simple, élégante, fonctionnelle, et je voulais pouvoir sortir mes vêtements, et les ranger, sans avoir à faire de gymnastique." Même si 10 pièces me semble vraiment peu, sauf si l'on est en partance pour un tour du monde à sac à dos, et que le choix de vêtements de Francine Jay ne me parle pas trop (trop basique, même pour moi), son article soulève des questions intéressantes. Pourquoi nous laissons-nous envahir par nos vêtements au point de ne plus les voir ? Pourquoi acheter chaque saison de nouvelles choses, avant même d'avoir pris le temps de savourer ce que l'on possède déjà ? A la fin de son article, Francine Jay suggère de sélectionner 10 vêtements de sa garde-robe et tenter de ne porter que ça pendant une semaine. Why not ?

In a recent article for The Huffington Post, blogger Francine Jay of Miss Minimalist, explains her decision to cull down her whole wardrobe down to 10 items. She writes: "I had too many clothes that I didn't wear, and too little space in which to keep them. I wanted a wardrobe that was simple, elegant and functional -- and I wanted to be able to retrieve the pieces, and put them away, without any pushing, pulling or wrestling." Even though 10 items feels too little and that I don't relate to the items she has selected, Jay's approach raises interesting points. Why do we let our closets get full to the point where we cannot even see what's in them anymore? Why do we get the urge to be new stuff every new season instead of cherishing what we already have? At the end of her article, Jay advises to try and select 10 items in our closet and try and only wear that for a week. Even if we don't aspire to become hardcore minimalists, it's one small exercise worth a try.

J.A.C. 

lundi 11 février 2013

La citation du lundi


Faut-il mieux avoir trop ou trop peu dans sa garde-robe ?

"Trop peu, car on peut toujours ajouter."

Diane Von Furstenberg

vendredi 8 février 2013

Le tailleur... ou pas



J'ai une grand-mère très chic et minimaliste, dont la mini garde-robe se compose exclusivement de quelques très beaux tailleurs pantalons, chemises en soie ultra-souples et pulls de cachemire. Et puis c'est tout. Elle porte ses tailleurs en ensembles coordonnées, ou dépareille le pantalon avec l'un de ses pulls, pour une allure plus casual. J'ai toujours rêvé qu'un jour je serais comme elle, avec ma propre garde-robe de quelques beaux tailleurs à associer entre eux (auxquels j'ajouterais quelques jeans et chinos, parce que bon, hein) et qui me permettraient de n'avoir plus jamais "rien" à me mettre. Sauf que. A ce jour, mon placard ne recèle pas un seul tailleur pantalon. Nada. Pire, je me rends compte que le tailleur m'intimide un peu. Il est tellement... adulte. Tellement... responsable. Suis-je à la hauteur ? En même temps, depuis que j'ai vu ces deux looks de la collection Pre-Fall de The Row (ce n'est pas vraiment le débat du jour, mais entre nous soit dit je suis de plus en plus larguée par toutes ces pré/post collections qui m'embrouillent plus qu'autre chose), je repense au tailleur. En voyant la coupe de celui-ci, souple, soft, et comment le pantalon s'associe parfaitement avec un col roulé un peu oversize (mon talon d'Achille), je me dis que je pourrais presque m'y mettre.

I have a very chic, minimalistic grandma, whose small, elegant wardrobe is centered around a few timeless pantsuits, soft silk shirts and cashmere sweaters. This is all she ever wears, pairing the pants either with a jacket, for a matching ensemble, or with a sweater for a more casual look. I always fantasized I'd be one day like her, with a tight closet of a few suits to mix and match (with a few chinos and jeans thrown in for good measure) and never bother again about having "nothing" to wear. But, truth be told, as we speak, I don't own one single suit. And, if I'm to be absolutely honest, I think deep down I find the suit a bit daunting. So grown-up! So responsible! But then, seeing this relaxed, slightly slouchy grey pantsuit from The Row's Pre-Fall collection, and seeing the pants paired with a big oversized turtleneck (my Achille's heel), I thought maybe I ought to reconsider the suit again.

J.A.C.

jeudi 7 février 2013

C'était il y a quinze ans...










Il y a quinze ans... on se posait déjà les mêmes questions ! J'aime bien comme les choix de cet article paru dans "Elle" en 1997 semblent toujours d'actu, preuve (s'il fallait en douter) que le classicisme dure vraiment !

L.G.

mercredi 6 février 2013

Basique + bijou


Madonna : maille oversize + strass

J'en ai déjà parlé, j'ai du mal à porter des bijoux. Mais depuis que j'ai reçu pour Noël une paire de puces d'oreille, que je ne quitte plus et qui font des merveilles pour illuminer un humeur ou un pull gris, je suis de plus en plus sensible à la manière dont un simple bijou peut transformer un t-shirt ou une chemise absolument basiques.

I used to have a hard time wearing jewelry. But since I got a lovely pair of ear studs for Christmas and discovered how great they are to uplift my mood or a simple, grey sweater, I'm getting more and more sensitive to the manner in which a simple, well chosen piece of jewelry can transform the simplest tee or shirt into something else.

J.A.C.


Sofia Coppola : chemise d'homme + diamant sur une simple chaîne.
Liz Taylor : t-shirt blanc + assortiment de bijoux ethniques.
Grace Kelly : maille + manchette métal.

Publicité pour le créateur Izaac Mizrahi : chemise blanche + caban + perles.

La créatrice de bijoux et égérie warholienne Tina Chow : t-shirt blanc + accumulation de bijoux ethniques.

mardi 5 février 2013

Lucky girls







C’est un livre que j’ai lu d’une traite, quand bien même j’étais submergée de boulot à ce moment-là : "I Want to Be Her" d’Andrea Linett. Première raison, parce que c’était un cadeau de Jeanne-Aurore, la personne la plus délicate que je connaisse. Deuxième raison, parce que c’est une véritable épopée mode, écrite par la cofondatrice du magazine "Lucky" (et co-auteur du "Lucky Shopping Manual" et du "Lucky Guide to Mastering Any Style", qui ont longtemps été les piliers de ma bibliothèque fashion). 

Epaulée par les délicieuses illustrations d’Anne Johnston Albert, l’auteur y égraine toutes ces filles connues ou inconnues qui l’ont inspirée dans ce qui est, pour beaucoup d’entre nous, la grande affaire de notre vie (enfin, l’une des) : la quête du style ! Elle y mêle des souvenirs intimes très touchants et une peinture immédiatement dépaysante des époques : les seventies de son enfance, au milieu de garçons et de filles très contents d’enfiler ce que leur préparait leur maman, les eighties de son adolescence, celles des chemisiers victoriens portés avec sarouel et sweat-shirt, les nineties, durant lesquelles elle a enfin trouvé son allure, créative, en dépit du minimalisme ambiant...

Difficile en lisant ça de ne pas se demander à son tour ce qui a inspiré son propre style, quels ont été ses grands moments mode, ces autres moins glorieux qui font rougir un peu. Difficile de ne pas sentir un désir de mode qui bouillonne, l’envie de plonger dans son armoire, de jouer avec, d’en tirer des associations nouvelles. Ou d’essayer de résumer son style en quelques vêtements-clé, comme sur certaines pages (celle ci-dessous est ma préférée)...


PS : j’ai plus de mal avec le site I Want to Be Her de la même Andrea Linett, dont les photos cliniques ne me semblent pas rendre justice à ces filles. Et ne suscitent pas vraiment l’envie d’être elles ! 

I’ve just read "I Want to Be Her", written by Andrea Linett (cofounder of “Lucky” magazine and coauthor of those longtime companions of mine, "The Lucky Shopping Manual" and "The Lucky Guide to Mastering Any Style"). With the help of the wonderful illustrator Anne Johnston Albert, Linett pays tribute to all those girls, known or unknown, who inspired her through her lifelong quest for personal style. She recalls intimate (and touching) memories while painting a very living picture of the lasts of the great decades: the seventies (her childhood, surrounded by very boring kids style-wise), the eighties (crazy creativity), the nineties (how to stand against the ubiquitous minimalism while still taking a chic turn?) Very thrilling, very inspiring, a book that makes you think twice about your own style, influences and references, and gives you an immediate urge to rush into your wardrobe to create a new you!

L.G.




lundi 4 février 2013

La citation du lundi


"Ma philosophie est d'avoir une poignée de pièces confortables qui vont pour le jour comme pour le soir, pratiques pour voyager et faciles à mettre dans la valise. 
Quand les pièces sont les bonnes, on a besoin de moins. 
On économise du temps pour décider quoi porter, et on économise de l'argent et de la place dans l'armoire."

Donna Karan

vendredi 1 février 2013

Sur ma wish-list : le maillot de bain idéal

Patti Hansen photographié pour Vogue par Arthur Elgort (1976)

Si je suis devenue allergique au shopping (un contre-coup de ma guérison d'ex accro aux achat impulsifs), j'ai une plus grande allergie encore : l'achat de dessous et maillots de bain. Je ne trouve jamais ce que je cherche. Je redoute les avis des vendeuses. Je ne comprends jamais pourquoi il faut autant de fanfreluches et détails inutiles sur ces articles dont je rêve avant tout qu'ils soient confortables, pratiques (rien de pire qu'un maillot ou soutien-gorge devant être réajusté toutes les cinq minutes) et épurés. Bien sûr le temps ici à Paris est encore trop glacial pour penser à se laisser aller au bord d'une piscine, mais je pense déjà à la torture que sera de trouver mon prochain maillot de l'été (ou surtout de ne pas le trouver). 

As much as I hate shopping, there are a few categories of items I hate shopping for even more than the rest: underwear and bathing suits. I never find what I'm looking for. I always doubt the advice given by the sales people. I never understand why there has to be so many frills and bells and whistles on those items of clothing that I long above all to be comfortable, practical (what is worse than having to readjust   a malfunctioning bathing suit or bra every five minutes?) and streamlined. Right now the weather is far from summery here in Paris, but I'm already thinking of the near future when I'll have to go looking for a new bathing suit and endure the torture of not finding my Holy Grail. 

J.A.C.